lundi 8 septembre 2008

Le plus beau métier du monde

Je voulais juste dire que les maîtresses sont des êtres abjectes et dénués d'imagination, les sentinelles écervelées de l'école de la République pour qui intelligence et obéissance ne font qu'un.
Vendredi dernier (la rentrée J+3), Diego ne veut pas nous suivre son père et moi, il veut rester à l'école. Commentaire de la directrice qui est aussi la maîtresse du jeudi et du vendredi: "C'est normal, il fait tout à l'envers, il n'a pas compris les codes de l'école: il court quand on lui dit de venir, s'assoie quand il faut se lever, la semaine prochaine on va redresser tout ça!"
Je décide de ne plus m'adresser au corps enseignant et d'attendre seulement qu'il m'agresse.
Lundi matin, Diego est pressé d'aller à l'école mais dit qu'il préfèrerait aller au manège de Carrefour. Arrivé devant la classe il est content, malgré son rhume. Il ne comprend toujours pas les enfants qui pleurent. Moi ça commence à me taper sur les nerfs d'entendre les hurlements tous les matins. Des parents fayots (souvent les parents des gueulards) bloquent l'entrée de la classe car ils veulent parler du cas de leur enfant à la maîtresse qui essaye chaque semaine de se convaincre que son énorme cul tient dans une minuscule chaise pour enfant. Diego est obligé de pousser un papa à binocles pour se frayer un chemin. Je coche les cases "cantine" et "sortie à 13h20". Diego sourit d'être dans la classe.
Rapport de ma mère à 14h qui ne veut pas trop s'étendre sur les remarques de la maîtresse. J'insiste. "L'instit" a donc dit "Ca ne va pas du tout avec Diego! Il n'écoute rien, part en courant dans tous les sens, n'obéit pas du tout. Il va falloir que je me fâche. On voit par contre qu'il est content d'être avec nous et qu'il ne souffre pas d'être à l'école".
Voilà, on est coupable de pas lui avoir livré clés en mains un gamin prêt-à-modeler. On est des salauds, des égoïstes qui ne pensent qu'à leur gueule.
Après toutes ces semaines de préparation et malgré les sourires matinaux du petit, le couperet tombe au bout de 2 matinées d'observation par maîtresse. C'est vrai que c'est suffisant pour se faire une raison. Elles sont certaines de leur jugement et surtout, comme l'enfant est un imbécile heureux on peut parler de lui sans prendre de pincettes ou jouer de nuances. Il doit être dans la catégorie débile léger socialement inapte à redresser avant marginalisation définitve. En tout cas dans les pas-sages (les sages sont super). Je ne m'attendais pas à ce qu'il se retrouve dans la catégorie des attentifs-à-doudou (que moi j'appellerais les têtes-à-claques) mais il aurait pu jouir du bénéfice du doute quelques jours de plus.

Qu'elle se fâche la maîtresse, ça changera rien. Elle pourrait même le taper, il s'en fiche, j'ai déjà essayé. Elle devrait plutôt s'estimer heureuse qu'il ne dessine plus sur les murs avec ses excréments.

Voilà je les déteste, les maîtresses, les profs. Tout comme je les ai détestés pendant 18 ans. Mais j'avais oublié à quel point je les détestais. Petite, j'étais à la fois hyper obéissante et pleine de haine, comme les psychopathes. Diego c'est tout le contraire: il aime tout le monde mais se fiche complètement de "bien faire".

M'en fous je me vengerai en faisant plein de gosses débiles et en les inscrivant TOUS dans cette école.

1 commentaires:

Doris a dit…

Oui...
Un seul objectif : ne pas gâcher la belle humeur de Diego!...
Le reste n'est que foutaises
habituelles dans notre monde...