Afin de respecter le principe du blog-thérapie (tout ce que j'aurais dit à mon psy doit être écrit ici), je dois parler de deux bonnes nouvelles, dont l'évocation me permet de garder le sourire (dans une limite toute raisonnable) en attendant l'évènement majeur de l'année, dont je révélerai la nature plus tard.
C'est avec joie que j'ai appris, il y a maintenant 10 jours, le retour officiel de mes seins.
J'ai d'ailleurs annoncé la nouvelle jeudi soir au bistrot et porté un toast à cette occasion.
Ce retour a tout de même généré quelques interrogations, voire quelques inquiétudes.
Mes seins avaient-ils entendu mon appel désespéré, trouvé la bouteille jetée à la mer contenant ma supplication? Lequel des deux avait convaincu l'autre de revenir? Et surtout, étions nous réconciliés pour de bon? Car mes seins sont un peu comme la Mathilde de Brel: leur retour est une fête qui ne dure pas.
Mes questions sur ce come-back salué et applaudi par mon entourage, sont restées sans réponse.
Quoi qu'il en soit, j'essaye de profiter du moment présent en oubliant que l'arrivée des prochaines règles provoquera une chute d'hormones et donc une chute de seins. (J'ai parfois le sentiment que les hormones féminines et l'attraction terrestre se mènent une guerre sans merci: dès que les premières perdent du terrain, la gravité se fait plus sévère).
Laurent est bien sûr la deuxième personne, après moi, à se réjouir de cet évènement qui accompagne l'installation du printemps. Il râle que la cueillette des fruits se fasse attendre mais l'idée que nous ayons économisé 4000 euros le console. Laurent a toujours une raison d'être jovial.
Il se trouve malheureusement que l'expresssion de mon plaisir d'exhibition retrouvé est entravée par l'épuration qu'a subie dernièrement ma garde-robe: exit petits hauts décolletés, disparus les soutien-gorges à corbeilles, out les tissus transparents. Mes placards ne sont pleins que de cols-roulés-cache-misère et de soutifs à maintien intensif.
Si seulement les 4000 euros avaient existé sur mon compte...
La deuxième bonne nouvelle (en tout premier lieu pour elle) est l'acceptation de Lola dans le centre thérapeutique (autrefois le "camp pour gros"). Elle doit y rentrer le mois prochain. Elle n'a pas l'air angoissé. Elle est même plutôt sereine.
Quel chemin parcouru ces derniers mois: entre les claquages de porte accompagnés de hurlements "J'irrrraaaaaiiiiii paaaaassss! Au secours Mamamaman! Jamais! Nooooonnn" et l'organisation concrète de sa nouvelle vie là-bas ("J'aurai combien de sms en plus sur mon forfait?") il y a quand même eu un travail de fait!
Rien n'est jamais gagné mais l'espoir renaît et surtout pour elle, si elle le souhaite, un vrai nouveau départ est possible, pour la première fois.
J'ai réussi à rapporter deux trucs positifs. Après ça on dira que je ne suis pas optimiste?
Mais je dois aller au-delà.
Ces coups de pouce du destin sont un signe. Un appel à la détente. Il va falloir que je sois un peu plus cool, que j'ouvre les vannes (au lieu de les sortir). C'est une manœuvre que je ne maîtrise pas à la perfection. J'excelle d'avantage dans l'expression du défoulement (je suis même assez créative dans ce domaine).
Je ne dois plus être sur le qui-vive et ne pas chercher de nouveau cheval de bataille ("une nouvelle phobie" comme dit Laurent, spécialiste de l'usage inadéquat des expressions). Je sais que l'exercice va me rendre mélancolique. Je n'aime pas trop être dans l'espérance sage et positiviste. J'ai la sensation de ne plus avoir de jus dans le moteur. Je suis comme mon fils, le concept du "Pas ça" m'aide à foncer dans la vie. Devenir cool? On va s'emmerder...
Mais soit.
Je dois essayer de me relâcher, de baisser légèrement la garde pour que les choses se fassent en douceur maintenant qu'elles sont bien engagées.
Si je fais cet effort, je serai récompensée: la cuvée 2008 de l'évènement, sera la meilleure de ces 5 dernières années.
Car approche à grands pas mon festival de Cannes à moi, ma remise de trophée.
La fête des mères, l'anniversaire de Diego, Roland Garros, Pékin 2008 tout ça réunit ne vaut rien à côté de ce rendez-vous majeur qui est ma récompense.
Cette manifestation ne se produit qu'une fois, durant l'été, et me tient en haleine 364 jours par an depuis plus d'une décennie. Les personnes qui ont gâché un millésime ne font plus partie de ma vie aujourd'hui.
S'il avait lieu à date fixe, j'aurais créer un nouveau calendrier et ce grand moment de délectation absolue serait devenu ma St Sylvestre.
Cette année je suis remontée à bloc pour qu'il soit parfait.
De la sélection des participants au choix des saucisses, rien ne sera négligé pour réussir le premier barbecue des vacances à la mer!
C'est avec joie que j'ai appris, il y a maintenant 10 jours, le retour officiel de mes seins.
J'ai d'ailleurs annoncé la nouvelle jeudi soir au bistrot et porté un toast à cette occasion.
Ce retour a tout de même généré quelques interrogations, voire quelques inquiétudes.
Mes seins avaient-ils entendu mon appel désespéré, trouvé la bouteille jetée à la mer contenant ma supplication? Lequel des deux avait convaincu l'autre de revenir? Et surtout, étions nous réconciliés pour de bon? Car mes seins sont un peu comme la Mathilde de Brel: leur retour est une fête qui ne dure pas.
Mes questions sur ce come-back salué et applaudi par mon entourage, sont restées sans réponse.
Quoi qu'il en soit, j'essaye de profiter du moment présent en oubliant que l'arrivée des prochaines règles provoquera une chute d'hormones et donc une chute de seins. (J'ai parfois le sentiment que les hormones féminines et l'attraction terrestre se mènent une guerre sans merci: dès que les premières perdent du terrain, la gravité se fait plus sévère).
Laurent est bien sûr la deuxième personne, après moi, à se réjouir de cet évènement qui accompagne l'installation du printemps. Il râle que la cueillette des fruits se fasse attendre mais l'idée que nous ayons économisé 4000 euros le console. Laurent a toujours une raison d'être jovial.
Il se trouve malheureusement que l'expresssion de mon plaisir d'exhibition retrouvé est entravée par l'épuration qu'a subie dernièrement ma garde-robe: exit petits hauts décolletés, disparus les soutien-gorges à corbeilles, out les tissus transparents. Mes placards ne sont pleins que de cols-roulés-cache-misère et de soutifs à maintien intensif.
Si seulement les 4000 euros avaient existé sur mon compte...
La deuxième bonne nouvelle (en tout premier lieu pour elle) est l'acceptation de Lola dans le centre thérapeutique (autrefois le "camp pour gros"). Elle doit y rentrer le mois prochain. Elle n'a pas l'air angoissé. Elle est même plutôt sereine.
Quel chemin parcouru ces derniers mois: entre les claquages de porte accompagnés de hurlements "J'irrrraaaaaiiiiii paaaaassss! Au secours Mamamaman! Jamais! Nooooonnn" et l'organisation concrète de sa nouvelle vie là-bas ("J'aurai combien de sms en plus sur mon forfait?") il y a quand même eu un travail de fait!
Rien n'est jamais gagné mais l'espoir renaît et surtout pour elle, si elle le souhaite, un vrai nouveau départ est possible, pour la première fois.
J'ai réussi à rapporter deux trucs positifs. Après ça on dira que je ne suis pas optimiste?
Mais je dois aller au-delà.
Ces coups de pouce du destin sont un signe. Un appel à la détente. Il va falloir que je sois un peu plus cool, que j'ouvre les vannes (au lieu de les sortir). C'est une manœuvre que je ne maîtrise pas à la perfection. J'excelle d'avantage dans l'expression du défoulement (je suis même assez créative dans ce domaine).
Je ne dois plus être sur le qui-vive et ne pas chercher de nouveau cheval de bataille ("une nouvelle phobie" comme dit Laurent, spécialiste de l'usage inadéquat des expressions). Je sais que l'exercice va me rendre mélancolique. Je n'aime pas trop être dans l'espérance sage et positiviste. J'ai la sensation de ne plus avoir de jus dans le moteur. Je suis comme mon fils, le concept du "Pas ça" m'aide à foncer dans la vie. Devenir cool? On va s'emmerder...
Mais soit.
Je dois essayer de me relâcher, de baisser légèrement la garde pour que les choses se fassent en douceur maintenant qu'elles sont bien engagées.
Si je fais cet effort, je serai récompensée: la cuvée 2008 de l'évènement, sera la meilleure de ces 5 dernières années.
Car approche à grands pas mon festival de Cannes à moi, ma remise de trophée.
La fête des mères, l'anniversaire de Diego, Roland Garros, Pékin 2008 tout ça réunit ne vaut rien à côté de ce rendez-vous majeur qui est ma récompense.
Cette manifestation ne se produit qu'une fois, durant l'été, et me tient en haleine 364 jours par an depuis plus d'une décennie. Les personnes qui ont gâché un millésime ne font plus partie de ma vie aujourd'hui.
S'il avait lieu à date fixe, j'aurais créer un nouveau calendrier et ce grand moment de délectation absolue serait devenu ma St Sylvestre.
Cette année je suis remontée à bloc pour qu'il soit parfait.
De la sélection des participants au choix des saucisses, rien ne sera négligé pour réussir le premier barbecue des vacances à la mer!
1 commentaires:
Ben voilà!... tout va bien... (enfin!...) Oui, c'est vrai on va s'emmerder... mais bon, d'ici le premier barbecue, tu trouveras bien quelque chose à te mettre sur le bout de la langue pour parler comme quelqu'un...: "sous la dent", c'est plat... une nouvelle phobie ou truc...
Enregistrer un commentaire