jeudi 21 août 2008

Bollywood chewing-gum Acte II scène 1

Avant de raconter mon après-midi au pays merveilleux de la souris américaine, j'aurais pu raconter la suite du fabuleux destin de mon beau-frère, notamment la deuxième phase de son mariage.
Avant cela je suis punie de n'avoir pas tenu à jour le blog et me vois contrainte de remettre dans le contexte cet évènement joyeux qui a vu s'unir deux êtres pour la vie et m'a mise en présence de mes beaux-parents.

On se rappelle que le frère de Laurent, Alexandre, a mis enceinte, après 4 mois de relation, une "femme" de l'âge de mon petit frère (soit 19 printemps). Une première cérémonie religieuse (indienne) avait eu lieu il y a quelques mois dans un entrepôt de banlieue. Et ça c'était bien dans le blog. La phase 2 (mariage civil) était prévue pour le premier week-end d'août.
Pendant notre congé au bord de la mer, Alexandre a installé notre nouvelle cuisine (oui j'ai une nouvelle cuisine et je porte des Ray-Ban!) Il a pris ses quartiers d'été avec sa future épouse, dans notre appartement pour la durée des travaux. Je n'avais pas, à ce moment d'a priori négatif ou positif sur cette jeune femme. A vrai dire tout a été tellement vite que je n'ai pas eu le temps de me faire un avis sur elle que déjà elle était ma belle-soeur. J'avais seulement remarqué qu'elle avait l'arrogance d'une fille de 19 ans. J'ai déjà avoué ici-même quelle pécheresse j'étais à cet âge, vicitime d'un égo boosté par l'adolescence, persuadée d'être visionnaire dans ma façon de comprendre les évènements. Je me croyais aware comme un Jean-Claude Van Damme, omnisciente comme Dieu, ultrapotente comme un Sarko, jurant à tout-va que je ne reproduirai pas les erreurs de mes ainés.
Je m'étais donc aperçu de ce petit travers qu'elle avait, mais l'avais mis sur le compte de l'âge. Tout comme j'avais mis le fait qu'elle n'ait pas connu Téléchat, mon émission culte. Lorsque je ne sais pas trop quoi dire ou pour engager une conversation je dis parfois: "Tu te rappelles de Téléchat?" Sur un ton moqueur, ma belle-soeur m'avait rappelé un soir que nous avions 10 ans d'écart et que par conséquent elle ne savait pas de quoi je parlais. Comme j'avais fait un flop, Alexandre a commenté que cette émission géniale avait été créée par une grande figure du surréalisme belge. Et je me suis rappelé, qu'ayant le même âge que mon frère, elle avait plutôt grandi avec les Pokemons.
Lors de nos 3 ou 4 rencontres, malgré nos quelques points communs (elle suivait un cursus d'histoire, elle avait choisi un des frères Lumière pour la vie) je ne trouvais donc à lui dire que des banalités. Elle parlait finalement assez peu mais uniquement d'elle.
Venons-en au fait. Ils sont donc venus s'installer à la maison et Laurent a voulu leur montrer les appareils ménagers. Ça peut servir un lave-linge, un lave-vaisselle. Mais pas à ma belle-sœur. Elle est revenue dans le salon en riant et sur le ton de la confidence m'a dit "Ah ah, il veut me montrer comment faire une lessive, ça me sert à rien j'en ai jamais fait de ma vie!"
Voilà le deuxième trait de caractère de ma belle-soeur: elle est fainéante. Mais ça va plus loin. Elle fait l'éloge de la paresse. Elle se vante très régulièrement de ne rien faire. Elle ne cuisine pas (mais mange comme une vache), ne fait pas le ménage (mais veut que tout soit propre) et apparement ne lave même pas son linge (mais elle est plutôt coquette). Je connais très peu de gens qui ne lavent pas leur linge eux-mêmes et comme moi-même je fais plusieurs lessives par jour dont 50% sont liées à des accidents de caca, de pipi, de sang, voire de vomi je n'apprécie pas, mais alors pas du tout qu'on se vente sous ma barbe de ne jamais avoir fait une lessive en 20 ans. J'ai bien eu envie de lui péter une ou deux dents (elle en a tellement que ca ne se serait même pas vu) car son sourire était plein de mépris. C'était d'un snobisme effrayant, presque une humiliation. Passons. Après tout c'était surtout le problème d'Alexandre qui acceptait d'être l'esclave d'une gamine ayant pour seule qualité d'avoir été fertile au moment où l'horloge biologique de monsieur s'était mise à retentir.

Voilà avec quelle idée je suis partie en vacances.

Je raconterai la semaine prochaine comment j'en suis venue à penser que ma belle-soeur (et non pas ma belle soeur) serait beaucoup plus à l'aise que moi avec les sournoiseries familiales et qu'elle n'aurait pas beaucoup de leçons à recevoir de mes beaux-parents sur ce point. D'ailleurs ils sont à sa botte. Ma belle-mère fait déjà sa vaisselle.

Pour quelqu'un qui se disait vieux jeu lors de son mariage religieux, je la trouve résolument moderne. Faut que je pense à me rebeller: j'en fais vraiment trop à la maison!

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