Est-ce que le fœtus a pris l'ascendant sur moi? Lui qui n'est ni méchant ni gentil. Lui qui n'a même pas conscience de mon existence? Lui qui m'occupe. J'ai l'impression d'être un œuf Kinder: la surprise est plus importante que l'enveloppe en chocolat.
Je n'ai plus de guerre en cours. Plus d'animosité. Plus rien à dire?
Il est vrai que le climat est propice à la mise en quarantaine de mon éternelle colère: Lola est au centre depuis 1 mois et demi s'y développe positivement, les beaux-parents sont maintenus à distance réglementaire et pour la première fois depuis sa naissance, Diego a profité de vacances avec son père et sa mère juste pour lui, sans interférences. Oui, ces vacances ont été "profitables" pour tout le monde. Ce moment tant attendu durant lequel on devait se (re)trouver: entre amoureux, entre mère et fils et entre père et fils. Ce moment que Diego a choisi pour en finir avec les couches et devenir un petit garçon. Il est arrivé et nous l'avons saisi sans crainte, avec bonne conscience et envie, à la fois légers et attentifs les uns avec les autres.
Je sais que cela ne durera pas mais j'essaye de profiter au maximum de la parenthèse enchantée. C'est ma trève olympique à moi: plus de guerre, plus d'insultes, plus de mensonges. Juste une saine fatigue. No more drama jusqu'à la recomposition de la monstrueuse fratrie car le retour de Lola coïncidera peut être, à quelques semaine près, avec la naissance du petit crabe. De 1 (à m'occuper quotidiennement) je vais passer à 3. Je crois que je vais subir une épisiotomie mentale, psychique et affective. Le grand-écart redoutable. Mais s'ils sont tous en forme, le reste m'importe peu. Sans eux je me ferais certainement chier car Laurent et moi, finalement, nous n'avons pas tellement d'imagination et notre couple fonctionne bien sur le mode des "moments volés" (aux gosses). Et contrairement à ce que certaines personnes peuvent penser, je suis assez souple pour ce genre d'exercice.
Pendant que je savourais ma trève, cet été, beaucoup d'enfants sont morts d'accident... En faisant du vélo, en dormant dans leur lit, assis dans leur siège-auto, ou même contre leur mère dans le porte-bébé. Par le soleil, par une lame, par une carabine, par une pierre, par le feu, par la foudre. Mais souvent à cause des plus grands. A cause de la bêtise, de la haine, de la négligence. Et il y a eu aussi un adulte. Ce prof qui s'est suicidé parce qu'il y a quelques mois, 7 de ses élèves sont morts dans l'accident du passage à niveau. Il n'y était pour rien. Mais les enfants, même ceux des autres, sont notre trésor. Quand ils sont présents c'est du travail, mais quand ils ne sont plus là c'est insupportable.
Cet été j'ai donc eu droit à quelques "laisse donc ton fils un peu tranquille", "ne sois pas toujours à le surveiller", "ici il n'y a aucun danger", "attends on va l'occuper avec ça" sur lesquels je me suis assise avec mon gros cul en pensant "cause toujours, mon fils n'est pas un animal de compagnie, y'en a pas d'autre en magasin, le jour ou je l'ai conçu j'ai accepté de ne plus manger tranquille, de ne plus dormir tranquille, j'ai renoncé à tout le reste".
NB: Ne pas tomber dans le sentimentalisme - Ne pas devenir Christine Boutin - Rester un peu méchante - Ne pas manger trop de Caprice des Dieux
Je n'ai plus de guerre en cours. Plus d'animosité. Plus rien à dire?
Il est vrai que le climat est propice à la mise en quarantaine de mon éternelle colère: Lola est au centre depuis 1 mois et demi s'y développe positivement, les beaux-parents sont maintenus à distance réglementaire et pour la première fois depuis sa naissance, Diego a profité de vacances avec son père et sa mère juste pour lui, sans interférences. Oui, ces vacances ont été "profitables" pour tout le monde. Ce moment tant attendu durant lequel on devait se (re)trouver: entre amoureux, entre mère et fils et entre père et fils. Ce moment que Diego a choisi pour en finir avec les couches et devenir un petit garçon. Il est arrivé et nous l'avons saisi sans crainte, avec bonne conscience et envie, à la fois légers et attentifs les uns avec les autres.
Je sais que cela ne durera pas mais j'essaye de profiter au maximum de la parenthèse enchantée. C'est ma trève olympique à moi: plus de guerre, plus d'insultes, plus de mensonges. Juste une saine fatigue. No more drama jusqu'à la recomposition de la monstrueuse fratrie car le retour de Lola coïncidera peut être, à quelques semaine près, avec la naissance du petit crabe. De 1 (à m'occuper quotidiennement) je vais passer à 3. Je crois que je vais subir une épisiotomie mentale, psychique et affective. Le grand-écart redoutable. Mais s'ils sont tous en forme, le reste m'importe peu. Sans eux je me ferais certainement chier car Laurent et moi, finalement, nous n'avons pas tellement d'imagination et notre couple fonctionne bien sur le mode des "moments volés" (aux gosses). Et contrairement à ce que certaines personnes peuvent penser, je suis assez souple pour ce genre d'exercice.
Pendant que je savourais ma trève, cet été, beaucoup d'enfants sont morts d'accident... En faisant du vélo, en dormant dans leur lit, assis dans leur siège-auto, ou même contre leur mère dans le porte-bébé. Par le soleil, par une lame, par une carabine, par une pierre, par le feu, par la foudre. Mais souvent à cause des plus grands. A cause de la bêtise, de la haine, de la négligence. Et il y a eu aussi un adulte. Ce prof qui s'est suicidé parce qu'il y a quelques mois, 7 de ses élèves sont morts dans l'accident du passage à niveau. Il n'y était pour rien. Mais les enfants, même ceux des autres, sont notre trésor. Quand ils sont présents c'est du travail, mais quand ils ne sont plus là c'est insupportable.
Cet été j'ai donc eu droit à quelques "laisse donc ton fils un peu tranquille", "ne sois pas toujours à le surveiller", "ici il n'y a aucun danger", "attends on va l'occuper avec ça" sur lesquels je me suis assise avec mon gros cul en pensant "cause toujours, mon fils n'est pas un animal de compagnie, y'en a pas d'autre en magasin, le jour ou je l'ai conçu j'ai accepté de ne plus manger tranquille, de ne plus dormir tranquille, j'ai renoncé à tout le reste".
NB: Ne pas tomber dans le sentimentalisme - Ne pas devenir Christine Boutin - Rester un peu méchante - Ne pas manger trop de Caprice des Dieux

2 commentaires:
Contente de te retrouver !
Et tellement d'accord avec toi...
Ravie de te lire à nouveau.
Ton billet m'a tiré une émotion. Tu as tellement raison. Et j'ai une pensée pour tout les parents et leurs enfants.
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