<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452</id><updated>2011-07-08T12:23:06.353+02:00</updated><category term='diable'/><category term='ovule'/><category term='Candeloro'/><category term='PQ'/><category term='Sarkozy'/><category term='poisson'/><category term='épilation'/><category term='moche'/><category term='lait de soja'/><category term='flocon'/><category term='sondage'/><category term='bande de gaze'/><category term='coeur'/><category term='Sissi'/><category term='psy'/><category term='haricots'/><category term='communisme'/><category term='bureau'/><category term='vampire'/><category term='pustule'/><category term='ring'/><category term='Trésor Public'/><category term='belle-mère'/><category term='Martini'/><title type='text'>Dolor de cabeza</title><subtitle type='html'>Blog-thérapie de tradition depuis 2008</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>74</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-7024831018861105916</id><published>2010-10-05T16:36:00.001+02:00</published><updated>2010-10-05T16:36:54.709+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/__Nnchi40mCY/TKs4A4bfnZI/AAAAAAAAAKk/1DF_qL0YceI/s1600/513422_foto2.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 150px; height: 150px;" src="http://4.bp.blogspot.com/__Nnchi40mCY/TKs4A4bfnZI/AAAAAAAAAKk/1DF_qL0YceI/s200/513422_foto2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5524570955698904466" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-7024831018861105916?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/7024831018861105916/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=7024831018861105916' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/7024831018861105916'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/7024831018861105916'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2010/10/blog-post.html' title=''/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/__Nnchi40mCY/TKs4A4bfnZI/AAAAAAAAAKk/1DF_qL0YceI/s72-c/513422_foto2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-4556694197371253843</id><published>2009-02-17T10:04:00.017+01:00</published><updated>2009-02-17T21:12:16.156+01:00</updated><title type='text'>La guerre à l'envers</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/__Nnchi40mCY/SZrLrbbJ25I/AAAAAAAAAKE/ljn_ST8kE4g/s1600-h/200298989-001.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 132px; height: 170px;" src="http://3.bp.blogspot.com/__Nnchi40mCY/SZrLrbbJ25I/AAAAAAAAAKE/ljn_ST8kE4g/s200/200298989-001.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5303775458138643346" /&gt;&lt;/a&gt;J'aurais du venir ici bien plus tôt. Ou prendre des notes ce soir-là. Avoir un dictaphone comme les grands reporters pour garder l'émotion intacte. J'ai tout de même eu le réflexe de prendre quelques photos mais ça n'est pas Paris Match. Ce n'est plus un scoop, ce n'est pas de l'info à chaud. Je ferais une très mauvaise journaliste, mais pour mettre bas je suis assez douée.&lt;/div&gt;&lt;p align="justify"&gt;Laurent était sceptique lorsque nous sommes partis pour la maternité: "Tu es sûre de ton coup?" Diego lui, avait flairé que cette fois c'était du sérieux et s'est jeté dans les bras de sa tante en lui demandant "une surprise". Parce qu'une surprise de Tata c'est comme un shoot, ca fait tout oublier. Il était minuit et demi. Je lui en réservais une bonne de surprise. C'était même une surprise pour moi, comme un cadeau que je me serais fait à l'aveugle. Ce soir-là c'était comme si j'avais acheté un truc 2 millions d'euros sur Internet, sans savoir ce que c'était et que je réceptionnais le colis. &lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Et ce soir là justement, chaque minute avait la saveur des grands soirs. L'odeur du parking, la lumière des lampadaires, ces rues arpentées des centaines de miliers de fois à 6 ans, à 15 ans, à 20 ans, à pieds, en voiture et même avec la poussette de mon ainé, passer devant mon collège, mon lycée, la salle de boxe... On dit parfois qu'avant de mourir on revoit sa vie en accéléré, avant de donner la vie aussi. Pour une nuit seulement tout était neuf, tout était beau, surtout mon mari.&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Au seuil de la maternité il y avait les pompiers. Ils amenaient une femme enceinte relativement jeune et bien grosse dans un fauteuil roulant. J'étais fière de marcher alors que moi aussi j'allais accoucher. La présence des pompiers rendait l'instant un peu plus solennel, un peu plus grave et un peu plus excitant à la fois. Nous sommes entrés en même temps: les pompiers, la grosse, Laurent et moi. Les sages-femmes savent bien faire retomber la magie. Elles ont dit sur un ton de maîtresse d'école: "une femme enceinte doit marcher, surtout si elle est sur le point d'accoucher". J'avais marqué des points (il faut fayoter avec les sages-femmes). La pauvre fille attendait des jumeaux. Même quand deux personnes s'appretent à sortir par ton petit trou il faut marcher. Les fauteuils c'est pour les infirmes et ca fait 9 mois qu'on nous rappelle que malgré tout ce qu'on supporte "La grossesse n'est pas une maladie". Les sage-femmes de garde nous ont ensuite choisies. "Tu t'occupes de qui?" a demandé Christine à Babette. Sous-entendu "Tu prends la chochotte à deux foetus ou la blondasse en jellaba et son chauve de mari?" (oui, je portais une jellaba sous un sweat adidas) Babette nous a évalués d'un coup d'oeil et nous a désignés. Pourtant nous n'avions pas des têtes de vainqueurs, mais Babette aime les outsiders.&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Francine est une copine de la boxe, aide-soignante à la maternité. Elle était de garde cette nuit et allait s'occuper de nous si...  Car nous attendions le verdict, LA phrase que doit prononcer la sage-femme, le sésame pour mettre bas, les 3 mots magiques. Babette a dit "on vous garde". L'aventure commencait. C'était comme tourner un western spaguetti sans avoir lu le scénar. La seule chose qu'on savait c'était qu'il y aurait de la sueur, du sang et des larmes. Je pouvais compter sur mon team: Babette, Francine et Lolo (des outsiders, des vrais!).&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;J'avais donc mon "permis d'accoucher". Des jours et des nuits à attendre cette autorisation (malgré les 15 jours d'avance). J'avais prévenu "j'accoucherai jeudi". On était vendredi. Non, en fait on était samedi. En fait on était tous les jours de notre vie. Les heures n'avaient plus d'importance. C'était à la fois l'aube et le crépuscule, la vie et la mort, le début et la fin, le vide et le plein. J'avais mon maudit permis, j'ai foncé sur l'autoroute de ce qu'on appelle le "travail". Je suis devenu un forçat des contractions. Pompeusement on peut appeler ça une "gestion active de la douleur". En vrai tu en chies grave mais tu laisses rien paraitre par orgueil. L'orgueil c'est bien, ça te fait tenir avant d'avoir la péridurale. En plus Dieu nous a promi qu'on enfanterait dans la douleur, faut en avoir pour son argent. &lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Laurent avait aussi ses problèmes. La grippe familiaile que "nous lui avions transmise" l'avait épuisé. Et puis son nez coulait et à 2 heures du matin il est fatigué, même s'il s'était reposé une demi douzaine d'heures dans la journée. Mais je n'avais pas vraiment besoin de lui à ce moment-là, surtout que nous étions dans le même état: moi à gérer les contractions, lui à chercher un mouchoir. &lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Babette est une jeune femme blonde et plutôt jolie qui, comme moi a un prénom d'ancienne. Elle était étrange. A la fois dynamique et coincée, difficile à dérider et qui m'appelait par mon nom d'épouse. D'entrée de jeu je l'ai prévenue que si elle continuait à m'appeler comme ma belle-mère, je ne pourrais pas pousser. Je lui ai donc proposé d'utiliser au choix mon nom de jeune fille ou mon prénom. Parce que nous avons le même âge et malgré qu'elle n'ait pas l'habitude, elle a opté joyeusement pour mon prénom, le même que sa soeur avec qui elle ne s'entend pas a t-elle précisé (ça promettait).  A propos de prénom, elle nous a demandé celui du bébé pour sa fiche et nous avons dit que, pour le moment il n'en avait pas. Il avait déjà quelquepart des chaussettes, des moufles, un manteau pour les promenades, une coque pour la voiture, un coussin chauffant en cas de colliques, une peau d'agneau pour éliminer les toxines en dormant, 3 totottes si besoin, des biberons sans bisphénol A pour son sevrage prévu dans 5 mois, mais de prénom pas encore. Nous n'avions pas fini de le tricotter.&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Babette a pris note que Bébé X serait allaité. Puis, comme elle est sûrement un peu vicieuse elle m'a lancé mine de rien un défi.&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;- Tel que c'est parti et vu comme vous gérez bien les contractions, si vous le souhaitez on évite la péridurale, je perce la poche des eaux et en moins d'une heure vous avez accouché.&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Je me suis rappelé que pour Diego j'avais perdu les eaux au réveil et que les contractions étaient monstrueuses. On dit qu'on gère et puis au bout de deux heures d'attroce souffrance il faut atteindre le nirvana de la douleur avec l'effort de l'expulsion et on est sans force, on veut mourir. J'ai hésité (à cause de l'orgueil) mais j'ai décliné l'offre déraisonnable. &lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Décision fut donc prise de profiter du passage de l'anesthésiste pour la péridurale. J'ai préféré envoyer Laurent se reposer et qu'on viendrait le chercher pour l'assaut final, le débarquement, le D Day (oui, Laurent est un homme d'action qui n'est pas fait pour les préparatifs, une sorte de Rambo qui aurait besoin de beaucoup de sommeil).&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;S'en s'ont suivi 2 heures de &lt;em&gt;gestion active de la douleur &lt;/em&gt;(cf traduction plus haut).&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Dans la salle à coté de la mienne une femme gémissait depuis plusieurs heures. Babette a précisé "depuis 21 heures c'est comme ça, elle est accompagnée de sa mère qui veut tout arbitrer, quand elle aura sa péridurale on sera plus tranquilles". Sympa Babette. Un homme habillé de vert, très laid avec une attitude d'attardé mental est entré en marmonant. Je ne voulais pas croire ce qu'il venait de dire: "Je suis le médecin anesthésiste". Ca devait être un joke. Ca n'était pas possible. Même s'il avait dit "Est-ce que vous avez uriné? Je viens juste pour vider les haricots?" je ne l'aurais pas cru. Le seul truc que je trouvais plausible soit qu'il ait dit: "Je suis un malade mental, un psychopathe qui se fait passer pour un anesthésiste mais qui tue les femmes qui sont en salle de travail sans leur mari". Malheureusement, c'était bien l'anesthésiste, le type censé atténuer ma douleur, mon recours, celui que j'avais réclamé. Il m'a dit "je m'occupe de la dame d'à côté et ensuite ce sera votre tour". La pause de la péridurale de ma voisine gémissante a été cauchemardesque. Elle pleurait. La sage-femme et Dr Gogol la réprimandaient avec un ton menacant. Ils m'ont rejoint au bout de 30 minutes. la voisine gémissait encore plus. Moi j'étais la courageuse. C'était comme ça, y'avait forcément des dégats collatéraux. On pouvait pas toutes s'en sortir. Fallait que je continue et que j'aille de l'avant malgré la chute de mes camarades. Babette a dit à Dr Gogol: "Avec elle ça ne sera pas pareil: elle est très courageuse, me sourit entre deux contractions, elle fait du super travail". Dr Gogol a dit "j'espère parce qu'à côté ça relève de la psychiatrie". Cet homme allait me perforer avec une aiguille de 25 cm. Je me suis souvenue que j'avais signé un document sans le lire. Le titre c'était "Les dangers de l'anesthésie péridurale". C'était foutu. En plus on avait dit que j'étais courageuse. Babette était dans mon team entre nous c'était à la vie à la mort. Je pouvais pas la décevoir. C'était le D-Day. Pour Diego, l'anesthésiste m'avait piquée adroitement lors d'un pic de contraction. Je n'avais rien senti tellement la douleur était forte. Mais là mes sens étaient en éveil. C'est pas bon d'être en éveil lorsque Dr Gogol est dans la salle et a fortiori lorsqu'il va vous piquer. J'avais l'impression d'être un mille-feuilles. L'aiguille avancait dans des couches diverses de mon corps en faisant un bruit terrifiant "scroutch, scroutch". J'avais mal. J'avais mal parce que j'avais peur. Dr Gogol a retiré son dard. &lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;- Oh zut il y a du sang...&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;- Comment ça?&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;- Bah ca saigne un peu quoi. Si ça saigne en continue faudra que je repique.&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;- Non, c'est pas possible?!&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;- Attendez...&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;- Quoi?&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;- Bah non c'est bon je crois.&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;- Vous croyez ou vous êtes sûr?&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;- Je crois.&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;- Mais là vous avez piqué au bon endroit?&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;- Oh vous savez on pique mais on sait pas vraiment ce qu'on traverse.&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;J'ai voulu que cet homme disparaisse de ma vie. S'il était mort foudroyé sur le coup ça ne m'aurait fait aucune peine. Je lui ai demandé que la dose soit la plus faible possible. Après m'avoir envoyé le liquide pleine tronche il a enfin réussi sa péridurale et est reparti tout fier.&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Je suis restée seule. Chaque fois que je regardais l'horloge, une demi-heure était passée.&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Le Dr Folamour m'est apparu vers 6h30: on avait habillé Laurent d'une blouse bleue. Sans l'intervention de Francine, il mettait sur son crane chauve la protection pour les chaussures. Il avait croisé Dr Gogol et avait remarqué  que sur la photo de son badge l'anesthésiste avait une cigarette à la bouche.&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;C'était peut être les effets de la péridurale ou ceux de l'hormone des contractions mais j'étais vraiment très amoureuse. J'avais envie de parler mais après 10 minutes de bavardages, Laurent a eu un coup de barre. C'était normal car c'est un homme d'action. Lorsque Babette a percé la poche des eaux il y en a vite eu. Plus la péridurale d'estompait, plus les contractions étaient fortes. Et puis Babette est revenue avec une sonde urinaire. Je ne sais pas pour quelle raison j'ai en horreur les sondes urinaires, on ne m'en avait jamais posé jusqu'alors mais c'était comme une mini phobie. Mon cerveau refusait mais ma vessie disait "oui oui!". Alors j'ai écouté ma vessie. Quelle agréable sensation! Des mois à aller aux toilettes toutes les 15 puis 10 puis 5 puis 2 minutes et là on me vidait d'un seul coup d'un seul 9 mois de pipi! Depuis j'adore les sondes urinaires. Pendant que je pensais à ma vessie tout le monde s'activait autour de moi et je n'avais rien remarqué. Francine était là avec une blouse et avait préparé plein de draps en papier sous mes fesses. Babette était super équipée, elle avait même des lunettes comme celles qu'on met quand on va forcer le coffre d'une banque. Elle se préparait à quelque chose d'explosif. Il allait y avoir du grabuge. On y était. J'avais rien vu venir mais je sentais à nouveau. J'étais interrogative. Babette m'a comprise sans que je dise un mot, juste à mon regard. La péridurale ne faisait plus effet. Elle m'a dit sans méchanceté: "Vous vouliez des sensations, vous n'allez pas être déçue!"&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Je cherchais à m'accrocher à quelque chose, je cherchais mon amour. Il était à mes côtés mais je ne savais même plus où. Lui il était doux, il chasserait ma douleur. Je l'entendais mais je ne le comprenais plus, je savais sa présence mais je ne le voyais plus. J'étais en dehors de moi, en dehors de la pièce. Est-ce qu'il me parlait? Est-ce qu'il me tenait la main? Celui que je moque tous les jours, le chauve qui met une charlotte. Celui sans qui je dis pouvoir tout faire mais sans qui je ne suis rien. J'étais Jeanne d'Arc et il était ma foi. Il fallait que j'y aille pour lui, inévitablement. Pour qu'il soit heureux, pour qu'il soit fier, pour que son fils soit beau. D'ailleurs nous avions voulu ça. Nous étions venus jusque là pour ça. &lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Il fallait donc pousser. J'avais tout oublié des cours de préparation (deux jours avant). De toute façon j'avais tout oublié sur tout, la langue que je parlais, ma date de naissance, s'il faisait froid ou chaud en hiver... "On y va, poussez!" Ah ça c'était Babette avec ses lunettes. J'ai commencé à pousser timidement, parce que j'avais la trouille. "AAhhhh non là ca ne va pas". J'étais grillée. Je me suis rappelé d'un truc. Bloquer la respiration et pousser un max. Babette était contente. Je n'avais plus d'air. Mais quelque chose avait avancé dans mes entrailles. "Faites une pause si vous n'avez plus d'air et on repart". Oui! Une "pause" ca sonnait bien. Une pause comme une pause café? Une pause comme la touche || du magnéto, pour reprendre mes esprits. La pause Kit-Kat. "Oui la pause!" Cette Babette est le diable en personne! Elle ne sait faire que des propositions malhonnêtes, mon corps entier s'est refermé sur une boule de poils dure comme un boulet de canon. Je visualisais mentalement le spectacle qui s'offrait à mon équipe. Ma douleur prenait forme, elle était ronde et immense, vive, atrocement surprenante, incroyable, impossible. C'était une douleur blanche. On avait balancé du gros sel sur mes viscères et on avait mis mon ventre dans un étau. On ne m'avait rien dit. Il aurait fallu me prévenir. C'était pas comme ça avant. Pas comme ça la première fois. Pourquoi j'étais là, pourquoi je faisais ça. J'ai hurlé "Putain, c'est horrible?" Personne n'a répondu à ma question. Impossible que Babette ait déjà accouché elle-même. Elle ne m'aurait jamais proposé d'arreter de pousser. La douleur la plus forte que Laurent pouvait imaginer c'était une collique et Francine n'a pas d'enfant. J'ai ressenti le vent de la solitude souffler. J'ai décidé brusquement que j'allais pouser et ne jamais m'arreter. J'allais faire la distance Terre-Lune en poussant, même sans air. Alors je l'ai fait. Je n'ai pas eu besoin d'aller si loin que la Lune, j'ai même pas atteint Chateauroux parce qu'un soulagement immense est venu de la douleur. Comme un organe tout chaud qui était sorti, avec mes tripes. Mais ce devait être un joli organe parce que Laurent avait l'air content. C'était aussi un assez gros organe, composé de plusieurs organes en fait. Babette me prévenait qu'elle en sortait des morceaux mais j'étais déjà contente et je souffrais sans souffrir car la tête du petit animal était sortie. Tout le reste n'était plus rien. Seuls comptaient la petite boule de poil et le grand Schtroumpf bleu.&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Lorsque Babette a mis l'animal sur moi j'ai demandé à ce qu'il reste sur mon ventre, pas sur ma poitrine parce que je voulais qu'il retrouve la texture et les bruits, même si je ne le voyais pas bien. Laurent me le décrivait. Il était sur moi mais c'était comme si lui me prennait dans ses bras, comme s'il m'enveloppait et me réchauffait. Il était immense, il rayonnait comme un soleil.&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Après un long moment tous les trois comme nous le souhaitions, dans le calme et l'obscurité, Laurent a accompagné bébé pour la pesée. Je suis restée seule.&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Si je devais ne retenir qu'une image pour l'éternité, si mon cerveau devait avoir un fond d'écran pour toujours ce serait cet instantané du père de mes deux fils revenant avec notre bébé dans un lange blanc et le plus beau sourire qu'il ait jamais eu. Ils étaient la pureté, ils étaient le résumé de tout. Cette vision aurait suffit à justifier mon existence. Une seconde, un bref instant, un flash. &lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Nous avons quitté la salle de travail. Laurent poussait le petit berceau et la sage-femme de garde me poussait... dans un fauteuil roulant! Ca se mérite un tour en poussette. Tout était enchantement. "Tiens il fait jour!" Comment le monde pouvait-il encore tourner?&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;J'ai mangé sans conteste le meilleur petit déjeuner de ma vie. Un festin de seigneurs. &lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Nous avions emporté toutes les batailles et gagné la guerre. Nous avions arraché le totem des mains de nos ennemis, bâti le plus vaste des palais, planté notre étandard en terre vierge, conquis tous les pays. Rien ne pouvait plus nous atteindre. Nous étions trois chevaliers. L'un de nous ne faisait que 48 cm.&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Je n'ai pas raconté tout cela au bébé sans prénom. Mais par mes caresses, mon souffle sur son front, par mon lait dans sa bouche, par ma sueur sur sa joue je lui ai dit:&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;"Nous voulions que tu naisses dans la pénombre et tu nous as ébloui. J'étais entravée, j'étais captive de mes mauvais souvenirs, de mes doûtes, de mes craintes. Tu m'as rendue plus libre. Tu as chassé mes fantomes. Je me croyais dure et forte, tu m'as rendue doucement invincible. On a fait la guerre, l'amour et la guerre. La guerre à l'envers, celle qui amène la tendresse et la paix pour toujours."&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Le bébé a aujourd'hui un prénom et il est enrhumé. Mon mari fait chambre à part pour dormir et mon ainé adore dire "caca boudin" mais j'y vois clair et mes trois hommes sont mon butin, mon trésor de guerre.&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-4556694197371253843?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/4556694197371253843/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=4556694197371253843' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/4556694197371253843'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/4556694197371253843'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2009/02/la-guerre-lenvers.html' title='La guerre à l&apos;envers'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/__Nnchi40mCY/SZrLrbbJ25I/AAAAAAAAAKE/ljn_ST8kE4g/s72-c/200298989-001.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-8061278063081679591</id><published>2009-01-07T11:24:00.013+01:00</published><updated>2009-01-07T14:51:44.022+01:00</updated><title type='text'>Attendre quoi?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/__Nnchi40mCY/SWSVMBlfcBI/AAAAAAAAAJg/pyLj6ph2Hao/s1600-h/73071797.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 170px; height: 114px;" src="http://2.bp.blogspot.com/__Nnchi40mCY/SWSVMBlfcBI/AAAAAAAAAJg/pyLj6ph2Hao/s200/73071797.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5288515896256458770" /&gt;&lt;/a&gt;D'après les calculs de mon gynécologue, je suis à 1 mois très précisément du terme de ma seconde grossesse. D'après la sage-femme, j'accoucherai certainement 15 jours en avance comme pour mon premier fils. D'après le patron de mon mari ça tombe vraiment mal cet enfant qui ne prévient pas du tout quand il va arriver parce que Laurent n'ira pas au salon des métiers de bouche à Lyon pour ouvrir les huîtres. Pour Lola non plus ce n'est pas très pratique parce qu'elle va devoir attendre la naissance pour que son père lui envoie un billet de train et qu'elle remonte du "camp" voir son troisième demi-frère. Les beaux-parents sont sceptiques concernant mon état ("ah bon elle sort se promener? On croyait qu'elle devait rester couchée?") et envoient des messages subliminaux à mes parents "On ne se voit plus, quel dommage. Peut-être que nous ferons une fête pour la naissance du bébé?" Une fête? Oui tiens, peut-être que je prêterai le bébé aux grands-parents, un aprem, pour qu'ils fassent comme tout le monde.&lt;/div&gt;&lt;p align="justify"&gt;Et si je faisais déclencher l'accouchement? On pourrait envoyer les faire-part à l'avance, ça faciliterait bien la vie des gens et on s'interrogerait moins sur mon utérus (à col mou, fermé, roulé?).&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Heureusement que chaque être humain a droit à ce secret: la date de sa naissance et celle de sa mort. Je ne pense pas que le foetus "choisisse" de sortir. Ca doit tout de même être un phénomène biologique avant tout, chimique ou je sais pas trop quoi. Tout ce que je sais c'est que moi j'aime bien le numéro 11 parce que je suis née un 11 novembre et que personne ne l'a décidé à ma place.&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Si le petit crabe savait à quel point sa venue va créer l'évènement peut-être qu'il ne sortirait même pas. Si j'étais lui je m'abstiendrais même. Mais comme il est pas trop au courant et qu'il a pas vu l'état de sa "famille", il va être piégé.&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Les vacances des gosses, c'est vraiment l'enfer, surtout lorsqu'il fait -6C° dehors. Y'a que les premières minutes de chaque matin qui sont agréables, quand on se réveille un peu plus tard et que Diego vient me caliner en me disant qu'il m'aime très fort. Mais ca ne dure pas longtemps. Il faut ensuite se lever et l'esclavage domestique commence. Quand ce sont les vacances et qu'en plus c'est Noël, c'est la folie.&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Laurent avait pris des jours de congé, pour s'occuper de Lola. Et s'occuper de Lola quand elle remonte c'est comme organiser la cérémonie des Miss France. En ce qui me concerne, les préparatifs de son arrivée commencent par un nettoyage et un rangement complets de sa chambre (parfaitement inutile finalement puisqu'elle dégueulasse tout en 2 ou 3 heures), puis il faut faire les courses: 30 minutes pour la liste, 30 minutes pour les menus sur 6 jours réveillon compris et en fonction des indications du centre, une heure trente pour faire les courses elles-mêmes. Il y avait cette fois, petit agrément, la préparation de Noël. Pour la première fois nous avons passé le réveillon en famille tous les 4 (5 avec le petit crabe). C'était bien. J'avais préparé des jeux, des surprises pour tout le monde. Le but c'était un Noël pas cher, mais ensemble. Laurent et moi on ne s'est pas offert de cadeau. Diego a eu un stand de marché en bois à 45 euros, Lola une paire de bottes façon pieds de Choubaka à 200 euros mais négociées 170 (cherchez l'intrus). Noël et le jour de l'an passés, je pensais être bien tranquille et sereine mais j'avais oublié que les gens autour de moi, eux, ont leurs priorités. Diego avait beaucoup de projets à me faire réaliser en pâte à modeler, mais il n'avait pas du tout envie de faire la sieste. Lola avait beaucoup de travail avec ses 75 minutes de maquillage coiffage quotidiennes, ses deux paquets de Marlboro rouges à terminer, ses 4 DVD à regarder en boucle (Ranger et nettoyer la chambre? Ca sert à quoi d'avoir une belle-mère et une femme de ménage? Travailler pour l'école? Ca sert à quoi puisqu'on me trouvera du boulot? Se laver les dents? Ca sert à quoi puisque j'ai du gloss LuminoShine? Etre honnête et respecter les gens? Ca sert à quoi de changer?) Et puis merde à la fin, elle a quand même 14 ans 1/2, c'est une femme maintenant. Pour Laurent, c'était difficile de gérer tout ça. D'autant que lui aussi, il était un peu enceint à cette période. Il avait un lumbago provoqué par une caisse de moules trop lourde. En plus il sortait d'un gros rhume. Ca tombait mal parce que Lola était sensée faire du sport tous les jours, mais bon c'était Noël et on verrait ça plus tard, dans quelques mois, quand, moment magique, elle reviendrait définitivement, là ca sera du sérieux. Et puis les consignes, c'est chiant. Moi aussi je suis chiante d'ailleurs. Je me mets dans des états pas possibles pour des petits mensonges de rien du tout, je suis toujours fatiguée, j'ai pas envie qu'on me pique mes affaires, ni de regarder le catch ou les clips à la télé, ni de changer le rouleau de PQ, de rincer la baignoire pleine de poils, de mettre les protège-slips dans la poubelle... Mais là c'était Noël, fallait que Lola se fasse plaisir, lui donner envie de revenir "en famille". Et puis elle a pas de chance question famille: son père est gentil mais un peu bêta, sa méchante belle-mère donne des ordres et fouille ses poubelles, son petit frère est chiant d'entrer dans sa chambre. Pauvre Kévina, heu, non pauvre Lola. Y'a 2 ans elle m'avait offert un petit cadeau. Sur le paquet elle avait écrit "Maman". Cette année elle n'a rien acheté à personne, ni écrit de carte, ni envoyé un texto. Tout le monde a trouvé ça normal, elle a que 14 ans 1/2. Déjà qu'elle est au centre, faut "pas trop lui en demander". En fait, il faut surtout rien lui demander.&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Non mais les vacances des gosses devraient durer juste deux jours. Deux jours c'est bien, au delà c'est insupportable. Ca pourrait être les samedis et les dimanches par exemple, au moment du week-end, dans ces cas-là on dirait juste "vacances" à la place de week-end. Ah non, c'est pas une bonne idée, ça gâcherait un week-end sur deux.&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;J'admets que je ne suis pas au top de ma forme (l'ai-je jamais été). Ma vie sexuelle est aussi active que ma vie sociale. Mon corps est devenu un monument qui ne sera jamais classé au patrimoine historique. Et j'aimerais connaître le secret du petit crabe.&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Attendre. Comme disait Rozenberg à l'époque où Diego créchait à l'intérieur de moi "là vous êtes enceinte, vous êtes dans une position d'attente, alors attendez!"&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Alors j'essaye de me dire que je vais avoir deux petits garçons adorables d'un homme que j'aime et que le reste n'existe pas. Et finalement, c'est assez vrai. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mais j'ai toujours été dure à convaincre.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-8061278063081679591?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/8061278063081679591/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=8061278063081679591' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/8061278063081679591'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/8061278063081679591'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2009/01/attendre-quoi.html' title='Attendre quoi?'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/__Nnchi40mCY/SWSVMBlfcBI/AAAAAAAAAJg/pyLj6ph2Hao/s72-c/73071797.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-9175463516068015679</id><published>2008-11-30T12:58:00.005+01:00</published><updated>2009-01-07T12:44:19.517+01:00</updated><title type='text'>Basses pressions et perturbations</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/__Nnchi40mCY/SWSVf-XU2UI/AAAAAAAAAJo/snrzYTzCZsc/s1600-h/78316-22bc.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 170px; height: 113px;" src="http://2.bp.blogspot.com/__Nnchi40mCY/SWSVf-XU2UI/AAAAAAAAAJo/snrzYTzCZsc/s200/78316-22bc.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5288516238989121858" /&gt;&lt;/a&gt;Décidément je déteste les femmes enceintes.&lt;br /&gt;Lorsque je ne le suis pas moi-même je les trouve arrogantes, alors que je ne l'es envie pas. Lorsque je suis moi-même enceinte, elles me rappellent ma condition et j'ai toujours le sentiment qu'il y a de la concurrence dans l'air. Qui est la plus avancée? Qui porte le mieux le caban taille 46? Sur internet c'est pire. Le grand déballage. Les vitrines d'Amsterdam version Big Mama. "Moi avec mon bidou" (comprenez "mon ventre"). " gygy a calculé DPA au 08/11" (traduisez "mon gynécologue a calculé la date prévisionnelle d'accouchement au 08 novembre"). Pour les amateurs il y a de belles déscriptions d'utérus: "col fermé", "mou", "bien coloré"... Le mieux reste les photos de couple: (légende: "moi et mon zom") Madame hyper épanouie regarde Monsieur béatement qui pose sa main sur un ventre vergéturé et tatoué. Six mois plus tôt ce devait être un papillon, mais avec la grossesse on croirait une chauve-souris décatie, le sigle de Batman dessiné au BIC bleu par un enfant saoul. Moi le seul concours auquel je pourrais me présenter serait celui des cernes les plus profondes, du teint le plus blafard, du meilleur taux de morosité. Lorsque Laurent pose sa main sur mon ventre, j'ai mal à cause des gaz. Tout me donne envie de pleurer. Me reposer m'attriste, ne pas me reposer me tue. Parfois, j'ai envie de prendre des photos que j'appelerai "moi et mon zob" et de les mettre sur les forums.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis allée chez l'ostéopathe vendredi. (Je ne sais pas comment on l'appelle sur internet, peut-être l'&lt;span style="font-style: italic;"&gt;ostost&lt;/span&gt;, bref). Il a confirmé ce que je pensais: le bébé bougeait (tapait) beaucoup car il n'avait "pas assez de place". En fait on se fait la guerre depuis des mois et les dégâts collatéraux sont pour mon dos. L'ostéo m'a donc libérée de ce corset douloureux que je portais depuis presque 4 mois. Quelle imbécile de ne pas y être allée plus tôt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour "relâcher la pression" j'ai bien relâchée la pression... Depuis la séance, je dors (enfin j'essaye si on me l'autorise). Et quel est le contraire de la pression? La dépression.&lt;br /&gt;Bientôt je ne travaillerai plus au bureau et serai sensée "me reposer à la maison". Là il faut décrypter: passer 20% du temps dans un lit transformé en tombeau d'ennui et 80% du temps restant (autrefois passés au bureau) seront dédiés à la domesticité, la servitude sans patron identifié. Ce sera comme le chômage mais avec l'épuisement physique et les 20 kilos de plus. Vivement!&lt;br /&gt;On va encore dire que je me plains tout le temps. Faux! J'ai vu la vie en rose pendant quelques heures après l'ostéo, j'ai même envoyé un mail à Alba dans lequel j'ai tapé cette phrase ahurissante: "la vie est belle".&lt;br /&gt;L'ostéo ça rend complètement stone.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-9175463516068015679?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/9175463516068015679/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=9175463516068015679' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/9175463516068015679'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/9175463516068015679'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/11/basses-pressions-et-perturbations.html' title='Basses pressions et perturbations'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/__Nnchi40mCY/SWSVf-XU2UI/AAAAAAAAAJo/snrzYTzCZsc/s72-c/78316-22bc.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-8050037560225288962</id><published>2008-11-13T15:33:00.014+01:00</published><updated>2008-11-14T13:17:16.824+01:00</updated><title type='text'>Adult ère</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/__Nnchi40mCY/SRw9a5NFIdI/AAAAAAAAAJY/UZ2ykyU5tFs/s1600-h/Pop_O2_C.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5268153196358214098" style="margin: 0px 10px 10px 0px; float: left; width: 112px; height: 170px;" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/__Nnchi40mCY/SRw9a5NFIdI/AAAAAAAAAJY/UZ2ykyU5tFs/s200/Pop_O2_C.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Les anniversaires c'est vraiment très étrange. On dit toujours que ce n'est pas important et qu'on s'en fiche. Après tout, il y a tellement d'occasion de dire "encore une année qui se termine/qui commence, bla bla bla" (Noël, le nouvel an, l'anniversaire de ses propres gosses...)&lt;br /&gt;"Faut-il faire une fête?" est la première question qu'on se pose. Au départ on répond &lt;em&gt;non&lt;/em&gt; et puis on se dit qu'on fera quelque chose de rapide, &lt;em&gt;histoire de&lt;/em&gt;, mais qu'il ne faut pas trop attirer l'attention et qu'avec &lt;em&gt;la crise&lt;/em&gt; on demandera pas de cadeau (comme ça on en fera pas non plus aux autres cette année) etc. Donc on se limite à un apéro avec 10 convives.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Perso, j'ai l'habitude d'inviter un ou deux amis d'enfance pas vus depuis longtemps, comme ça &lt;em&gt;c'est fait pour un an.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Pour mes 29 ans (âge infêtable s’il en est) j’ai donc prévu un mini-apéro-d'anniversaire. J’ai expliqué le concept à Laurent et je lui ai fait la liste de mes invités (7 en tout dont ma mère et ma sœur). Pour le cadeau, j'avais demandé que mon découvert soit comblé. C'était un vœu pieux, je le savais bien. A défaut de, en deuxième choix, j'avais demandé à ce que mon mari réserve son après-midi du 11 novembre pour sortir Diego et que Diane puisse venir à la maison me faire des soins esthétiques sans que je sois dérangée. Je trouvais ça super comme idée, c'était gratos et ça me faisait plaisir: le père qui garde l'enfant hors de la maison pour que je puisse me faire du bien pendant deux heures. Certains diraient que c'est assez naturel et que ce n'est pas un cadeau, mais chez nous, si! Il faut faire une demande. Comme au boulot quand tu veux un congé exceptionnel et que tu travailles dans l'administration: on te donne une fiche que tu remplis avec ton créneau de sortie, mais rien ne garantit qu'on t'accordera ces deux heures de liberté que tu as osé demandées.&lt;br /&gt;Quelques jours avant la date de ma mini-fête, Laurent m'a prévenue qu'il avait invité de son côté quelques "copains de la boxe". Evidement il y avait déjà 5 personnes sur sa liste et il m’a expliqué pourquoi. Il avait invité Machin qui lui avait rendu service (et donc quelque part m’avait aussi rendu service à moi ?), puis il avait déjeuné avec Chouette, son copain qui a un magasin de moto et avec qui il aurait bien monté un restaurant dans lequel il aurait juste travaillé le midi, en plus de son boulot, et parfois le soir, enfin ça se serait fait et ça aurait permis d’arrondir les fins de mois si je n’avais pas trouvé l’idée (peut-on appeler ça une idée ?) irrecevable (qu'après je ne me plaigne pas du découvert!). Bref du coup il fallait aussi inviter Chouette et son pote Bidule « mais si il est sympa » (Bidule est un de ces nombreux quadras divorcés de notre entourage, ce week-end là il n’avait pas son fils à garder et donc il était content de sortir car ces pauvres hommes un soir par quinzaine doivent garder leurs enfants et on ne se rend pas compte à quel point, ce jour-là, ils sont bloqués et privés de tout lien social).&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Tout ce petit monde avait donc été invité à mon anniversaire. Youpi ! C’était comme une surprise ! C'est vrai que ça faisait nul d’inviter juste ma sœur et mes 3 amis. Heureusement que mon mari sait s’amuser. Il avait tout prévu, y’avait juste quelques détails à régler : il ne serait pas disponible du tout pour préparer l’apéro et ses convives arriveraient entre 08h30 et 23h00… Mais ce qui était sûr c’était qu’ils seraient tous là le vendredi 10 novembre 2008. Un jour très spécial. Un jour qui n’avait encore jamais existé (comme tous les jours) mais surtout un jour qui n’existerait jamais car le vendredi 10 novembre 2008... n'existe pas. C'est comme dans &lt;em&gt;Retour vers le futur:&lt;/em&gt; un trou dans l’espace-temps.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ca rajoutait encore une surprise. Ces invités mystères viendraient-ils le vendredi ou le 10 novembre ? A 08h30 ou à 23h45 ? Seuls ou accompagnés ? Laurent, le Roi de la fête !&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Je passe sur les détails de l’organisation des DEUX soirées que j’ai du m’opérer seule (le vendredi ET le lundi). Punition assortie de deux séances de travaux d'intérêt général les samedi et mardi (car c'est bien beau de faire la fête comme une petite folle mais après faut ranger!)Evidement les gens n’ont pas changé en 6 mois et grossesse ou pas, anniversaire ou non, il n’était pas question de bouger le petit doigt pour m’aider, je suis comme une mère pour eux et ils sont si jeunes, il faut qu’ils en profitent. Le pauvre Laurent était crevé après ses journées de boulot, lui bien sûr ne peut pas s’offrir le luxe de prendre des jours comme il veut (pour lever Diego à 07h30 et faire les courses) et puis ce n’était pas de sa faute s’il restait du Whisky ou de la Vodka (ca fatigue après le travail, mais ça aussi j'ai oublié). Enfin, je ne devais pas être égoïste, je devais penser au grand absent, celui qui finalement n’avait pas pu venir parce qu’il avait son fils à garder, le pauvre Bidule (son ex femme est sûrement une hystérique qui ne sait pas ce qu'elle veut). On a pris soin de me présenter la chose comme s’il avait fait une crise de palu et qu’il ne fallait surtout pas que je lui en veuille de ne pas être présent à mon anniversaire, enfin plutôt à l’apéro-surprise du vendredi 10 novembre 2008.&lt;br /&gt;Quoi qu’il en soit, mon anniversaire s’est bien passé. Et bien qu’il m’ait donné beaucoup de travail je l’ai fait de bon cœur pensant que je serais bien récompensée et que mon cadeau, la séance de soins à domicile serait un délice bien mérité.&lt;br /&gt;Bien sûr Diane est arrivée parfaitement à l’heure et elle s'est tout de suite installée avec son super matos et ses produits de luxe. Kévin était là aussi mais il est plutôt allé vers le frigo. Etrangement, Laurent n’était pas à l’heure. Diego était très excité. Quand mon mari est arrivé Kévin était devant la télé avec un fromage dans une main et Diego de l’autre. Il y avait aussi des chips par terre, écrasées. J’ai dit à Laurent que Diego avait mangé, fait caca, pris son bain, tout. Je voulais que rien ne gâche mon super-présent. Mais Laurent a annoncé la couleur, il était « crevé » et « aurait bien fermé les yeux une demi-heure ». J’ai ignoré cette requête qui est si banale qu’on croirait que pour Laurent elle sert de point virgule. A peine étais-je installée sur mon lit, la porte verrouillée que Diego est venu toquer (quand il « toque » il « toque » pas, il dit « Toc toc toc y’a quelqu’un ? Maman où es tu ? Maman, je fais Toc Toc ! »). Il l’a fait une première fois, pendant l’épilation du maillot. Puis il est revenu, il était vraiment agacé par cette porte fermée. Après il est venu taper avec une baguette sur la cloison, à intervalles réguliers en accélérant le rythme. Dans le salon on entendait la TV et de temps à autre la voix de Kévin s’adressant à Diego: « Viens là ! »&lt;br /&gt;Au bout de 3 quarts d’heure, ayant été dérangée 4 fois, j’ai surgi dans le salon. Laurent dormait sur le canapé et Kévin était allongé sur le lit de Diego, en baskets. L’enfant, lui, était devenu hystérique, ne sachant plus quoi inventer. J’ai demandé à ce que quelqu’un &lt;em&gt;s’occupe vraiment&lt;/em&gt; de mon fils pour ne plus être dérangée, idéalement qu’on le sorte. S’occuper d’un enfant, pour moi, ça signifie jouer avec lui, essayer de lui faire faire la sieste, lui lire un livre. Pour Laurent ça signifie plutôt allumer un écran et/ou être dans la même pièce que l’enfant, ce qui permettrait de "surveiller" les yeux fermés. Kévin a la même définition, mais lui il n’a pas d’enfant. Laurent a daigné se lever. Je suis retournée dans la salle de soins pour le massage des pieds et le masque relaxant. Mais Diego ne voulait pas sortir, il criait, il était fatigué il voulait tout et rien comme un enfant de 3 ans enrhumé. Laurent a commencé à crier aussi et à râler. J’ai supplié qu’il essaye de l’endormir. Ca a marché. Ils ont dormi 45 minutes. Mais c’était la fin de mon soin. Nous étions attendus chez mes parents. Je suis allée réveiller les deux. Laurent s’est tout de suite plaint qu’il était « mort », qu’il n’avait pas dormi bien sûr, ni dans le salon, ni dans la chambre, que Diego avait été pénible à ne pas vouloir sortir, que je n’avais pas idée de ce qui s’était passé (comme si la porte en feuille de brick m'avait épargné leur sketch), qu’il lui avait donné des coups de pieds et s'était jeté sur lui lorsqu'il avait fermé les yeux. Diego ne voulait pas se lever. J’ai fait ce que je ne dois jamais faire mais que je suis obligée de faire tous les jours, je l’ai porté. Laurent est resté allongé sur son lit, il avait fait le plus dur (endormir l'enfant). J’avais mes 16 kilos de garçon dans les bras quand le téléphone a sonné, j’ai décroché in extremis. Au bout du fil, la voix qui me fait toujours frissonner. Comme dans les polars, quand le preneur d’otage finit par appeler le héros. Sauf que la voix qui prononcait mon prénom avec un ton interrogatif je la connaissais par cœur. C’était celle de ma belle-mère, ou plutôt du couple beau-parental, d’ailleurs elle s’est annoncée comme tel:&lt;br /&gt;-C’est Dominique et Jacques. On t’appelle pour te souhaiter un joyeux anniversaire, voilà, c’est tout...&lt;br /&gt;- Ah bah merci...&lt;br /&gt;- Bon… Alors… Tu vas tranquillement vers la trentaine ?&lt;br /&gt;- Oui. Ah d’ailleurs Lola dit toujours qu’on est adulte qu’à 30 ans alors d’après sa définition je ne suis pas encore vraiment adulte.&lt;br /&gt;- Pas encore adulte mais avec une famille nombreuse alors. Bon voilà alors surtout embrasse bien Diego de notre part.&lt;br /&gt;Qu’est-ce qui m’a pris de raconter l’histoire de Lola à ma belle-mère qui passe son temps à dire que je suis trop jeune pour que sa petite-fille accepte mon autorité ? J'ai été vraiment trop con. Diego me savatais le dos. J’ai oublié de l’embrasser de la part de sa grand-mère.&lt;br /&gt;On s'est mis en route laborieusement. Laurent avait la gueule des grands jours et ponctuait ses phrases de baillements ostensibles. Diego tapait dans les murs, sur la voiture, sur nous, en disant qu’il voulait refaire une sieste. Ma peau était collante à cause des soins. Mon enveloppe corporelle était hyper détendue mais à l'intérieur c'était le chaos.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Chez mes parents tout le monde a pris ses aises. Au bout de deux heures, Laurent a finit par fermer les yeux dans le fauteuil qu’il occupait depuis son arrivée (est-ce que j'ai dit qu'il était très fatigué?).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être que Lola a raison. D’ailleurs moi aussi quand j’étais ado je trouvais que 30 ans c’était l’âge le plus classe pour une femme (partager la même décennie que des gens en première année de fac ça fait gamin !) Peut-être alors qu’à 30 ans on a le respect des autres. Peut-être qu’on accède à un statut, qu’on entre dans une nouvelle ère. Avant, c’est le camp d’entrainement des légionnaires. On doit pagayer dans la boue, on est réveillée à la grenade, on se vide de son sang, piquée par des moustiques géants. C’est peut-être ma dernière année de galère. L’an prochain on m’offre un képi blanc et j’aurai à mon tour le droit de gueuler sur les autres ? J’y crois pas.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Laurent serait déjà adulte d’après cette théorie. Or ce n’est manifestement pas le cas. Il rajeunit même à vu d’œil. D’ailleurs il récupère vachement bien parce que le lendemain soir il est rentrée à 2 heures du matin, comme quoi la fatigue c’est comme l’âge, une notion assez aléatoire finalement.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-8050037560225288962?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/8050037560225288962/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=8050037560225288962' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/8050037560225288962'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/8050037560225288962'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/11/adult-re.html' title='Adult ère'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/__Nnchi40mCY/SRw9a5NFIdI/AAAAAAAAAJY/UZ2ykyU5tFs/s72-c/Pop_O2_C.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-8822760374742738682</id><published>2008-11-06T10:30:00.007+01:00</published><updated>2008-11-06T12:25:50.384+01:00</updated><title type='text'>Papillon vole</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/__Nnchi40mCY/SRLK7aa-8bI/AAAAAAAAAHU/XUrULRAyBXQ/s1600-h/SA111067.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 170px; height: 139px;" src="http://4.bp.blogspot.com/__Nnchi40mCY/SRLK7aa-8bI/AAAAAAAAAHU/XUrULRAyBXQ/s200/SA111067.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5265494036403122610" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Ça y est, mon corps s'est fait la malle. Mon associé est parti en vacances. Il m'a laissé un petit mot. "Je reviens dans quelques mois. Bon courage. T'es entre de bonnes mains!"&lt;br /&gt;Il m'a déjà fait le coup. Ça veut dire qu'il laisse ses clés à mon corps-de-grossesse, l'intérimaire obèse. Celui qui est ingérable: lent, plein de capitons avec les os qui s'écartent et qui craquent. Un fainéant à qui on peut rien demander mais qui explose les carnets de Tickets Resto.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Je suis boulifiée. Je suis un ballon dirigeable (impossible à diriger). Je suis la maison des Barbapapa.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mon ventre ressemble à un citron géant ou a un cyclope bouffi à l'œil exorbité (mon nombril ressort comme si mon cordon ombilical allait se mettre à repousser). A l'arrière, un postérieur géant lui répond, on croirait qu'ils font un concours ou qu'ils sont siamois, je ne sais pas. On ne sait plus qui commande, ça vire à babord, à tribord. Y'a t-il un capitaine à la barre?&lt;br /&gt;Ma zone génitale est devenue totalement inaccessible. Comme avant mes 11 ans, on s'ignore complètement elle et moi, nous sommes devenues des étrangères. Quant aux seins, ils ont été sexy 3 mois et ressemblent à présent à des mammelles géantes qui donnent déjà du lait concentré. Faire l'amour est donc devenu un exercice complexe, inconfortable et particulièrement grotesque.&lt;br /&gt;J'ai mis le champ en jachère. Comme le reste d'ailleurs, le blog, le boulot, la politesse, les soins capilaires. Je ne tire même plus la chasse d'eau. Je me lève 10 fois par nuit pour pisser à chaque fois 4 gouttes je ne voudrais pas qu'on m'accuse dans un mois d'avoir assècher le lac Léman. On est écolo ou pas.&lt;br /&gt;Comme j'ai changé de forme rapidement, je maitrise mal les distances et je suis beaucoup plus près de tout que ce que j'imagine. Plus près de mon voisin dans le métro, plus près de la porte de l'ascenceur, plus près du tableau de bord de la voiture. Diego aussi a perdu ses repères et se cogne la tête dans mon ventre quand il se retourne pour me parler.&lt;br /&gt;Le seul manteau qui m'aille encore est un imperméable gris souris qui me donne l'apparence d'un menhir. C'est dans cette tenue que m'a apperçue la voisine de ma mère, celle du 2ème. Dans un cri du coeur elle m'a lancé "Tu as beaucoup forci, non? Plus que pour Diego?" Dire que je ne suis qu'à 6 mois. La voisine du 4ème qui vient d'avoir une petite fille m'a dit "Tu attends un garçon? Alors après celui-là il va falloir faire encore un autre enfant derrière car les petites filles c'est trop bien!" Je lui ai demandé si elle m'autorisait à faire d'abord sortir le locataire actuel dont le bail prend bientôt fin. Elle s'est rendu compte qu'elle ne m'encourageait pas beaucoup.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme pour Diego, le choix du prénom de l'enfant à venir me hante Certaines personnes me conseillent d'attendre la naissance comme si l'enfant allait se déclarer seul à la mairie, d'autres me disent qu'il est trop tard pour revenir sur le prénom que nous avions presque choisi et que chacun (à commencer par nous) utilisait déjà pour nommer le foetus, enfin un autre groupe suggère que mon faible pourcentage de sang espagnol (12%) ne m'autorise pas à utiliser un prénom ibérique.&lt;br /&gt;Un grand bouleversement a eu lieu ce week-end lorsque Diego m'a parlé d'un personnage de dessin animé (un rat d'égout) au nom poétique et dansant. Un premier sondage de mon entourage m'a permis de récolter des avis assez favorables. Laurent était même enchanté et m'a demandé de ne pas trop interviewé les gens, pour ne pas me laisser influencer. Mais cet enfant vivra dans une société dont je dois prendre la température. Je sais que pour Laurent le ridicule ne tue pas, qu'on a qu'une vie et qu'il faut être rock n' roll mais rien ne dit que notre fils assumera tout comme son père et ne voudra pas être comptable. Il ne faudrait pas que son nom de cow-boy manouche rebute les clients.&lt;br /&gt;Pour Diego, l'introduction d'un nouveau prénom possible pour le bébé a été déstabilisante. Pendant deux jours il a parlé "des deux bébés". Pauvre enfant. Il faut dire aussi que c'est un peu de sa faute. Il est tellement dans la "nomination" que lorsque nous lui avons dit que le bébé serait un petit frère il a posé immédiatement la question "Il s'appelle?" qui signifiait que sans nom, il se refuserait à accepter son existence. Nous avions donc bafouillé notre choix par défaut et celui-ci s'est installé tranquillement dans la tête de tout le monde. Je souhaite aujourd'hui affirmer mon droit à conserver ce prénom ou à changer d'avis, malgré la psychorigidité de mon fils aîné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà pour le mois numéro 6 complété aujourd'hui même. Car si l'accouchement est prévu le 7 février, je crois me souvenir avoir baisé le 5 mai au soir. Je compte 1 journée pour que les spermatos de Laurent (qui sont forcément aussi lents que lui) viennent nonchalement rencontrer l'ovule et que, un peu par hasard, un peu sur un malentendu, l'un d'eux soit autorisé à rentrer prendre l'apéro.&lt;br /&gt;Je devrais pas donner des détails comme ça. Les bébés c'est vraiment dégueu en fait!&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-8822760374742738682?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/8822760374742738682/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=8822760374742738682' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/8822760374742738682'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/8822760374742738682'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/11/papillon-vole.html' title='Papillon vole'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/__Nnchi40mCY/SRLK7aa-8bI/AAAAAAAAAHU/XUrULRAyBXQ/s72-c/SA111067.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-4518529596757951521</id><published>2008-10-07T14:01:00.011+02:00</published><updated>2008-10-07T15:28:48.492+02:00</updated><title type='text'>La maman est la putain</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/__Nnchi40mCY/SOtXzLrL1LI/AAAAAAAAAHM/aor0WPqMqlk/s1600-h/15477-60dg.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/__Nnchi40mCY/SOtXzLrL1LI/AAAAAAAAAHM/aor0WPqMqlk/s200/15477-60dg.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5254389927076680882" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Mon fils me fait tourner en bourrique et se venge de ma double trahison: l'école et la grossesse. Il fait des démonstrations de force  sous forme d'avertissements que je suis tenue de bien observer: "je donne des coups de pieds au banc/ au mur/à la rue." Il dit aussi clairement qu'il "[veut] être méchant". Lorsqu'au contraire il cherche à se victimiser, il se met en larmes et invite son père à participer: "Viens Papa, on pleure tous les deux". Si je résiste bien et qu'il veut me "finir", il vomit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Évidement je suis coupable de tous ses maux réels et imaginaires de la "crotte d'œil" qui ne veut pas partir au bus loupé en passant par le CD rayé et la soupe trop froide. Il est perpétuellement contrarié, très provocant et cherche à s'affirmer par tous les moyens. Je lui dis "nous allons tourner à droite". Il part à gauche. Je lui indique la droite. Il me dit "NON! C'est par là la droite!" Il me montre un dinosaure en me disant que c'est un diplodocus. Je lui suggère que c'est un stégosaure. Je me fais engueuler et traiter comme une débile. "Non! C'est-un-di-plo-do-cus!"&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans son disque &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mozart raconté aux enfants&lt;/span&gt;, il est question d'un "petit génie de 4 ans qui parcourt l'Europe avec son père et sa sœur". Cette phrase résonne en lui comme un fantasme absolu. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Out&lt;/span&gt; maman et son gros bidon énervant. Il répète à voix basse, comme un projet secret: "Il part avec son père et sa soeur". Si seulement il n'avait pas sa mère à trainer, lui aussi serait certainement un enfant prodige. Mais je suis là qui le maintiens dans cet état de dépendance affective, entravant son génie. Je le couvre d'amour et en même temps je veux m'en débarasser à tout prix.&lt;br /&gt;Tout est bon pour se venger et m'humilier: m'attirer vers le sol (un lieu rendu inaccessible par les 5 mois de grossesse), me demander de l'accompagner aux toilettes dès que je m'échoue sur un canapé ou sur un lit dans un souffle de soulagement, trahir ma confiance.&lt;br /&gt;Hier soir dans l'ascenceur après une rude journée comprenant 3 heures de réunion et une coupure d'eau dans les WC annexes au bureau, je confie à mon fils que j'ai très envie d'aller aux toilettes et lui demande, quand j'y serai, de ne pas oublier d'oter chaussures et manteau. Je sais que l'appartement sera propre suite au passage de la femme de ménage et que "c'est le bon moment", je m'empresse donc de parcourir les quelques mètres qui nous séparent de l'entrée de l'appartement, ravie de cette agréable perspective. Malédiction, Maria est toujours là! (Une flèche empoisonnée me transperce. Je suis dans une tragédie. Peut-être du Racine ou du Shakespeare). Diego, tout excité en la voyant, oublie sa promesse vis-à-vis des chaussures et galope en doudoune dans l'appartement rutilent. Maria veut des bisous de l'enfant et m'adresse la parole (par pulsion suicidaire?) Je fais des mouvements machinaux mais je me sens persécutée. Je cherche une porte de sortie. Je suis un animal traqué prêt à tout pour se défendre. Je hurle littéralement sur Diego:"Ce n'est pas parce que Maria est là que ça change quelque chose à ce que je t'ai demandé!" Nous sommes tous les 3 interloqués par la violence de mon cri. Je pense être la seule à en connaître la raison profonde. Mon fils, étrangement docile, s'assoit au sol et commence à défaire les scratchs de ses baskets sous le regard de la femme de ménage. Je ne suis pas mécontente de mon petit effet, et tourne les talons avec la satisfaction de l'autorité rétablie. Mais Diego commente sans lever la tête: "Maman va faire un grrrroooos caca!" [sic.]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-4518529596757951521?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/4518529596757951521/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=4518529596757951521' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/4518529596757951521'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/4518529596757951521'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/10/la-maman-est-la-putain.html' title='La maman est la putain'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/__Nnchi40mCY/SOtXzLrL1LI/AAAAAAAAAHM/aor0WPqMqlk/s72-c/15477-60dg.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-1456032554816799122</id><published>2008-10-01T13:36:00.004+02:00</published><updated>2008-10-01T15:46:10.941+02:00</updated><title type='text'>Je retire ce que j'ai dit</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/__Nnchi40mCY/SON_BzKVTZI/AAAAAAAAAHE/pqD0RYxrFiQ/s1600-h/bxp256860.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/__Nnchi40mCY/SON_BzKVTZI/AAAAAAAAAHE/pqD0RYxrFiQ/s200/bxp256860.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5252181259334274450" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Ou plutôt je le nuance. Les maîtresses ne sont pas des monstres. En fait ce sont les enfants, le problème. Les enfants en général, les miens en particulier.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;J'en ai appris plus sur la "participation inversée" de Diego en classe ("la glace" comme il dit). On m'a bien fait comprendre que lorsqu'on lui disait "assis" il se mettait debout, qu'il partait en courant lorsqu'on l'appelait et qu'il considérait que l'école était un lieu sans restriction ni obligation, une immense aire de jeux sans doute, la "grande récrée" permanente, avec, comme il en a l'habitude un harem de femmes entièrement dévouées à son confort. Au même titre que les autres femelles participant à ses soins, les maîtresses doivent comprendre ses besoins sans qu'il ait à prononcer un seul mot. Ce dont il s'abstient d'ailleurs parfaitement depuis un mois. Compilé au fait étrange qu'il pleure à contre-courant (il veut bien aller à l'école mais ne veut pas en repartir), j'ai mieux compris la surprise, l'impuissance des encadrants et par effet cascade le risque que mon fils soit mis à l'écart. J'ai donc entrepris d'aider Diego a se remettre dans l'axe par une discussion approfondie et étalée sur plusieurs soirées. Au lieu d'une "discussion" il s'agissait plutôt d'un monolgue. A l'issue de la 3eme semaine de "glace", Laurent est allé seul à la réunion de parents. J'avais trop peur des maîtresses. A son retour il était tout fier d'annoncer que le charme de son fils (qu'il lui a directement transmis) avait opéré, que les maîtresses avaient été agréablement étonnées de son comportement, qu'il avait été "transformé" durant la dernière semaine. J'ai considéré pour ma part (mais à tord ou à raison) que j'y étais pour quelque chose et que m'on intervention avait été bienvenue. La maîtresse-directrice a même dit "nous avons réalisé que Diego avait besoin d'une relation privilégiée pour se lancer et nous avons décidé de la lui offrir. Il s'est passé quelque chose cette semaine, j'ai touché sa petite main et il y a eu un phénomène que je ne sais pas décrire, enfin c'était assez fort". On frise le délire. Malgré tout je suis rassurée que Diego ait su réagir, il frisait l'exclusion symbolique. Mais il ne parle toujours pas à ce jour. Du moins, il ne parle pas à l'école, encore moins à la pédopsy. Avec nous il parle au choix comme un bébé, comme un animal, un bègue ou un débile. Il n'y a guère qu'avec la femme de ménage portugaise qu'il a des discussions trilingues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai pu constaté que malgré ses progrès phénoménaux et le bond en avant qu'elle avait réalisé sur tous les plans, Lola avait gardé (dans une bien moindre mesure qu'autrefois) sa capacité à nuire, de préférence aux personnes de sexe féminin qui l'apprécient et qui sont chargées de son encadrement. j'ai également constaté qu'elle n'avait pas perdu son goût pour le Coca et les mensonges.&lt;br /&gt;Lors de notre week-end proche du "Centre", Laurent et moi avons trouvé une Lola resplendissante et une éducatrice ravagée de colère, de tristesse et de déception. Ce doit être les vases communicants. Je suis bien contente d'avoir laissé ma place à cette pauvre femme qui après 6 mois d'attentions quotidiennes a été soupçonnée de vol par Lola devant tout un dortoir parce qu'elle cherchait justement à savoir qui avait "subtilisé" l'argent de Lola (qui l'a certainement claqué en douce sans rien dire à personne).&lt;br /&gt;Lola est violente avec les femmes et méprise les hommes.&lt;br /&gt;J'ai dit à l'éducatrice que je savais que ce qu'elle vivait mais que comparé à ce que j'avais enduré quotidiennement pendant deux ans, c'était du menu fretin. Mais elle a quand même dit "depuis 12 ans que je m'occupe d'ados en souffrance, je n'ai jamais vu ça". Ah ah. Quand je pense que depuis que je connais Lola c'est moi qui passe pour une malade, une hystérique, une extremiste, une maltraitante. Génial. Même les pros sont bouleversés. Cette rencontre m'a à la fois réconfortée et inquiétée. Ce n'est définitivement pas moi qui ai un problème ou qui suis incompétente, trop jeune, pas assez patiente etc... Mais un jour viendra où Lola rentrera à la maison. Enfin, l'espace de deux jours j'ai été une belle-mère adorée. Presque pour la première et peut-être pour la dernière fois. En tout cas j'en ai profité. Mais je ne me fais pas d'illusion pour la suite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autant toutes les femmes n'ont pas l'instinct maternel, autant aucun enfant ne vibre par empathie. La vie de leurs parents n'est rien. Leur investissement, leurs soucis, leur fatigue et surtout leurs désirs et leurs loisirs n'existent pas. Ils ont l'air de considérer que notre seul bonheur doit être le leur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoi qu'il en soit, la génétique m'ote toute responsabilité: si Diego et Lola ne pensent qu'à eux, ça ne peut être QUE la faute de Laurent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A propos du petit crabe. (C'est plutôt un bébé kangourou vu son goût prononcé pour la boxe).&lt;br /&gt;C'est un garçon.&lt;br /&gt;Ce qui signifie que si je n'ai pas de 3ème enfant (4ème selon) et que cet enfant n'est pas une fille, je passerai régulièrement des soirées famille avec 3 hommes (à terme). Ces trois hommes aimeront sûrement plus boire du vin que débarasser la table. Ma soeur m'a promi des nièces pour équilibrer les samedis soirs.&lt;br /&gt;Le "bébé" a la même tête que Diego sur les photos d'échographie.&lt;br /&gt;Je crois que Laurent se sent renforcé sur sa virilité parce qu'il va avoir deux fils (il ne me l'a pas dit mais je trouve que cela se sent).&lt;br /&gt;Finalement je suis ravie moi aussi, quoi que définitivement en deuil de ma tranquillité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-1456032554816799122?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/1456032554816799122/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=1456032554816799122' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/1456032554816799122'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/1456032554816799122'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/10/je-retire-ce-que-jai-dit.html' title='Je retire ce que j&apos;ai dit'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/__Nnchi40mCY/SON_BzKVTZI/AAAAAAAAAHE/pqD0RYxrFiQ/s72-c/bxp256860.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-6823571726305090646</id><published>2008-09-08T15:51:00.007+02:00</published><updated>2008-09-08T16:43:41.532+02:00</updated><title type='text'>Le plus beau métier du monde</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/__Nnchi40mCY/SMU3J_6-KcI/AAAAAAAAAG8/99v9JZIXFAo/s1600-h/BCP812-95.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/__Nnchi40mCY/SMU3J_6-KcI/AAAAAAAAAG8/99v9JZIXFAo/s200/BCP812-95.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5243657986059938242" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Je voulais juste dire que les maîtresses sont des êtres abjectes et dénués d'imagination, les sentinelles écervelées de l'école de la République pour qui intelligence et obéissance ne font qu'un.&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vendredi dernier (la rentrée J+3), Diego ne veut pas nous suivre son père et moi, il veut rester à l'école. Commentaire de la directrice qui est aussi la maîtresse du jeudi et du vendredi: "C'est normal, il fait tout à l'envers, il n'a pas compris les codes de l'école: il court quand on lui dit de venir, s'assoie quand il faut se lever, la semaine prochaine on va redresser tout ça!"&lt;br /&gt;Je décide de ne plus m'adresser au corps enseignant et d'attendre seulement qu'il m'agresse.&lt;br /&gt;Lundi matin, Diego est pressé d'aller à l'école mais dit qu'il préfèrerait aller au manège de Carrefour. Arrivé devant la classe il est content, malgré son rhume. Il ne comprend toujours pas les enfants qui pleurent. Moi ça commence à me taper sur les nerfs d'entendre les hurlements tous les matins. Des parents fayots (souvent les parents des gueulards) bloquent l'entrée de la classe car ils veulent parler du cas de leur enfant à la maîtresse qui essaye chaque semaine de se convaincre que son énorme cul tient dans une minuscule chaise pour enfant. Diego est obligé de pousser un papa à binocles pour se frayer un chemin. Je coche les cases "cantine" et "sortie à 13h20". Diego sourit d'être dans la classe.&lt;br /&gt;Rapport de ma mère à 14h qui ne veut pas trop s'étendre sur les remarques de la maîtresse. J'insiste. "L'instit" a donc dit "Ca ne va pas du tout avec Diego! Il n'écoute rien, part en courant dans tous les sens, n'obéit pas du tout. Il va falloir que je me fâche. On voit par contre qu'il est content d'être avec nous et qu'il ne souffre pas d'être à l'école".&lt;br /&gt;Voilà, on est coupable de pas lui avoir livré clés en mains un gamin prêt-à-modeler. On est des salauds, des égoïstes qui ne pensent qu'à leur gueule.&lt;br /&gt;Après toutes ces semaines de préparation et malgré les sourires matinaux du petit, le couperet tombe au bout de 2 matinées d'observation par maîtresse. C'est vrai que c'est suffisant pour se faire une raison. Elles sont certaines de leur jugement et surtout, comme l'enfant est un imbécile heureux on peut parler de lui sans prendre de pincettes ou jouer de nuances. Il doit être dans la catégorie &lt;span style="font-style: italic;"&gt;débile léger socialement inapte à redresser avant marginalisation définitve&lt;/span&gt;. En tout cas dans les pas-sages (les sages sont super). Je ne m'attendais pas à ce qu'il se retrouve dans la catégorie des attentifs-à-doudou (que moi j'appellerais les têtes-à-claques) mais il aurait pu jouir du bénéfice du doute quelques jours de plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'elle se fâche la maîtresse, ça changera rien. Elle pourrait même le taper, il s'en fiche, j'ai déjà essayé. Elle devrait plutôt s'estimer heureuse qu'il ne dessine plus sur les murs avec ses excréments.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà je les déteste, les maîtresses, les profs. Tout comme je les ai détestés pendant 18 ans. Mais j'avais oublié à quel point je les détestais. Petite, j'étais à la fois hyper obéissante et pleine de haine, comme les psychopathes. Diego c'est tout le contraire: il aime tout le monde mais se fiche complètement de "bien faire".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M'en fous je me vengerai en faisant plein de gosses débiles et en les inscrivant TOUS dans cette école.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-6823571726305090646?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/6823571726305090646/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=6823571726305090646' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/6823571726305090646'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/6823571726305090646'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/09/le-plus-beau-mtier-du-monde.html' title='Le plus beau métier du monde'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/__Nnchi40mCY/SMU3J_6-KcI/AAAAAAAAAG8/99v9JZIXFAo/s72-c/BCP812-95.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-7933940467856803195</id><published>2008-09-03T13:52:00.007+02:00</published><updated>2008-09-03T15:47:23.959+02:00</updated><title type='text'>Calcul mental</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/__Nnchi40mCY/SL6Sb6ImN1I/AAAAAAAAAG0/1kVCrI-ptkM/s1600-h/AA006443.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/__Nnchi40mCY/SL6Sb6ImN1I/AAAAAAAAAG0/1kVCrI-ptkM/s200/AA006443.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5241788024465274706" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Alors ça y est, ma première "nièce" est née. Je suis déçue que ça ne me fasse pas grand chose. Il y a plusieurs raisons à cela: sa mère n'est pas ma soeur est elle est... sa mère. J'aurais aimé être plus enjouée et partager davantage la joie du papa mais quand on bloque sur la mère ce n'est pas possible. Enfin, j'ai bien discuté avec Alex. J'ai peur qu'il se sente un peu seul et que la chose soit dure passée l'euphorie mais ainsi soit-il. En tout cas ce bébé participe au remplissage du coeur de ma belle-mère et occupe bien ses pensées. Et comme la mère est jeune et pas très branchée taches ménagères, elle offre à ma belle-mère un rôle sur mesure. Cela ne l'a pas empêchée d'appeler ma propre mère pour avoir des détails sur la rentrée de Diego en maternelle. Pour les grands évènements, mes beaux-parents n'ayant plus l'autorisation de me contacter, ils passent par ma mère. Ce serait tellement cliché de passer par leur fils. Et puis c'est aussi un moyen de me rappeler que je ne m'occupe pas à 100% de mon enfant. Puisqu'il est gardé par ma mère en journée, pour avoir de ses nouvelles, autant s'adresser à Dieu plutôt qu'à ses saints. Enfin, rien de bien méchant et si c'est le prix à payer pour ne plus jamais les avoir en ligne, je n'hésite pas. Surtout qu'au final c'est ma mère qui paye (20 mn au téléphone). Qui n'a jamais rêvé de déléguer les conversations téléphoniques avec sa belle-mère? Quel luxe.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;J'étais très angoissée la veille de la rentrée de Diego. Nous avions bien répété pendant deux semaines et sur les conseils de sa pédo-psy j'avais dessiné un programme horaire destiné à le rassurer un peu. Pour résumer (caricaturer) l'idée de la pédo-psy: Nos enfants, en l'occurrence Diego, ont besoin d'avoir le sentiment de maîtriser les choses. Mais Laurent et moi, on vit dans le bordel, c'est la bohème avec les courses, les horaires, etc. Donc angoisse chez les gosses: "Roseanne" encore plus boulimique et "Raymond" encore plus taré des chiffres. Les chiffres le rassurent, il peut avoir confiance en eux, ils ne trompent pas. Apparemment, son père et moi ne sommes pas assez fiables, alors que sur l'affiche collée dans sa chambre il y a toujours 1 éléphant, 2 étoiles de mer, 10 abeilles, 12 escargots... Depuis quelques temps le petit a entrepris de procéder à un comptage de tout ce qui peut être compté (en trois langues). Il compte d'ailleurs incroyablement bien pour son âge. Mais en s'entraînant 28 heures sur 24 ce n'est pas très étonnant. Ensuite il y a l'énumération, la classification et aussi le "code couleur", le défilement du temps qui passe, les numérotations en tout genre (rang des chansons des CD, numéro des disques dans la série, numéro des livres dans une collection et numérotation en bas de page, quantité de liquide dans une bouteille, timer sur le four, pointure des chaussures, prix des tomates, pèse-personne, téléphones, rouleaux de PQ en promo...) Quand on est normal, comme moi, on ne se rend pas compte à quel point les chiffres nous entourent. Quand on est anormal, comme Diego, on est en connexion complète avec eux, on peut leur parler. Je veux bien essayer de l'aider à sortir de son obsession comme dit la pédo-psy mais il y a des chiffres partout! Maintenant chaque fois que je mentionne un chiffre j'ai l'impression de le rendre encore plus fou.&lt;br /&gt;Le bus c'est l'enfer. Pour Diego c'est, LE fantasme absolu: monter dans un numéro et une couleur. "Etre dans le 218 avec Maman", l'orgasme. Ca me coute moins cher que Disney mais j'ai toujours droit à une scène lorsqu'il faut descendre.&lt;br /&gt;J'ai du sévèrement bataillé hier matin pour éviter la crise juste avant l'école.&lt;br /&gt;Nous sommes arrivés devant les portes avec 20 minutes d'avance (mon nouveau programme hyper stricte me stresse un peu). J'ai expliqué à Diego que d'après les listes il était dans la classe n°10 et qu'il y avait 28 élèves. Et je me suis dit "Merde, pas les chiffres, ne pas parler des chiffres!" Il voulait que les portes s'ouvrent. Les enfants et leurs parents sont arrivés progressivement. Le taux de bourgeois dans l'air a vite avoisiné les 99%. Heureusement qu'un papa rasta avait rangé ses 8 kilos de locks dans un turban qui s'élevait à 30 cm de son crâne. Tous les autres étaient des sosies du jeune maire: pull marine, col de chemise blanc, lunettes à monture légère de chez Afflelou. Les enfants n'étaient pas en Jacadi mais c'était limite. N'ayant pas, moi-même, participé à la mixité sociale des écoles de ma commune, je ne peux pas critiquer. C'est juste qu'à mon époque il y avait plus de petits portugais, de magrébins ou d'africains. Là, les Mathilde, Solange, Anaïs, Antoine, Alexandre et Mathys arrivant par lots, ça m'angoissait un peu. Je n'osais même pas mâcher du chewing-gum. J'aurais bien compté quelque chose, comme mon fils, pour me détendre. Lui, pour patienter, il avait entrepris une danse étrange, comme une transe, basée sur un comptage aléatoire et des sons d'animaux à laquelle il me demandait de participer. De temps à autre il allait toucher l'attaché-case d'un papa, les cuisses d'une maman, les sacs des enfants en poussant des petits cris et en disant "10 comme 10 abeilles, 28 enfants... Les portes ouvrent à deux ans et demi". Tous les autres enfants étaient petits et parlaient parfaitement. Le mien avait l'air super balèze mais barragouinait et se parlait seul, revenant régulièrement vers moi pour me pincer un grain de beauté avec un sourire pervers (sa façon de dire qu'il m'aime et qu'il est excité en même temps). Ce n'était pas un moment agréable. Les portes se sont enfin ouvertes et tous les parents se sont rués dans la classe, notamment sur la maîtresse pour présenter leur adorable bambin et tout savoir sur tout. Diego a tout de suite joué avec les petites voitures. Un petit garçon s'est approché et lui a demandé "On fait une course?" Diego lui a arraché sa petite voiture des mains. Je suppose que la course était finie. Je suis intervenue sur le regard inquiet du garçon mais en m'adressant à mon fils j'avais l'impression d'être Sigourney Weaver dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Gorilles dans la brume&lt;/span&gt;. Il m'a à peine preté attention.&lt;br /&gt;C'était affreux tout ce monde. Ces 27 gosses et leurs deux parents. 81 personnes + la maîtresse + Diego et moi. Ca ne m'a pas détendue de les compter.&lt;br /&gt;Peut-être que les mini chaises, les petits crayons, la dinette ça rendait les gens régressifs mais je trouvais le mélange insupportable. Tout le monde sur la maîtresse tenant le cahier de son enfant, faisant la queue pour lui expliquer je ne sais quoi d'inintéressant.&lt;br /&gt;J'ai entrepris d'amener Diego dans la petite salle avec les WC. Nous avons enfin été seuls 3 minutes le temps de faire pipi. Il était content et me souriait beaucoup. J'ai pris mon souffle avant de retourner dans la partouze. J'étais déprimée. Diego arrivait à se faufiler pour jouer un peu à tout, son badge de congressiste à l'envers et donc ilisible (les enfants avaient tous leur nom sur la poitrine). Des parents ont commencé à partir et là c'était pire. Certains gamins se sont roulés par terre en hurlant, donnant l'exemple à ceux qui avaient seulement versé une petit larme. Les dames de services tenaient par la taille ceux qui voulaient s'enfuir ou se jeter hors de la salle comme des kamikazes.&lt;br /&gt;Diego ne semblait pas trop preter attention aux cris des enfants humains mais il a fini par m'interroger avec une longue phrase très explicite comme il sait les faire: "Maman?"&lt;br /&gt;"-Oui. Moi aussi je vais y aller mais je reviens dans une heure et demie. Ca va passer très vite. Aujourd'hui comme c'est le premier jour tu n'iras pas à la cantine, alors à tout à l'heure?" Il a répondu le plus minuscule &lt;span style="font-size:78%;"&gt;à-tout-à-l-heure &lt;/span&gt;que j'ai entendu de ma vie mais il a tourné les talons aussi sec et il est reparti jouer.&lt;br /&gt;Dans la rue j'étais bouleversée et j'ai commencé à pleurer. Mais je me suis reprise. On pleure pas chez les gorilles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans l'ascenseur, la voisine de ma mère m'a posé la question gentille/idiote que tout le monde pose le jour de la rentrée:&lt;br /&gt;-Alors, il a pleuré?&lt;br /&gt;-Non, mais peut-être qu'il fera comme moi...&lt;br /&gt;-Pourquoi? Vous avez pleuré le deuxième jour?&lt;br /&gt;-Non mais le deuxième jour quand mon père m'a dit qu'on se préparait pour l'école j'ai dit "Non, c'est bon Papa,  j'y suis allée hier".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-7933940467856803195?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/7933940467856803195/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=7933940467856803195' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/7933940467856803195'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/7933940467856803195'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/09/calcul-mental.html' title='Calcul mental'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/__Nnchi40mCY/SL6Sb6ImN1I/AAAAAAAAAG0/1kVCrI-ptkM/s72-c/AA006443.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-6233678932745239948</id><published>2008-08-29T12:58:00.009+02:00</published><updated>2008-08-29T14:33:32.312+02:00</updated><title type='text'>Zézette épouse X</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/__Nnchi40mCY/SLfpWn-qEKI/AAAAAAAAAGs/FLQ_ShMI2pg/s1600-h/NU323004.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/__Nnchi40mCY/SLfpWn-qEKI/AAAAAAAAAGs/FLQ_ShMI2pg/s200/NU323004.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5239913266367041698" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Juste avant la fin des vacances, Laurent a fait remarqué à son frère qu'il était un peu étrange que sa belle-soeur (ma soeur) ne soit pas invitée au mariage alors qu'Alexandre et elle ont longtemps été proches (et un soir en fait qu'ils se sont même vus de très près). Il se trouve que quelques jours avant, le meilleur ami de mon beau-frère lui avait fait la même suggestion. Alexandre a répondu que sa future femme était très jalouse et qu'ils se disaient tout et donc qu'elle était au courant pour leur soirée d'il y a un an et que par conséquent, ma soeur n'était pas la bienvenue à son mariage.&lt;br /&gt;La fois où ma soeur lui avait préparé à dîner chez moi, ma belle-soeur n'avait pas craché dans la soupe. Je suppose que lorsqu'il y a quelque chose à manger, son honneur passe après son estomac.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Moi qui ne m'étais même pas posé la question de la non-invitation de ma soeur au mariage d'Alexandre, j'ai trouvé que ces discussions relevaient de l'étrange.&lt;br /&gt;Le lendemain, ma soeur m'a appelée en me disant qu'elle était contre toute attente invitée au mariage, qu'Alexandre s'était excusé de l'inviter si tardivement, etc. Nous avons commencé à nous organiser. Elle viendrait avec nous en voiture, dormirait dans notre chambre au Formule 1 (classe!).&lt;br /&gt;La veille de notre départ, soit deux jours avant le mariage, nouveau coup de fil de ma soeur. Alexandre l'avait appelée à minuit. "Je peux te demander un grand service?" "Heu... Oui?" "S'il te plaît, ne viens pas à mon mariage".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette famille est phénoménale. Je dis &lt;span style="font-style: italic;"&gt;cette&lt;/span&gt; par ce que je ne peux définitivement pas dire &lt;span style="font-style: italic;"&gt;ma&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;Donc le fond de l'histoire c'est qu'Alexandre a voulu jouer les hommes en prenant la décision d'inviter ma soeur, sans en parler à sa meuf. Résultat des courses après 48 heures de harcèlement moral durant lesquelles, je l'ai su après elle lui a dit que sa présence lui aurait été insupportable, qu'elle aurait gâché son mariage,  il a donc cédé et a &lt;span style="font-style: italic;"&gt;désinvité&lt;/span&gt; ma soeur. (Si le verbe &lt;span style="font-style: italic;"&gt;désinviter &lt;/span&gt;n'existe pas la raison en est évidente: c'est que ça ne se fait absolument jamais).&lt;br /&gt;En tant que femme mariée, je pense que j'aurais préféré être marquée au fer rouge des initiales de Laurent plutôt que de devoir m'humilier au point de passer un tel coup de fil. En tant que fils de ses parents je ne suis pas étonné que mon beau-frère ait effectué cette démarche: "par amour" comme on dit chez eux.&lt;br /&gt;Laurent était furieux, outré, abattu, pour un témoin ça promettait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mariage était surréaliste. Entre les danses bollywoodiennes, les blagues racistes de la famille de ma belle-mère composée en grande partie de soulards tabagisés ("attention les indiens vont débarquer!", "comment qu'on dit déjà, les hindous ou les indiens?") et le fait que je n'ai pas adressé la parole à la mariée, j'avais un peu de mal à me positionner. Heureusement que Diego a été le roi de la fête et que j'ai rencontré les très gentils cousins de Laurent. Autre réjouissance, la présence de mes beaux-parents, notamment la remarque de ma belle-mère alors que je répondais sur la date de ma grossesse à un des invités: "Ca ne se voit pas beaucoup en tout cas". J'adore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Apparement je n'ai pas été la seule a trouvé le moment décalé. Parmi les amis d'Alexandre, certains ont même dit "hum, drôle de mariage". Aucun d'eux ne connait d'ailleurs ma belle-soeur et personne n'avait rien à lui dire.&lt;br /&gt;Nous avons dormi au Formule 1 pour le plus grand plaisir de mon fils qui trouvait absolument tout fantastique:  regarder la télé couché dans le grand lit, prendre une douche dans le lavabo. Quand on est enceinte, on pisse plus qu'on ne boit et quand on est seule avec son enfant qui dort et qu'on a oublié d'emmener une chemise de nuit, on ne va pas sur le pallier et on fait pipi dans le pot de chambre de son fils et ça, c'est pas évident, surtout quand on a pris 4 kilos. Laurent nous a rejoins vers 5 heures du matin. J'ai très mal dormi. J'avais mis mon réveil pour le petit déjeuner. Je n'avais jamais déjeuné dans un Formule 1. C'est particulier. On est dans le hall qui donne sur le parking. Mais l'épreuve était terminée donc je pouvais savourer mon jus d'orange (en fait c'était plutôt du Tang) en me félicitant d'avoir tenu bon. Je me sentais un peu seule mais pas si mal que ça. Mais qui a débarqué pour me tenir compagnie? Ma belle-mère en peignoir blanc. Elle m'a raconté la fin de la fête et m'a dit que les mariés aussi avaient dormi à l'hôtel (whaou c'est romantique le Formule 1 pour une nuit de noces) et que tout le monde se verrait avant de repartir, sur le parking. Quelle joie, quelle bonne surprise, moi qui me disais que mes adieux avec les mariés avait été un peu rapides, j'avais l'occasion de me rattraper.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le parking, dans l'odeur de tabac, j'ai soigneusement évité la mariée. Lorsqu'Alexandre a dit à sa femme: "Alors, on y va Madame X?" (X étant le nom de famille de Laurent), ma belle-mère très enjouée s'est mise à dire en me souriant, comme si nous étions complices: "Oui c'est vrai, elle aussi c'est une Madame X, on est trois Madame X maintenant!" J'ai failli m'étouffer. Je ne serai jamais une Madame X. Je veux bien être une Madame Laurent mais pas une X, je ne serai JAMAIS Madame X comme ma belle-mère et comme ma belle-soeur. Si j'utilise le X, c'est parce que je suis obligée de le faire. Non moi j'aime nos deux noms accolés à Laurent et à moi. J'ai eu un nom pendant 26 ans, je ne vois pas pourquoi on me l'enlèverait. J'aime bien quand Diego dit son nom en entier et j'aime bien quand Lola écrit une lettre à son père en mettant nos deux noms: "Mr X Y", c'est trop mignon. Un jour par téléphone, une commerciale s'est excusée d'avoir écorchée mon nom. Je lui ai répondu que c'était pas grave parce que c'était celui de ma belle-mère, pas le mien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, nous sommes donc rentrés et j'étais contente d'avoir vu la famille de Laurent parce que c'était fait pour 4 ans.&lt;br /&gt;Le lendemain, Alexandre est passé nous voir pour régler quelques détails. Il n'a pas pu s'empêcher de parler de l'Affaire. Il a réussi à me dire "Il fallait que je choisisse entre ta soeur ou ma femme, j'ai choisi ma femme!" on nageait en plein délire, enfin c'était particulièrement révélateur. Je lui ai juste dit que depuis le début je présentais sa femme à Diego comme une "tata" mais que j'avais réalisé que si tata2 traitait tata1 comme une trainée, je préférais qu'il n'en ai qu'une. Pour moi aussi le choix est vite fait! Entre ma belle-soeur et ma belle soeur je n'hésite pas longtemps. J'ai pouffé lorsqu'il a commencé sa phrase par "la prochaine fois qu'elles se verront..." Il n'y aura pas de prochaine fois, jamais. Je lui ai aussi dit que j'étais lasse qu'on me parle de clans familiaux alors que la famille X ne manifeste que des sentiments négatifs à notre égard et n'est mue que par la jalousie.  J'ai fini par lui dire que je ne connaissais pas sa femme et qu'aujourd'hui je n'avais pas envie de la connaître. Dont acte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah la famille X. Une bande de joyeux fadas qui vous insultent puis font comme si de rien n'était et s'indignent qu'on ne marche pas. Comment imaginer qu'on puisse aussi mal se comporter avec les gens et se plaindre ensuite qu'ils sont susceptibles? Comme avait dit mon beau-père de moi après m'avoir trainée dans la boue pendant 2 ans "Bah dis donc, pour une boxeuse elle est bien sensible".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-6233678932745239948?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/6233678932745239948/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=6233678932745239948' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/6233678932745239948'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/6233678932745239948'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/08/zzette-pouse-x.html' title='Zézette épouse X'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/__Nnchi40mCY/SLfpWn-qEKI/AAAAAAAAAGs/FLQ_ShMI2pg/s72-c/NU323004.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-6657947384144503777</id><published>2008-08-28T17:15:00.002+02:00</published><updated>2008-08-28T17:32:29.240+02:00</updated><title type='text'>Sortie des urnes</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/__Nnchi40mCY/SLbE7m3AcOI/AAAAAAAAAGk/SOuWEoajAQY/s1600-h/bxp66039.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/__Nnchi40mCY/SLbE7m3AcOI/AAAAAAAAAGk/SOuWEoajAQY/s200/bxp66039.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5239591744814739682" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;A la question "Quelle phrase ne supportez-vous pas d'entendre?" vous avez majoritairement répondu:&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- C'est un ami à Patrick!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Et comme je vous comprends!...&lt;br /&gt;A mon amie qui fait très régulièrement la faute je lance cet avis: si ça continue, faudra que ça cesse! J'espère au moins qu'elle ne connaît pas de Patrick (car fréquenter un Patrick est déjà un délit en soi).&lt;br /&gt;Vous avez été plusieurs à me confier que vous n'aviez jamais entendu "Ca va bien et vous-même?"Je vous confirme que cette phrase sort régulièrement de la bouche de certains commerciaux et qu'elle peut s'entendre au singulier: "Ca va bien, et toi-même?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici maintenant les résultats du Top 3 des expressions cultes de Laurent:&lt;br /&gt;1 -&lt;span style="font-style: italic;"&gt; C'est ouvert 7 jours sur 7, sauf le dimanche&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;2 - &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Se mélanger les crayons.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;3 - &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Veuillez éclairer mes lumières&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Top 3 des "sorties" de Diego (qui ont toutes été faites sans contexte aucun):&lt;br /&gt;1 - &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Aah... Ca fait du bien d'avoir une belle table en bois!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;ex aequo:&lt;br /&gt;2 - &lt;span style="font-style: italic;"&gt;On s'en fiche des pigeons!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;2 - &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Maintenant tu t'en ailles.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-6657947384144503777?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/6657947384144503777/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=6657947384144503777' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/6657947384144503777'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/6657947384144503777'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/08/sortie-des-urnes.html' title='Sortie des urnes'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/__Nnchi40mCY/SLbE7m3AcOI/AAAAAAAAAGk/SOuWEoajAQY/s72-c/bxp66039.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-8925201947338902366</id><published>2008-08-27T13:01:00.011+02:00</published><updated>2008-08-27T15:23:14.875+02:00</updated><title type='text'>Certains l'aiment gros</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/__Nnchi40mCY/SLVI7j2bKZI/AAAAAAAAAGc/iboa4GF1P8w/s1600-h/PIZ_179.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/__Nnchi40mCY/SLVI7j2bKZI/AAAAAAAAAGc/iboa4GF1P8w/s200/PIZ_179.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5239173929588435346" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Je ne suis pas de formation scientifique mais j'ai toujours eu un penchant pour les expériences. Lorsque j'étais enfant je ne supportais pas les mythes. Il y en a trois que j'ai éprouvés à plusieurs reprises et je suis en mesure de publier ici mes résultats: 1 - les chewing-gum  avalés ne restent pas 7 ans au fond de l'estomac, 2 - on est pas plus malheureux quand on a cassé un miroir et surtout (et je suis fière de cette expérience qui a été une grosse prise de risque): 3 -on ne reste pas bloquée lorsqu'on louche et qu'il y a un coup de vent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Aujourd'hui, j'ai fait deux découvertes majeures. J'aime quand les mystères de la science se révèlent à moi sans l'aide de ces sarkofayots bistourisés de frères Bogdanov.&lt;br /&gt;Depuis de nombreuses années, chaque fois que je mange chez Mc Donalds je me pose invariablement la même question: pourquoi est-ce qu'on mange cinq fois plus vite quand on mange du Mc Do? Que ce soit sur place ou à emporter, le phénomène est reproduisible. Evidement sur le plan marketing c'est très bien étudié. Le restaurant se remplit et se vide à la vitesse des caisses enregistreuses. Mais enfin qu'est-ce qui me pousse à engloutir mes deux hamburgers, ma grande frite, ma salade et mon fruit presque simultanément alors que je suis au bureau avec un magazine, le répondeur allumé et confortablement installée?&lt;br /&gt;Ce midi, alors qu'à l'aide d'un morceau de sandwich je poussais des frites entières au fond de ma gorge, pour faire de la place à la tranche d'ananas, le Mystère s'est rappelé à moi. Je me suis dit "Stop! Je dois savoir". J'ai donc tenté l'expérience. J'ai essayé de savourer la deuxième partie du repas en ralentissant la cadence. Quelle surprise! Les frites avaient un goût de peau de patate sucrée-salée, le steack celui du prion sur-cuit, les oignons avaient la consistance d'un gant Mapa et une saveur de transpi. J'ai ignoré ce fait pendant 15 ans: on mange plus vite parce que, en fait, c'est pas bon. Le choc. Comme quand on réalise que son mec du moment, qu'on trouvait être un super coup au lit, est définitivement trop con pour être fréquentable (je ne sais pas pourquoi je dis ça... Ah si, parce que ça m'est déjà arrivé). Du coup j'ai tout fini  très vite. A un moment il y a eu en même temps une frite et un morceau d'ananas dans ma bouche (mélange original). En fait, le "bon goût" du Mc Do c'est celui de la culpabilité: la trahison des sens, le mépris de notre culture, le piétinement du bon-sens, l'aveuglement de notre raison, notre soumission à Georges Bush, la régression totale. C'est pour cela que je fais mon affaire le plus rapidement possible, comme si j'étais la femme de Joël Robuchon (d'ailleurs je ne quitte jamais mes lunettes noires chez Mc Do). A l'issu de cette expérience magistralement menée, j'ai pris une sage décision. Je ne mangerai plus mon Mc Do lentement, c'était trop affreux comme sensation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma deuxième constatation est issue d'une longue étude, non d'une expérience ponctuelle, et relève plus de l'anthropologie que de la chimie (encore que, les hormones y sont sans doute pour quelque chose et Mc Do aussi).&lt;br /&gt;Les grosses rendent les hommes fous.&lt;br /&gt;Alors qu'un pourcentage important de femmes lutte contre les kilos superflus ou la présence (parfois supposée) de molécule grasse dans leur corps, les hommes bavent sur la bidoche à n'en plus pouvoir (qu'ils s'en défendent ou qu'ils le revendiquent). Le pouvoir d'attraction d'un gros cul et d'une grosse paire de seins est 100 fois supérieur à celui d'un très beau cul et d'une très belle paire de seins de taille normale, voire normale +. Si le gros cul et les gros seins sont tendus et bien présentés, ils rendent l'oeil masculin aveugle à tous les autres défauts (ventre gonflé, gros nez, pieds boudinés, jambes courtes, coupe de cheveux moche, etc.) Je l'ai testé très longtemps, plus jeune, ça m'arrangeait bien. Alors que certaines copines, bien plus jolies que moi, devaient supporter les amoureux transis qui ne passent jamais à l'acte (les jeunes hommes qui se cherchent et restent asexués des années sous prétexte qu'ils ont le béguin pour la femme parfaite et inaccessible), je n'étais pas en reste et étais plutôt sollicitée (surtout par mes copains africains pour qui, souvent, "le gros c'est beau").&lt;br /&gt;Soit, lorsqu'on a entre 19 et 25 ans et qu'on est joliment dodue, on trouve assez logiques ces sollicitations. Mais quid des hommes qui, aujourd'hui, me regardent la langue pendue, me rattrapent dans la rue pour me susurrer que je suis charmante, me sifflent comme une ado de Châtelet-les-Halles, alors que je suis manifestement, incontestablement, outrageusement enceinte et parfois même accompagnée du reste de ma progéniture (Diego)? Je me suis posé la question. Et là je me suis rendue compte que le sujet était un peu sensible. La grossesse éveille t-elle des fantasmes chez certaines personnes? Est-ce que les femelles mammifères continuent d'attirer les mâles alors qu'elles sont grosses? Est-ce que les hormones dégagées à cette période sont les mêmes que celles qui éveillent l'instinct de reproduction? Est-ce que les hommes se fichent de savoir qu'on est enceinte si on a une grosse paire de seins?&lt;br /&gt;Je ne me rappelle pas de ce phénomène durant ma première grossesse. C'est étrange parce que, contrairement aux réactions que j'avais à 20 ans (flattée, agacée ou blasée), là je suis... Perplexe et parfois un peu gênée. Et je ne parle pas des femmes ou des hommes qui vous carressent subitement et sensuellement le ventre comme s'il ne vous appartenait plus,  qu'il était tombé dans le domaine public. Pour eux le ventre a l'air fascinant et accessible, comme un phallus qu'on est autorisé à regarder et à toucher, le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;lingam&lt;/span&gt; qui représente Shiva. A moins que ce ne soit comme un porte-bonheur, le pompom du marin, l'amulette pour stimuler la fertilité, je ne sais pas. Enfin, s'ils aiment ça...&lt;br /&gt;Autre hypothèse sur l'origine du fantasme du corps de grossesse. En regardant une femme enceinte, on pense irrémédiablement, au fond de soi, à la sexualité. Je me rappelle avoir déjà regardé des femmes enceintes dans le métro ou dans la rue en me disant "celle-là, elle est très moche, et bien ca ne l'empêche pas d'avoir une sexualité", ou bien "celle-ci est carrément belle, son mec a de la chance". Ah ouais c'est peut-être ça. Intrinsèquement chacun sait qu'une femme enceinte a baisé, même une seule fois et on peut même savoir à peu près quand (y'a cinq ou 8 mois). Et il y a des chances pour qu'elle continue alors qu'elle est "déjà" enceinte, donc juste pour le PLAISIR Alors voilà pourquoi c'est gênant. Oui ca doit être ça, les femmes enceintes sont des salopes qui assument! Je n'ai pas spécialement une tête de vierge éffarouchée mais au moins quand je suis pas enceinte, ma sexualité ne se voit pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hum?&lt;br /&gt;Putain, c'est n'importe quoi.&lt;br /&gt;Heureusement que j'ai pas passé un bac scientifique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-8925201947338902366?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/8925201947338902366/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=8925201947338902366' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/8925201947338902366'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/8925201947338902366'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/08/certains-laiment-gros.html' title='Certains l&apos;aiment gros'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/__Nnchi40mCY/SLVI7j2bKZI/AAAAAAAAAGc/iboa4GF1P8w/s72-c/PIZ_179.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-4614089147281686150</id><published>2008-08-21T12:36:00.010+02:00</published><updated>2008-08-27T15:20:04.625+02:00</updated><title type='text'>Bollywood chewing-gum Acte II scène 1</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/__Nnchi40mCY/SK2B39rvasI/AAAAAAAAAGU/lN5ml4ocWFI/s1600-h/car0170.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/__Nnchi40mCY/SK2B39rvasI/AAAAAAAAAGU/lN5ml4ocWFI/s200/car0170.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5236984740152568514" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Avant de raconter mon après-midi au pays merveilleux de la souris américaine,  j'aurais pu raconter la suite du fabuleux destin de mon beau-frère, notamment la deuxième phase de son mariage.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Avant cela je suis punie de n'avoir pas tenu à jour le blog et me vois contrainte de remettre dans le contexte cet évènement joyeux qui a vu s'unir deux êtres pour la vie et m'a mise en présence de mes beaux-parents.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On se rappelle que le frère de Laurent, Alexandre, a mis enceinte, après 4 mois de relation, une "femme" de l'âge de mon petit frère (soit 19 printemps). Une première cérémonie religieuse (indienne) avait eu lieu il y a quelques mois dans un entrepôt de banlieue. Et ça c'était bien dans le blog. La phase 2 (mariage civil) était prévue pour le premier week-end d'août.&lt;br /&gt;Pendant notre congé au bord de la mer, Alexandre a installé notre nouvelle cuisine (oui j'ai une nouvelle cuisine et je porte des Ray-Ban!) Il a pris ses quartiers d'été avec sa future épouse, dans notre appartement pour la durée des travaux. Je n'avais pas, à ce moment d'a priori négatif ou positif sur cette jeune femme. A vrai dire tout a été tellement vite que je n'ai pas eu le temps de me faire un avis sur elle que déjà elle était ma belle-soeur. J'avais seulement remarqué qu'elle avait l'arrogance d'une fille de 19 ans. J'ai déjà avoué ici-même quelle pécheresse j'étais à cet âge, vicitime d'un égo boosté par l'adolescence, persuadée d'être visionnaire dans ma façon de comprendre les évènements. Je me croyais &lt;span style="font-style: italic;"&gt;aware&lt;/span&gt; comme un Jean-Claude Van Damme, omnisciente comme Dieu, ultrapotente comme un Sarko, jurant à tout-va que je ne reproduirai pas les erreurs de mes ainés.&lt;br /&gt;Je m'étais donc aperçu de ce petit travers qu'elle avait, mais l'avais mis sur le compte de l'âge. Tout comme j'avais mis le fait qu'elle n'ait pas connu &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Téléchat&lt;/span&gt;, mon émission culte. Lorsque je ne sais pas trop quoi dire ou pour engager une conversation je dis parfois: "Tu te rappelles de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Téléchat&lt;/span&gt;?" Sur un ton moqueur, ma belle-soeur m'avait rappelé un soir que nous avions 10 ans d'écart et que par conséquent elle ne savait pas de quoi je parlais. Comme j'avais fait un flop,  Alexandre a commenté que cette émission géniale avait été créée par une grande figure du surréalisme belge. Et je me suis rappelé, qu'ayant le même âge que mon frère, elle avait plutôt grandi avec les Pokemons.&lt;br /&gt;Lors de nos 3 ou 4 rencontres, malgré nos quelques points communs (elle suivait un cursus d'histoire, elle avait choisi un des frères Lumière pour la vie) je ne trouvais donc à lui dire que des banalités. Elle parlait finalement assez peu mais uniquement d'elle.&lt;br /&gt;Venons-en au fait. Ils sont donc venus s'installer à la maison et Laurent a voulu leur montrer les appareils ménagers. Ça peut servir un lave-linge, un lave-vaisselle. Mais pas à ma belle-sœur. Elle est revenue dans le salon en riant et sur le ton de la confidence m'a dit "Ah ah, il veut me montrer comment faire une lessive, ça me sert à rien j'en ai jamais fait de ma vie!"&lt;br /&gt;Voilà le deuxième trait de caractère de ma belle-soeur: elle est fainéante. Mais ça va plus loin. Elle fait l'éloge de la paresse. Elle se vante très régulièrement de ne rien faire. Elle ne cuisine pas (mais mange comme une vache), ne fait pas le ménage (mais veut que tout soit propre) et apparement ne lave même pas son linge (mais elle est plutôt coquette). Je connais très peu de gens qui ne lavent pas leur linge eux-mêmes et comme moi-même je fais plusieurs lessives par jour dont 50% sont liées à des accidents de caca, de pipi, de sang, voire de vomi je n'apprécie pas, mais alors pas du tout qu'on se vente sous ma barbe de ne jamais avoir fait une lessive en 20 ans. J'ai bien eu envie de lui péter une ou deux dents (elle en a tellement que ca ne se serait même pas vu) car son sourire était plein de mépris. C'était d'un snobisme effrayant, presque une humiliation. Passons. Après tout c'était surtout le problème d'Alexandre qui acceptait d'être l'esclave d'une gamine ayant pour seule qualité d'avoir été fertile au moment où l'horloge biologique de monsieur s'était mise à retentir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà avec quelle idée je suis partie en vacances.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je raconterai la semaine prochaine comment j'en suis venue à penser que ma belle-soeur (et non pas ma belle soeur) serait beaucoup plus à l'aise que moi avec les sournoiseries familiales et qu'elle n'aurait pas beaucoup de leçons à recevoir de mes beaux-parents sur ce point. D'ailleurs ils sont à sa botte. Ma belle-mère fait déjà sa vaisselle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour quelqu'un qui se disait vieux jeu lors de son mariage religieux, je la trouve résolument moderne. Faut que je pense à me rebeller: j'en fais vraiment trop à la maison!&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-4614089147281686150?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/4614089147281686150/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=4614089147281686150' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/4614089147281686150'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/4614089147281686150'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/08/bollywood-chewing-gum-acte-ii-scne-1.html' title='Bollywood chewing-gum Acte II scène 1'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/__Nnchi40mCY/SK2B39rvasI/AAAAAAAAAGU/lN5ml4ocWFI/s72-c/car0170.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-8801338370181249625</id><published>2008-08-19T11:18:00.017+02:00</published><updated>2008-08-19T13:39:06.745+02:00</updated><title type='text'>Welcome en enfer</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/__Nnchi40mCY/SKqQFaSUCBI/AAAAAAAAAGM/4O_-x3w5HI0/s1600-h/u13631354.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/__Nnchi40mCY/SKqQFaSUCBI/AAAAAAAAAGM/4O_-x3w5HI0/s200/u13631354.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5236155939401500690" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Le temple du mauvais goût, de la misère et de la laideur existe et il est en Île-de-France. La géhenne biblique, l'enfer décrit par Dante est accessible en RER. Non, ce n'est pas un camp de roulottes ni un bidon-ville du périphérique. C'est pire et il faut payer pour y pénétrer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'entrée est gardée par des cerbères en costume. Un minimum d'effet personnel doit être conservé. Il est interdit d'entrer avec sa propre nourriture. Passées les portes, le spectacle est effrayant. Partout des enfants crient, pleurent, accoutrés d'habits synthétiques et brillants. Certains se roulent au sol comme s'ils brûlaient de l'intérieur. Les plus grands ne les regardent pas et ne cherchent pas à les calmer. Ils parlent fort entre eux, agitant un plan et laissant la cendre de leur cigarette tomber en flocon gris sur la poussette du bébé. Beaucoup sont armés d'appareil photo et posent devant des constructions improbables ou des monuments invisibles: devant un 15 monumental peint en bleu et or ou tenant par la taille un personnage en fourrure jaunâtre et aux yeux en plastiques. J'essaye de comprendre. Ces gens sont-ils heureux ou se sentent-ils comme moi, obligés d'être là, touristes chez eux, expatriés dans un pays atroce et incompréhensible. L'alphabet affiché sur les pancartes est bien le mien mais je ne comprends rien: "La magie opère" (sous anesthésie?), "Souvenir d'un monde merveilleux" (sommes-nous déjà morts?), "Magic train", "Fantastic World", "Happy Burger" (peut-être que Britney Spears va se mettre à chanter). Tous les sens sont agressés à la fois. L'oreille est pénétrée par un fonds sonore lugubre: le cri perpétuel des enfants est couvert par une musique de synthèse qui semble interprétée par le fantôme de Charlie Oleg et qui change tous les 50 mètres, comme une marche funèbre. On cherche à fuir le son et à se mettre à l'abri? Impossible de semer le monstre invisible. Et son odeur? Celle du feu de l'enfer. Fumée de cigarette, poubelle qui brûle, pop corn écrasé, huile frite, café cuit, pomme confite, sueur et pipi.&lt;br /&gt;Si les jeunes femmes qui préparent les barbes à papa portent un masque devant le visage et des gants de chirurgien c'est bien qu'il y a un problème sanitaire? Nous sommes sûrement malades.  Oui, d'ailleurs il faut être malade pour venir ici donc nous le sommes. C'est pour cela qu'il faut nous opérer.&lt;br /&gt;Lola est mon guide. Elle dit être venue "40 fois" et c'est pour lui faire plaisir que nous sommes venus tous les 4. Je la questionne sur le sens du lieu. Mais je vois qu'elle même n'a pas toujours les réponses et qu'elle ne SAIT pas. D'ailleurs elle a bien précisé que Laurent avait égaré le plan qu'elle lui avait donné. Manifestement nous sommes perdus car nous passons pour la troisième fois devant un kiosque avec des chips, des guimauves et des animaux en peluche pendus par le cou? Lola est formelle, nous ne sommes pas passés par là mais tous les kiosques vendent la même chose. Diego est sceptique, il essaye de me poser une question quand un ballon de baudruche en forme de canard géant lui percute la tête. De toute façon je n'entends rien. Lola propose que nous allions "aux anims' sans queue". Elle nous emmène vers le labyrinthe. Je croyais que nous y étions déjà. Non, le labyrinthe est un concentré du parc lui même où nous nous suivons à la queue leu-leu en essayant de trouver quelque chose d'intéressant à commenter à Diego. Laurent a entamé le pique-nique interdit. Nous suivons le mouvement. Il avait trop faim pour choisir un endroit convenable. Nous sommes coincés entre une baraque à hot-dog et un kiosque à confiseries. Tout est affreux, le bruit, l'odeur, les gens. Les sandwiches que j'ai préparés la veille avec amour sont bons, mais j'ai oublié celui de Diego. Il pleure, probablement pour faire comme tous les autres enfants. Il n'aime pas nos sandwiches, il voudrait le sien et je suis aussi triste que lui. Une femme affolée se rue vers nous: "Vous parlez français?... Où avez-vous trouvé ces sandwiches?" "Nous les avons préparés nous-même". Elle repart catastrophée.&lt;br /&gt;Au bout de 3 heures je n'ai qu'une idée en tête: FUIR. Plus les heures passent, plus on s'enfonce dans le cauchemar: les gens sont fatigués, râlent, se disputent, passent devant nous à la queue. Ah, la fameuse &lt;span style="font-style: italic;"&gt;queue &lt;/span&gt;! La queue devant des toilettes malodorantes et débordantes, la queue pour monter dans un bateau pourri, la queue pour commander un café américain, la queue pour acheter des queues. Que des queues. Dans une queue, un père dit à sa fille :"On a passé toute la matinée dans la voiture et on passe tout l'après-midi à faire la queue". J'ai envie de lui répondre: "Vous n'êtes pas resté assez longtemps. Faites encore la queue, deux ou trois fois. Saoulez-vous de hamburgers et de sodas. Écoutez-bien la musique, ne tentez pas de lui résister. Achetez un article à chaque kiosque. Laissez la magie opérer et vous ferez partie des initiés qui connaissent le vrai sens de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;la queue du Mickey&lt;/span&gt;".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je comprends enfin pourquoi le 15 est partout. Le parc fête ses quinze ans. Effectivement... et il a pris une bonne claque dans la gueule. Et tu crois qu'il aurait fait un effort Mickey pour être beau pour l'anniv du parc? Que dalle! Il nous reçoit la clope au bec avec sa robe de chambre qui pue le graillon. Je ne parle pas de ses domestiques sous-payés et de la baraque: pas un coup de peinture en 15 piges.&lt;br /&gt;Je me rappelle maintenant, je suis déjà venue. Moi-même j'avais 15 ans et tout était neuf. On trouvait ça moderne, américain mais pas trop. Mes potes avaient essayé de pénétrer le chantier de nuit. Ça avait quelque chose d'attirant, de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;magique&lt;/span&gt;. Ça créait des emplois, c'était sympa et personne n'était encore mort dans les manèges. Je me souviens aussi de la phrase d'anthologie prononcée par l'ancienne secrétaire du PIFARC "Disneyland est pour moi le plus bel endroit sur Terre".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une amie chilienne m'avait dit un jour qu'elle ne connaissait qu'un seul mot en français: "sortie". Pendant la dernière heure je me transforme en elle. Je ne parle plus ma propre langue mais un espèce de franglais que je ne maîtrise pas moi-même. Le mot &lt;span style="font-style: italic;"&gt;sortie &lt;/span&gt;est ma bouée de sauvetage. Comme dans les séries TV, je voudrais que mes proches le prononcent pour que je renonce à la mort de mon cerveau et sorte du coma.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin libres!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai jamais aimé si fort le RER. C'est le RER que je connais. Il sent bon le plastique chaud.&lt;br /&gt;Entre chaque station Diego me demande: "On fait encore un petit tour de RER, hein Maman?" et je réponds "Oui, autant que tu veux".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-8801338370181249625?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/8801338370181249625/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=8801338370181249625' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/8801338370181249625'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/8801338370181249625'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/08/welcome-en-enfer.html' title='Welcome en enfer'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/__Nnchi40mCY/SKqQFaSUCBI/AAAAAAAAAGM/4O_-x3w5HI0/s72-c/u13631354.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-8939832923225458192</id><published>2008-08-13T11:27:00.005+02:00</published><updated>2008-08-14T16:10:02.980+02:00</updated><title type='text'>Bulles</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.fotosearch.fr/bthumb/DGV/DGV085/200379854-001.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px;" src="http://www.fotosearch.fr/bthumb/DGV/DGV085/200379854-001.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;C'est étrange de ne plus être méchante.&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Est-ce que le fœtus a pris l'ascendant sur moi? Lui qui n'est ni méchant ni gentil. Lui qui n'a même pas conscience de mon existence? Lui qui m'occupe. J'ai l'impression d'être un œuf Kinder: la surprise est plus importante que l'enveloppe en chocolat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai plus de guerre en cours. Plus d'animosité. Plus rien à dire?&lt;br /&gt;Il est vrai que le climat est propice à la mise en quarantaine de mon éternelle colère: Lola est au centre depuis 1 mois et demi s'y développe positivement, les beaux-parents sont maintenus à distance réglementaire et pour la première fois depuis sa naissance, Diego a profité de vacances avec son père et sa mère juste pour lui, sans interférences. Oui, ces vacances ont été "profitables" pour tout le monde. Ce moment tant attendu durant lequel on devait se (re)trouver: entre amoureux, entre mère et fils et entre père et fils. Ce moment que Diego a choisi pour en finir avec les couches et devenir un petit garçon. Il est arrivé et nous l'avons saisi sans crainte, avec bonne conscience et envie, à la fois légers et attentifs les uns avec les autres.&lt;br /&gt;Je sais que cela ne durera pas mais j'essaye de profiter au maximum de la parenthèse enchantée. C'est ma trève olympique à moi: plus de guerre, plus d'insultes, plus de mensonges. Juste une saine fatigue. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;No more drama&lt;/span&gt; jusqu'à la recomposition de la monstrueuse fratrie car le retour de Lola coïncidera peut être, à quelques semaine près, avec la naissance du petit crabe. De 1 (à m'occuper quotidiennement) je vais passer à 3. Je crois que je vais subir une épisiotomie mentale, psychique et affective. Le grand-écart redoutable. Mais s'ils sont tous en forme, le reste m'importe peu. Sans eux je me ferais certainement chier car Laurent et moi, finalement, nous n'avons pas tellement d'imagination et notre couple fonctionne bien sur le mode des "moments volés" (aux gosses). Et contrairement à ce que certaines personnes peuvent penser, je suis assez souple pour ce genre d'exercice.&lt;br /&gt;Pendant que je savourais ma trève, cet été, beaucoup d'enfants sont morts d'accident... En faisant du vélo, en dormant dans leur lit, assis dans leur siège-auto, ou même contre leur mère dans le porte-bébé. Par le soleil, par une lame, par une carabine, par une pierre, par le feu, par la foudre. Mais souvent à cause des plus grands. A cause de la bêtise, de la haine, de la négligence. Et il y a eu aussi un adulte. Ce prof qui s'est suicidé parce qu'il y a quelques mois, 7 de ses élèves sont morts dans l'accident du passage à niveau. Il n'y était pour rien. Mais les enfants, même ceux des autres, sont notre trésor. Quand ils sont présents c'est du travail, mais quand ils ne sont plus là c'est insupportable.&lt;br /&gt;Cet été j'ai donc eu droit à quelques  "laisse donc ton fils un peu tranquille", "ne sois pas toujours à le surveiller", "ici il n'y a aucun danger", "attends on va l'occuper avec ça" sur lesquels je me suis assise avec mon gros cul en pensant "cause toujours, mon fils n'est pas un animal de compagnie, y'en a pas d'autre en magasin, le jour ou je l'ai conçu j'ai accepté de ne plus manger tranquille, de ne plus dormir tranquille, j'ai renoncé à tout le reste".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;NB: Ne pas tomber dans le sentimentalisme - Ne pas devenir Christine Boutin - Rester un peu méchante - Ne pas manger trop de Caprice des Dieux&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-8939832923225458192?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/8939832923225458192/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=8939832923225458192' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/8939832923225458192'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/8939832923225458192'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/08/tranquille-le-chat.html' title='Bulles'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-8141596364125067818</id><published>2008-06-30T15:56:00.003+02:00</published><updated>2008-06-30T16:24:44.404+02:00</updated><title type='text'>Ma meilleure ennemie</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SGjsYFZXenI/AAAAAAAAAGE/8KSJ-_ivG_w/s1600-h/bxp25408.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SGjsYFZXenI/AAAAAAAAAGE/8KSJ-_ivG_w/s200/bxp25408.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5217680066818308722" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Je ne me rappelle plus de l'accouchement de mon deuxième enfant mais je le tiens dans les bras. C'est un garçon. Il ressemble à Diego mais avec le nez encore plus rond. Ses yeux sont noirs et il me regarde avec amour. Nous marchons dans la rue accompagnés de ma mère et de ma soeur. Je leur commente "Tout de même, c'est super d'accoucher au bout de deux mois et demi". L'air est doux. Il &lt;span style="font-style: italic;"&gt;fait soir. &lt;/span&gt;Je suis heureuse. Je demande au bébé de choisir son prénom. Il me répond.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nous entrons dans une salle. Maintenant je suis seule. Il va y avoir une conférence. Un vieux prof à lunettes est là. Un scientifique je crois, peut-être un médecin. Mais Lola m'appelle sur le portable. Je parle tout bas. Elle est au centre. Elle me harcèle un peu. "Si ça avait été toi... à 14 ans, tu n'aurais jamais pu faire ce que je fais?" "Non, je n'aurais jamais pu mais je n'aurais jamais pu non plus faire les choses qui t'ont amenée à cette épreuve, je ne me serais jamais comportée comme ça. Nous sommes différentes pour certaines choses tu es plus forte que moi et pour d'autres tu es plus fragile. La vie est ainsi faite".&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Pourquoi est-ce que je suis couchée, ou plutôt clouée au sol, sans pouvoir bouger? Je suis dans mon bureau mais je ne peux plus bouger. Je vois quelqu'un passer la main par la fenêtre mais je ne parviens pas à garder les yeux ouverts. Je dois faire un malaise. Mais il est déjà 17 heures et je suis enfermée là. Le portable sonne à nouveau. Où est-il? Il faut que je réponde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ciel mon mari!&lt;br /&gt;- Quelle heure est-il?&lt;br /&gt;- &lt;span style="font-style: italic;"&gt;14h30 pourquoi?&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;T'as une drôle de voix.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;- Je dormais, je crois...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai dormi trois quarts d'heure qui m'ont paru une éternité. J'avais bien fermé la fenêtre du bureau. Du coup il fait 40c°. J'ai transpiré à cause du plaid. Ma langue ressemble à un gant de toilette javelisé et sec. Il faut que je boive. J'ai mal au crâne comme si j'avais feté l'Euro 2008 sur la Castellana en buvant des chupitos toute la nuit.&lt;br /&gt;En plus j'attends un appel. Je ne suis pas du tout en état de répondre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La maudite sieste! Elle est ma meilleure ennemie. J'ai besoin d'elle et je la hais en même temps. Elle me rend dingue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;NB: Demain, raconter comment Diego a chié sur ses disques avant d'aller chez la psy.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-8141596364125067818?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/8141596364125067818/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=8141596364125067818' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/8141596364125067818'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/8141596364125067818'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/06/ma-meilleure-ennemie.html' title='Ma meilleure ennemie'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SGjsYFZXenI/AAAAAAAAAGE/8KSJ-_ivG_w/s72-c/bxp25408.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-2587238925684842843</id><published>2008-06-23T11:34:00.014+02:00</published><updated>2008-06-23T14:40:56.828+02:00</updated><title type='text'>Ainsi font font font...</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/__Nnchi40mCY/SF-NIUqARcI/AAAAAAAAAF8/GTkPGP7RjS0/s1600-h/F0029004.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/__Nnchi40mCY/SF-NIUqARcI/AAAAAAAAAF8/GTkPGP7RjS0/s200/F0029004.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5215042067641681346" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Laurent a emmené Lola pour son entrée dans le centre thérapeutique prévue demain. J'ai fait le vœu pieux qu'il évite les actes manqués (perte de documents, perte de bagage, train loupé) et qu'il ne joue pas son "Ouin-Ouin" au moment de la confier aux encadrants.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il faut dire qu'il a un sérieux problème avec les départs et avec les retrouvailles: héritage de sa mère si j'en crois ce que j'ai vu et ce que m'en dit mon beau-frère qui, étant jeune, lui interdisait de l'accompagner où que ce soit afin d'éviter de pathétiques séances d'adieux.&lt;br /&gt;L'inconscient de ma belle-mère est un molosse  qu'elle a beaucoup de mal à tenir en laisse. D'ailleurs comme il tire fort, qu'il est très costaud et qu'elle a de frêles épaules, elle le laisse souvent se balader en liberté et il n'est pas rare qu'il attaque par surprise. Mais ce n'est jamais de la faute de ma belle-mère, c'est celle du chien! La retenue est une qualité absente de son répertoire et l'intimité une notion qui lui est parfaitement étrangère. Du coup, dans son mode de communication verbal ou non-verbal, les mots "bonjour" et "au revoir" sont plombés au max et deviennent "Ah quand même!.." et "A jamais". Elle s'arrange toujours pour faire comprendre que c'est potentiellement la dernière fois qu'on la verra car la Mort rôde toujours. D'ailleurs c'est prouvé! Il y a des gens qui sont morts. Ces personnes ont dit "au revoir" et on ne les a jamais revu. Ca arrive même très souvent. Dire au revoir nuit à la santé. Il vaut mieux restés groupés. Si possible autour d'elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon mari est fidèle à la tradition et n'est pas avare de "Au revoir mon fils, Papa s'en va", "Je dois partir maintenant" "Tu ne m'as pas dit au revoir ce matin?" et autres sentences qui trahissent la fausse légerté de son être et le poids de l'inconscient familial qui est comme le cheval mort de Johnny dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Que je t'aime&lt;/span&gt;... lourd!&lt;br /&gt;C'est vrai qu'il a passé une grande partie de son enfance en pension. De 7 à 13 ans je crois. C'était d'abord sur les ordres de son père. Sa mère n'y a pas opposé de résistance malgré qu'elle en fasse encore aujourd'hui des jérémiades: "Moi je ne voulais pas mais c'était Jacques qui l'avait décidé". Pour rappel, elle est l'éternelle victime de son mari (et du reste): jamais conscentente, mais toujours complice.&lt;br /&gt;La correspondance de l'époque entre le petit et sa maman est éloquente. Laurent lui écrivait des poèmes funestes, elle répondait de sa complainte rodée. Lorsque, quitte à être séparé, il a voulu intégrer une chorale réputée, la réponse a été fermement négative. Tout esprit d'initiative personnelle est fortement réprimandé. Il avait été décidé qu'il rentrerait à la maison et voilà qu'il avait d'autre ambition que de remplir le coeur de sa mère après tant d'absence. Les enfants sont si ingrats! Heureusement que mon mari (enfant) était déjà têtu. Il a vécu son expérience jusqu'au bout et avec succès. Ses parents sont aujourd'hui particulièrement bavards sur le thème de la chorale internationale, mais muets sur l'origine de cette expérience.&lt;br /&gt;Si on leur doit la naissance, on leur doit tout. Mon mari leur doit donc ça, comme il leur doit l'éducation de sa fille, les réductions d'impôts et l'aménagement de l'appartement. Et quand on est pas nés d'eux, on cherche à en profiter. A l'issue d'une dispute entre nous, mes beaux-parents avaient dit à Lola "Ce que veut ta belle-mère c'est que l'on crève pour avoir notre argent".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est marrant la vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demain Lola aura la chance de s'éloigner de ce système. Je ne sais pas si elle aura les ressources pour s'en extraire et revenir renforcée. Si elle a droit à des adieux larmoyants ce sera sans doute plus difficile. Ça l'est déjà. Être née pour panser les plaies d'êtres faibles et sans courage.Tant d'années à danser sur leur musique en étant un objet de convoitise, de chantage, de désir fou, de pression, de substitution. Chaque minute être l'autel des sacrifices, le cahier de doléances; recueillir les désirs inassouvis, les besoins inavoués, éponger les sanglots infinis. Tout ce temps à être interdite de désir: une jarre qu'on remplit d'amour dégoulinant, d'affectivité déplacée, de bouffe, de cadeaux et d'argent, jusqu'à l'écœurement, jusqu'à la folie. Ne plus savoir quoi demander, devenir un gouffre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parmi les 3 raisons figurant dans sa lettre de motivation pour entrer au centre Lola a précisé "pour prendre l'air".&lt;br /&gt;Qu'elle soit enfin exhaucée.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-2587238925684842843?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/2587238925684842843/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=2587238925684842843' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/2587238925684842843'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/2587238925684842843'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/06/quon-lui-donne-lenvie.html' title='Ainsi font font font...'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp2.blogger.com/__Nnchi40mCY/SF-NIUqARcI/AAAAAAAAAF8/GTkPGP7RjS0/s72-c/F0029004.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-8104532472554108614</id><published>2008-06-21T22:36:00.004+02:00</published><updated>2008-06-21T23:45:34.485+02:00</updated><title type='text'>Circulez!</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/__Nnchi40mCY/SF12bysQyCI/AAAAAAAAAF0/_gnDwbF5xTM/s1600-h/sifflet.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/__Nnchi40mCY/SF12bysQyCI/AAAAAAAAAF0/_gnDwbF5xTM/s200/sifflet.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5214454163400869922" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Toutes mes capacités de production sont dédiées à la fabrication de l'être humain supplémentaire qui va venir pomper mes réserves et celles de mère Nature en s'ajoutant à 6 milliards et quelques de congénères dont 850 millions qui ne mangent pas à leur faim. Pour le reste je n'existe plus. Je suis même assez contre-productive.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Je garde juste quelques miettes d'énergie pour m'occuper de mon premier enfant mais j'ai renoncé à tout le reste: les chaussures à talons, les discussions cohérentes, la pensée constructive, l'avenir. Si je me couche à 22h45 j'ai la sensation d'avoir veillé. Si je ne fais pas la sieste, à 18h j'ai l'impression de ne jamais avoir dormi de ma vie. Je me fous du boulot, je n'ai plus de créativité et je trouve le blog médiocre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'attends l'échographie du 11 juillet et les vacances le 13. Si quelqu'un vient entraver le bon déroulement de mon calendrier, je suis capable de l'éliminer. Comme j'ai voulu rayer du recensement le connard de vendredi.&lt;br /&gt;Chaque mouvement est une lutte en ce moment mais il y en a un qui est particulièrement redoutable (enceinte ou pas) c'est l'installation de Diego dans son siège auto. Je lui demande toujours de m'aider en commençant par s'asseoir correctement mais il faut bien sûr tout commenter et il veut toucher le plafond de la voiture, il a chaud aux pieds et veut que je mette du Johnny. Pendant que je lui réponds je dois chercher la boucle, appuyer sur un bouton qui permet de détendre les bretelles, c'est l'étape un. Ensuite il faut lui passer les bretelles, puis parvenir à réunir trois morceaux pour clipper l'ensemble. C'est là qu'on devient dingue et qu'on prend la suée. Si on a négligé l'étape 1, l'ensemble est trop tendu et au moment crucial où on pense réussir à entendre le "clic" magique, il suffit que Diego bouge pour que tout lâche. Parfois il faut reprendre le processus au début.&lt;br /&gt;Evidement cette action chronophage d'arnachement d'enfant s'effectue avec le postérieur dépassant sur la chaussée, le dos cassé en deux, le bidon qui tombe dans le vide et les bras tendus vers le lieu de l'action. Un plaisir.  Un petit plaisir que je me suis offert vendredi après-midi et pendant que je transpirais à la tâche j'ai entendu quelqu'un me klaxonner le cul. Je n'y ai pas cru! J'avais bien repéré qu'une voiture était en double file de l'autre côté de la ruelle mais j'étais bien garée et n'avais rien à me reprocher. Je me redresse pour voir à qui j'ai à faire. Le type à la tête de con me fais un signe de la main genre "dégage". Heureusement qu'on est pas aux USA parce que j'aurais eu un flingue je l'aurais descendu. J'ai pris le temps d'extirper tout mon corps du véhicule et j'ai laissé Diego délirer à voix haute. Je me suis postée devant la bagnole du mec; je ne sais même plus ce que j'ai dit. Peut-être "Je suis enceinte et en train d'accrocher mon gosse alors tu fermes ta gueule. Juste ça. Ferme ta gueule". J'avais l'air d'une folle, je le sentais. J'avais presque de la mousse au bord des lévres. Je me serais fait peur à moi-même. Le type s'est écrasé. C'est drôle, je devrais me sentir plus fragile je sais pas, plus vulnérable mais c'est le contraire, je suis comme enragée. C'est épuisant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après ma première grossesse j'ai regretté de ne pas avoir tenu un petit cahier racontant étape par étape ce que je ressentais pendant 9 mois. Je le fais aujourd'hui au travers du blog mais j'écris mal à cause des hormones et la fatigue me rend agressive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sais que le plouc en voiture est l'arbre qui cache la forêt. Rozenberg m'aurait sûrement poussée à aller droit au but. Je ne lui aurais même pas raconté cette annecdote ridicule d'ailleurs. Mais j'ai besoin de recul sur les évènements actuels un peu lourds. Il faut que je les digère et quand je suis enceinte j'ai le transit ralenti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-8104532472554108614?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/8104532472554108614/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=8104532472554108614' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/8104532472554108614'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/8104532472554108614'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/06/circulez.html' title='Circulez!'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp2.blogger.com/__Nnchi40mCY/SF12bysQyCI/AAAAAAAAAF0/_gnDwbF5xTM/s72-c/sifflet.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-8432654178527531152</id><published>2008-06-18T14:55:00.008+02:00</published><updated>2008-06-18T17:24:09.375+02:00</updated><title type='text'>Un autre monde n'est pas possible</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/__Nnchi40mCY/SFkjT9daCdI/AAAAAAAAAFs/5D2FtkERoHg/s1600-h/bn279035.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/__Nnchi40mCY/SFkjT9daCdI/AAAAAAAAAFs/5D2FtkERoHg/s200/bn279035.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5213236869480450514" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;On me dit souvent que je suis hargneuse, que je ne mets pas d'eau dans mon vin, que j'ai toujours besoin d'un nouveau combat, d'une petite guéguerre en cours, d'un os à ronger, que je suis culpabilisante, etc.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas si c'est vrai.&lt;br /&gt;Si tout le monde le dit, c'est qu'il y a  peut-être quelque chose.&lt;br /&gt;Le fait que je sois perpétuellement épuisée est sans doute la preuve que j'ai toujours quelque chose sur le feu. C'est aussi parce que j'estime que l'on est pas obligé d'attendre d'être affamé pour se mettre en cuisine. C'est vrai que j'ai une haine profonde pour les attentistes. En avoir épousé un me donne d'ailleurs bien du grain à moudre. Je déteste les gens qui "s'accommodent". Toutes ces personnes capables pendant des décennies d'accepter l'inconfort psychique afin d'accéder à la satisfaction immédiate de besoins basiques (je voudrais déjeuner tranquillement, je voudrais faire une sieste sans penser à tout ça, j'aimerais bien qu'on ne parle pas de ça maintenant, avec le temps ça va s'arranger tout seul, ça finit toujours par s'arranger d'ailleurs).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'accommoder c'est mourir d'une mort lente et douloureuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant, quand j'étais petite, moi aussi je voulais être tranquille. Mais j'ai compris assez tôt que cette quête serait un combat éternellement vain que je me devais de mener jusqu'à la fin pour me sentir vivante et ne pas capituler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon plus vieux souvenir date de mes deux ans. Je me rappelle parfaitement d'une image où un adulte ouvre la porte de la chambre dans laquelle mon pote et moi nous étions sensés dormir alors que ma mère mettais au monde une autre personne que moi dans la pièce d'à côté. Ce n'est pas un mauvais souvenir, mais ce n'est pas non plus un bon souvenir.&lt;br /&gt;Par contre, je me souviens très bien que vers deux ans et demi, j'aimais beaucoup faire caca dans mon pot.  Je me souviens par exemple que les wc n'étaient pas profonds et qu'avec le pot placé devant les toilettes il était difficile de fermer la porte. En tout cas, si on la fermait, j'avais le nez dessus et je ne pouvais pas profiter de mon affiche dinosaures qui était grandiose.&lt;br /&gt;Voilà mes derniers instants de quiétude: chier la porte ouverte en compagnie des diplodocus. Ma soeur ne marchait pas encore. Sans le savoir, j'étais en sursis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'introduction du trotteur a déclenché ma première crise de misanthropie.&lt;br /&gt;Un jour de vacances, en quête de plaisir simple, je décide d'installer mon pot sur la terrasse de la maison de campagne. A l'époque elle était en béton peint et à cette heure de la journée la réverbération était presque étourdissante. Mais le soleil n'était pas pour autant écrasant et un souffle d'air le rendait juste chaleureux. Le moment était parfait.  A peine avais-je entamé les réjouissances qu'un bruit lointain mais bien connu est venu gâcher mon plaisir. Un bruit mutant entre le chant d'un oiseau et le grincement des roulettes rouillées. A cet instant j'ai su que l'araignée joufflue et souriante arrivait. Quelques secondes plus tard, le bébé aux pattes de métal était venue profiter du spectacle. Assise dans son trotteur suranné à la culotte décolorée, ma soeur pédalait à moitié dans le vide, surexcitée de découvrir ma dernière invention (tout ce que je faisais à l'époque était magique pour elle, même mon caca était formidable). J'étais faite comme un rat. Je voulais étrangler ma mère. Je me rappelle avoir crié pour qu'on me l'enlève. C'était le cri d'une bête prise au piège, une supplication. Ma génitrice a grommelé une non-réponse à mon appel. J'ai du me résoudre à l'évidence: l'ère du plaisir avait pris fin avec la hausse subite de la démographie familiale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis lors j'ai perdu toute empathie et je n'accepte pas que l'on puisse réclamer d'être tranquille. Surtout pas pour chier.&lt;br /&gt;Et je préfère tuer mon plaisir dans l'oeuf plutôt que de laisser les autres me le gâcher.&lt;br /&gt;Vous ne m'aurez pas. Je ne me rendrai jamais, jamais vous m'entendez?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Note: la prochaine fois, raconter comment je suis devenue violente à partir de janvier 1986 quand ma mère a mis autant de fèves dans la galette des rois qu'il y avait d'enfants à table.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-8432654178527531152?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/8432654178527531152/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=8432654178527531152' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/8432654178527531152'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/8432654178527531152'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/06/djeuner-en-paix.html' title='Un autre monde n&apos;est pas possible'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/__Nnchi40mCY/SFkjT9daCdI/AAAAAAAAAFs/5D2FtkERoHg/s72-c/bn279035.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-1012229906643456802</id><published>2008-06-16T11:00:00.004+02:00</published><updated>2008-06-16T12:16:47.133+02:00</updated><title type='text'>Pourquoi tu pleures?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SFY9YPfxylI/AAAAAAAAAFk/ofcWCFtEAKg/s1600-h/55842596.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SFY9YPfxylI/AAAAAAAAAFk/ofcWCFtEAKg/s200/55842596.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5212421105413900882" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;La "famille du bonheur" est sous tension. Lola part pour le centre dans une semaine. Diego, dont nous avons fête l'anniversaire avec un peu d'avance, refuse d'admettre qu'il va avoir 3 ans (dans un sens il a raison, ce sera le 20). Laurent, comme à son habitude lorsqu'il faut être à fond, s'absente psychologiquement et physiquement, rentre saoul à 3 heures du matin, deux fois dans la semaine et se plaint le lendemain qu'il est fatigué, qu'il faut aller chercher la moto qui est restée dans le bois, bref il est d'une grande aide. Moi, je suis enceinte et  prête à payer pour qu'on me plonge 8 mois dans un sommeil artificiel et qu'on me réveille juste pour accoucher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai toujours été fatiguée (c'est de naissance) mais je me rappelle bien que pendant ma première grossesse j'avais été épatée par la puissance du sommeil qui s'emparait de moi, généralement après déjeuner. J'ai retrouvé cette sensation, sauf que cette fois c'est toute la journée et même endormie je suis fatiguée. Quand la crise de sommeil arrive, on est comme pris dans un courant. Non, en fait, c'est plutôt comme une houle. Le corps ne se tient plus, on est un pantin désarticulé sur le pont d'un bâteau: la pesanteur et le mal de mer qui sévissent simultanément. On voudrait lutter, rester un humain, resister et rester debout, fier. Le combat est perdu d'avance. On est aussi lourd qu'une carcasse de veau. Il faut dormir.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je déteste faire la sieste. On a toujours froid en s'endormant. Alors on se couvre avec un plaid, comme les vieux, mais ça fait transpirer. Au réveil on est mou, on a mauvaise haleine et les vêtements grattent. Comme je n'ai pas de collègue je fais la sieste au bureau. L'autre jour, je suis arrivée à 10h00, je me suis couchée à 14h30 et je me suis réveillée à 16h00. Je suis allée à la Poste avec un brushing asymétrique que Jean-Louis David lui-même aurait du mal à reproduire (coiffé côté bureau, plat côté sieste) et la moitié du visage froissée et rouge. Je me suis regardée dans le miroir. Je me suis vue quand  j'avais 4 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Diego pense certainement que je suis malade. Je passe le week-end allongée dans l'obscurité, je lui dis qu'il ne faut pas tirer sur mes seins ni sauter sur mon ventre. Je ne veux plus non plus le porter sur 3 km, ni faire le cheval à 4 pattes dans la maison. Je suis lasse d'être couchée par terre avec lui alors qu'il me donne des coups de pieds en dormant. Bref, je suis devenue vraiment très bizarre. Depuis l'annonce de la grossesse je dois tout faire.&lt;br /&gt;- J'ai soif&lt;br /&gt;- Demande un verre d'eau à Papa&lt;br /&gt;- Non, c'est Maman&lt;br /&gt;Dès que je ne suis plus dans son champ de vision il dit "J'ai perdu ma maman". Et surtout, il demande 5 fois par jour à "se cacher avec Maman".&lt;br /&gt;Il est aussi très provocateur et a entamé une guerre des nerfs sur les thèmes de la propreté, de la parole, et surtout de la nuit.&lt;br /&gt;- Non, pas ça mettre une couche.&lt;br /&gt;- Ah bon? Tu ne veux plus mettre de couches?&lt;br /&gt;- Non, je veux rester tout nu.&lt;br /&gt;- Tu peux rester un peu tout nu mais après on mettra un slip. Et si tu as envie de faire pipi, tu feras où?&lt;br /&gt;- Faire pipi par terre.&lt;br /&gt;Je me suis fachée. C'était évidement ce qu'il cherchait mais je suis un être humain.&lt;br /&gt;La nuit dernière son père a dormi avec lui. Le cercle infernal du sommeil. Avec son père il réclame sa mère, avec sa mère il appelle son père. On est épuisé et on voudrait dormir mais on fait n'importe quoi. Du coup, au réveil, son père lui en voulait un peu. J'ai pris gaiment le relais, malgré mon épuisement. J'ai pris des coups de pieds en l'habillant car il dormait toujours et était très faché. Mais il avait envie de prendre le bus.&lt;br /&gt;On monte dans le bus. Il est content. Il commente. Il faut descendre. Il refuse. Sur le trottoir il fait le mou et hurle "le buuuuussss". Je me casse les reins et commence à gueuler. Il est 08h50. Il veut que je le porte en le plaignant. Je ne veux pas et je lui explique pourquoi. Il est en larmes et  gémit "Pourquoi tu pleures?" Je le tape sur la tête avec le ballon de baudruche qu'il a voulu qu'on amène avec nous dans le bus. Ses cheveux se dressent à cause de l'électricité statique. Tout le monde nous regarde. On a l'air fou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En arrivant au bureau, j'ai pris rendez-vous chez la pédopsy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-1012229906643456802?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/1012229906643456802/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=1012229906643456802' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/1012229906643456802'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/1012229906643456802'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/06/pourquoi-tu-pleures.html' title='Pourquoi tu pleures?'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SFY9YPfxylI/AAAAAAAAAFk/ofcWCFtEAKg/s72-c/55842596.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-8658444899794977951</id><published>2008-06-11T17:35:00.001+02:00</published><updated>2008-06-13T12:11:06.562+02:00</updated><title type='text'>Vivre ou donner la vie, il faut choisir</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SFAHUEyblvI/AAAAAAAAAFU/4e-0koG5hi0/s1600-h/cahu%C3%A8te.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SFAHUEyblvI/AAAAAAAAAFU/4e-0koG5hi0/s200/cahu%C3%A8te.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5210672810331707122" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Depuis qu'Alba (qui n'est pas une tire-au-flanc) m'a dit qu'elle considérait que la grossesse était incompatible avec plein d'activités, notamment le travail, je n'arrête pas de faire la liste de toutes les pratiques que mon état rend difficiles, impossibles, ou interdites.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Travailler.&lt;br /&gt;En temps normal, je ne fais pas partie des personnes pour lesquelles le travail représente bien plus qu'une source de revenus. Cependant, je dois reconnaître qu'une activité salariée a quelques intérêts supplémentaires:&lt;br /&gt;1 ne pas passer toute la journée avec Diego (un suplice),&lt;br /&gt;2 être sur un pied d'égalité avec Laurent (l'engueuler sans prendre le risque de recevoir un carton rouge "mais toi tu bosses pas!")&lt;br /&gt;3 avoir l'illusion d'être une adulte autonome et indépendante (c'est pas comme si ma mère gardait mon fils pendant que j'étais en réunion avec mon père!)*&lt;br /&gt;4 pouvoir discuter avec les êtres humains d'autre chose que des couches bio, de l'usage du tire-lait et du prix des petits pots.&lt;br /&gt;Je pense à tous ces bénéfices chaque matin au réveil car me laver, manger, préparer Diego, marcher une demie-heure, déposer Diego, prendre le métro, changer de métro, ouvrir le bureau et refaire la même chose le soir est une torture.&lt;br /&gt;Je comprends aujourd'hui la réflexion d'une collaboratrice il y a une semaine "Tu es enceinte? J'en étais sûre! l'autre jour je l'avais remarqué, ca ne se voit pas physiquement mais je ne sais pas, c'est dans le comportement."&lt;br /&gt;Effectivement, je ne suis pas concentrée, je ne comprends plus ce qu'on me dit, je dors sur place, je fais des choses débiles. Exactement comme lorsque j'ai la gueule de bois, sans la soirée sympa la veille.&lt;br /&gt;Etre enceinte rend inefficace.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faire l'amour&lt;br /&gt;Problème: soient deux êtres humains adultes, un mâle et une femelle. Soit un être humain mâle et jeune. Les yeux de la femelle se ferment chaque soir à 23h00 précises. L'individu jeune est en suractivité jusqu'à minuit trente en semaine, 01h30 le week-end. Sachant que l'individu mâle ne peut prendre de risque de reveiller la femelle et que le jeune sera en activité jusqu'à son endormissement, les deux specimens adultes ont-ils une chance d'avoir un soir un rapport sexuel?&lt;br /&gt;Etre enceinte rend frustrée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Boire et fumer&lt;br /&gt;Même si mon sevrage est passé et que je n'en ressens plus le besoin, le manque "social" est encore là. Boire c'est quand même fédérateur, c'est un échange. La cigarette, beaucoup moins mais elle était un moment de couple sympathique. Maintenant je râle sur Laurent parce que ça pue, même la fenêtre fermée. Quant au vin, boire un verre en sachant que ce sera le seul de la semaine ca m'énerve tellement que je préfère m'abstenir. C'est comme des préliminaires sans coït, super agaçant. Au début on se dit "bon, j'apprécie, je savoure". Que dalle ouais!&lt;br /&gt;Etre enceinte rend aigrie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Manger&lt;br /&gt;C'est le grand piège, surtout lorsqu'on est pas trop malade. Comme on est privée de tout le reste on se venge sur la bouffe. Cela a plusieurs effets indésirables: ca donne mauvaise conscience envers ceux qui ont faim, ca fait mal au coeur si on abuse et au bout de 9 mois on a pris 20 kilos.&lt;br /&gt;Mon truc à moi, c'est les mini babybels. Je n'en mange jamais en temps normal. Enceinte, je peux en manger 4 de suite et même au petit déjeuner. C'était comme ça pour Diego et là ça m'a reprise. Lola a failli prendre une gifle quand j'ai découvert qu'elle en avait mangé un (pas que ça m'embête pour elle à cause de son poids mais parce que ce sont mes "babybels de grossesse)". Le gros problème du babybel à l'aspect inoffensif et mignon c'est que c'est le seul fromage qui fait puer de la gueule, même après un brossage intensif. Du coup, j'ai mauvaise haleine pendant toute ma grossesse. Je m'en fous je baise plus, alors...&lt;br /&gt;Etre enceinte rend indésirable&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La liste n'est pas exhaustive.&lt;br /&gt;Il vaut mieux que je positive en pensant à ce que je peux continuer de faire: respirer, prendre du doliprane, dormir avec Diego, avoir une place dans le métro et surtout manger des babybels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque j'étais enceinte de Diego, j'étais inscrite sur un site qui s'appelle magrossesse.com. Toutes les semaines j'allais sur le "suivi de grossesse" et j'avais des infos sur l'évolution du foetus et assez bizarrement ils me donnaient même des infos sur moi. "Vos pieds gonflent", "Vos cheveux tombent". N'importe quoi. Enfin ça occupe. Du coup je me suis dit que j'allais m'inscrire à nouveau. Impossible d'accéder au formulaire. Je fais plusieurs essais. Je fini par rentrer une vieille adresse email et un ancien mot de passe. Ils ne m'ont pas oubliée. Je cherche à créer un suivi de grossesse quand je réalise que les compteurs ne se sont pas arrêté depuis la naissance de Diego:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chère Jasagana,&lt;br /&gt;Vous êtes enceinte de &lt;span style="font-family:courier new;"&gt;195&lt;/span&gt; semaines&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La classe, je suis enceinte depuis 4 ans et après on me dit que c'est trop tôt pour l'annoncer?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*penser à démissionner après la naissance du bébé&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-8658444899794977951?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/8658444899794977951/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=8658444899794977951' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/8658444899794977951'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/8658444899794977951'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/06/vivre-ou-donner-la-vie-il-faut-choisir.html' title='Vivre ou donner la vie, il faut choisir'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SFAHUEyblvI/AAAAAAAAAFU/4e-0koG5hi0/s72-c/cahu%C3%A8te.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-6407922560808845156</id><published>2008-06-09T10:53:00.000+02:00</published><updated>2008-06-09T13:47:44.405+02:00</updated><title type='text'>Délit de bonheur</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp0.blogger.com/__Nnchi40mCY/SE0MVgtfXpI/AAAAAAAAAFI/05SziWbJcQU/s1600-h/chato.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5209833907635052178" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/__Nnchi40mCY/SE0MVgtfXpI/AAAAAAAAAFI/05SziWbJcQU/s200/chato.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;div align="justify"&gt;La veille de la naissance de Diego, ma belle-mère m'avait dit en parlant du bébé "Faudra pas trop le cajoler!" C'était la meilleure de toutes les "phrases qui tuent durant la grossesse". Elle avait gagné le championnat 2005 haut la main. Elle bouclait la boucle car elle avait ouvert le concours dès l'annonce de la grossesse par un "Laurent va être papa!" qui m'excluait avec la délicatesse et la subtilité dont elle sait faire preuve.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Pour la cuvée 2008, un nouveau concurrent a fait une entrée remarquable lors de l'enterrement de l'ADV. Le cousin de Laurent s'est bien placé dans la course ce vendredi.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le matin même, mon gynéco était jovial et enthousiasmé par la coloration de mon col (pardon pour les détails), la texture de "mes seins de grossesse" (les fourbes), mon ventre déjà rond et qu'il commentait ainsi: "Avec vous c'est tranché, vous êtes bien enceinte et ca se voit!", "Vous faites des enfants en vous regardant dans les yeux avec votre mari?" et autres remarques aussi idiotes que gentilles et si douces à l'oreille dans ces moments-là.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je m'efforce d'être consciente de la "chance" que j'ai de ne pas avoir eu à lutter pour être enceinte et je sais qu'il est facile de dire que les enfants ne sont pas une fin en soi... quand on en a déjà! Mais deux éléments jouent en ma faveur: je &lt;em&gt;sortais &lt;/em&gt;avec Laurent alors que j'avais 24 ans et je suis &lt;em&gt;rentrée&lt;/em&gt; (j'ai fait mon premier enfant) à 25. Ma jeunesse et mon inconscience totale m'ont donc permis d'obtenir ce résultat de vie magnifiquement cahoteux (oui ce mot existe*): mariée avec un homme de quinze ans de plus, belle-mère d'une ado en crise qui me hait à défaut d'haïr sa mère, mère d'un garçon à la fois génial et débile, enceinte d'un être qui sera peut-être la cerise sur la pièce montée de ma folie.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;On applaudit des deux mains.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je dois être tout à fait enviable. C'est la raison pour laquelle ma belle-famille m'envoie des scuds. Je dois payer pour tant de bonheur facile: être mariée à Laurent (quelle joie), vivre avec Lola (trop de la chance), avoir 1 petit et bientôt 2 (wahou la vie de rêve!)&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je dois mériter l'acharnement dont j'ai fait l'objet jusqu'à maintenant. Je suis une sale crâneuse, une gamine pourrie gâtée. Les méchancetés ne sont que le revers de la médaille. C'est vrai quoi, après tout qu'est-ce que j'ai de si particulier pour avoir droit à ces honneurs incroyables?&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Depuis que je ne vois plus mes beaux-parents, j'ai divisé le nombre de phrases qui tuent par 10. Mais chaque fois que je croise un membre du club, j'ai droit à une perle.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Vendredi dernier donc, le cousin de Laurent m'a sorti la méchanceté à laquelle toutes les femmes enceintes ont droit au moins une fois:&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;"T'es enceinte que d'un mois? Bah dis donc c'est pas très prudent de l'annoncer!"&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Typique du langage familial: la morbidité derrière chaque mot, la névrose qui sort en décolleté, la grossierté sans fard, le degré zéro de la finesse, l'absence totale de bienveillance.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;J'ai pensé au grand Jean-Claude Van Damme: "c'est dur de s'expliquer avec des mots et de faire passer des choses par l'esprit, alors qu'un coup de poing sur la gueule, tout le monde comprend". &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mais j'ai dit: "Les gens qui sont ici sont mes amis. Si je suis enceinte, je veux partager ma joie avec eux et je leur dis. Si je fais une fausse-couche, ils partageront ma peine avec moi, parce que c'est comme ça l'amour, l'amitié, la naissance et la mort".&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;J'ai adoré le "c'est pas prudent". Comme si je prennais le risque d'être punie pour mon délit de bonheur. Mon arrogant bonheur. Ca mériterait une fausse-couche en bonne et due forme. Ca me ferait les pieds et la prochaine fois on m'y reprendrait pas.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il faut que je pense à allumer un cierge et à le déposer près de l'autel des couples stériles. Lorsqu'on est enceinte, on doit se sentir redevable. Dieu nous a fait un cadeau incroyable: il a béni notre partie de baise. Il nous a choisi. (Peut-être parce qu'on est des bons coups?)&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je remercie donc Notre Père et je ne me réjouis pas à 100% car je dois partager la peine de ceux qui ne parviennent pas à avoir d'enfant. Si je ne le fais pas, on peut me reprendre le petit.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ouuh j'ai peur.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Plus tard, dans la soirée, le frère de Laurent a placé que Lola sortirait anorexique du centre dans lequel elle rentre dans 15 jours. C'était sur le ton de l'humour je crois. Peut-être que ce n'était pas grave. C'est passé très vite, comme le vol d'un bébé guêpe qui pique en passant. WiZZzzzzz!&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je n'ai pas relevé.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ca fait plaisir de voir que la belle-famille nous souhaite plein de bonheur.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Laurent aussi fait de belles sorties parfois. C'est très drôle parce qu'il se fait immédiatement taper dessus avec mon rouleau à pâtisserie imaginaire qu'on pourrait appeler le "T'es con ou quoi?". Je tape fort avec ça. Ensuite on en rigole parce qu'il arrive à prendre conscience de son problème ou de sa connerie. Ca lui fait comme des retours d'acide: en plein milieu d'une discussion il est pris d'une poussée mysogyne (dédicace à papa), ou d'un flash morbidos (preuve de loyauté envers maman). Mais il n'est jamais méchant. Pas une fois je ne l'ai entendu souhaiter du mal à quelqu'un. Il est généreux et sincère.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Au départ j'étais persaduée qu'il tenait cela de ses parents. Waf waf. Ca me fait rire quand j'y pense. L'arnaque. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Bon, voilà. Petit message à l'intention de ceux qui veulent le recevoir (les mal-aimés de tout bord): le petit crabe naîtra un jour, dans neuf mois ou plus tard. C'est aussi sûr que le fait que vous resterez frustrés à vie, habités jusqu'au dernier souffle par la tristesse, avec votre névrose pour seule compagnie. C'est aussi vrai que l'existence de la mort me pousse à jouir de la vie quand vous êtes fascinés par le malheur. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je fabrique mon château de sable. C'est difficile. Il est fragile. J'ai assez du vent et des vagues comme danger pour que vous veniez l'écraser avec vos grosses godasses!&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La plage appartient à tout le monde. Faites votre propre château à côté du mien et piétinez-le si ça vous chante.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Jean-Claude a dit un jour: "pour atteindre la pleinitude il faut se digérer soi-même".&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Vous êtes indigestes? J'y peux rien.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;N'oubliez pas qu'avec moi, c'est tranché.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;(*)&lt;em&gt; “subissant des secousses” dues aux nids-de-poule sur une route, qui vient de cahot.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-6407922560808845156?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/6407922560808845156/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=6407922560808845156' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/6407922560808845156'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/6407922560808845156'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/06/dlit-de-bonheur.html' title='Délit de bonheur'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/__Nnchi40mCY/SE0MVgtfXpI/AAAAAAAAAFI/05SziWbJcQU/s72-c/chato.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-5845364104102156402</id><published>2008-06-07T14:06:00.000+02:00</published><updated>2008-06-07T16:45:08.666+02:00</updated><title type='text'>Joyeuses funérailles</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SEqdaqN74pI/AAAAAAAAAFA/Hg7kxVtwr8Y/s1600-h/chapo.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SEqdaqN74pI/AAAAAAAAAFA/Hg7kxVtwr8Y/s200/chapo.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5209149000342299282" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Hier, dans le courant de l'après-midi et suite à une longue concertation téléphonique, le triumvirat de l'ADV (l'apéro du vendredi) a décrété son auto-liquidation.&lt;br /&gt;Un hara-kiri dînatoire.&lt;br /&gt;Difficile décision que celle de mettre fin à un rituel de plus de 2 ans. L'apéro du vendredi était devenu une institution.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque Diego était tout petit, pour maintenir du lien social et afin d'honorer comme il se doit la libération du vendredi soir (ce moment magique lorsque l'on sort du métro à 18 heures et que l'on respire la première bouffée d'air du week-end), j'achetais systématiquement une bonne bouteille, de la fêta et quelques chips. Aldo et ma soeur, parfois ma cousine et son ami nous rejoignaient, puis Laurent revenait de l'entraînement. Chacun amenant une bouteille, notre consommation vinicole allait bon train. Un problème technique s'est rapidement posé: l'ivresse était accélérée par la faim, mes cacahuètes et mes allumettes de concombre ne suffisaient plus à fournir de l'énergie à tout ce petit monde. Nous étions cassés pour le week-end, dès le vendredi soir. Ma soeur et Aldo ont procédé à un vote secret. Les deux consuls ont pris la décision de cuisiner le vendredi soir. Une nouvelle ère a commencé. Je faisais les courses de base, ma soeur et Aldo achetaient de quoi préparer un plat et les autres participants amenaient leur bouteille. L'apéro, au lieu de se finir à minuit et demi se prolongeait jusqu'à 1h30.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec le temps et avec notre déménagement, l'organisation est devenue de plus en plus pointue et la créativité de ma soeur était sans bornes. Les apéros sont devenus des dîners thématiques de 12 convives en moyenne: d'abord par continents puis par pays, à la fin par régions: vénézuelien, chilien, chinois, japonais, malien, libanais... La décoration était adaptée et nous avons même poussé le vice dans l'achat d'accessoires (cactus et sombrero pour manger mexicain, bonzaï pour le japonais).&lt;br /&gt;Être la maîtresse de maison n'était pas un titre honorifique, mon rôle était également de tout nettoyer, seule, puisque les deux autres consuls avaient fait leur part et que mon macho de mari profitait des festivités sans participer à leur organisation. Il avait bien fait comprendre, depuis le début, que s'il devait faire les courses, la cuisine ou le ménage il suspendrait l'apéritif du vendredi. Comme je ne suis pas une castratrice de base, je lui ai laissé l'illusion qu'il en avait le pouvoir pendant deux ans. Vers 2h00 du matin, tous les vendredis je quittais mon habit de saoularde pour faire entrer en scène La Tornade Espagnole. Son travail consistant à faire oublier à l'appartement l'assaut dont il avait été victime, à effacer l'outrage infligé à la cuisine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis quelques temps, une certaine lassitude s'était installée, comme un voile léger. Une ambiance fin de règne s'était emparé de notre moment privilégié. La fête était devenue un rendez-vous incontournable. La répétition avait tué l'idylle, comme un mariage mettant fin à la passion. Tels des amants autrefois enflammés nous étions tous dans une quête nostalgique de grands moments d'amitié portés par le bon vin. Ma soeur, notre Vatel du vendredi, n'avait plus la foi, elle était lasse d'être seule en cuisine. Quant à  Conchita la Tornade Espagnole, elle s'était résolue à rendre son tablier. Faire le ménage à 02h00 du matin, sans avoir bu une goutte de nectar alcoolisé était une mission impossible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons donc mis fin hier soir à l'apéro du vendredi, comme on pique un petit animal familier. Nous étions à la fois tristes et pleins d'attente. Aldo était survolté, Vatel était saoule, Laurent s''était exceptionnellement mis en cuisine et a fait des hot-dogs. Je n'ai pas assez bu pour en profiter mais je sentais malgré la fatigue que ce moment était particulier, que cet apéro-ci resterait dans les annales comme un des plus marquant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce matin, au réveil, seule dans mon lit (Laurent dormait en pull ceinture jeans à côté de son fils), je me suis demandé si notre décision n'avait pas été prématurée. La soirée de la veille avait été tellement sympa. En mettant mes chaussons je pensais que nous pouvions annuler le décret ,que l'apéro pourrait revivre, que ses cendres étaient encore ardentes.&lt;br /&gt;Je ne croyais pas si bien dire, les cendres ardentes m'attendaient dans la cuisine. Elle avait l'air dévastée par une bande de Vikings. Un bouchon de champagne gisait dans les restes d'une barquette géante de taboulet, des miettes étaient fossilisés dans une flaque de vodka, des tronçons palichons de Knacki baignaient dans la casserolle, un bol odorant de ketchup coupé à la moutarde parfumait l'ensemble. Les lampions de la terrasse étaient restés allumés, des cendres avaient été déposées dans mes petits photophores à la place des bougies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis rappelé pourquoi j'avais anesthésié l'ADV.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-5845364104102156402?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/5845364104102156402/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=5845364104102156402' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/5845364104102156402'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/5845364104102156402'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/06/hara-kiri.html' title='Joyeuses funérailles'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SEqdaqN74pI/AAAAAAAAAFA/Hg7kxVtwr8Y/s72-c/chapo.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-5158888939191142509</id><published>2008-06-05T13:03:00.000+02:00</published><updated>2008-06-07T17:19:01.252+02:00</updated><title type='text'>PAF le chien!</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.fotosearch.fr/thumb/ALU/ALU222/TVN_44.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px;" src="http://www.fotosearch.fr/thumb/ALU/ALU222/TVN_44.gif" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les plaisirs de la grossesse sont extrêmement limités. En revanche les contrariétés sont nombreuses. Plus encore qu'avant? Oui, car avant, les 5 sens n'étaient pas au garde à vous et les évènements nous paraissaient gérables.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quand on est enceinte on a un 6ème sens qui est une combinaison maléfique des 5 premiers: l'anarchie hormonale. Et alors même qu'on partage son corps avec un autre être humain, on souffre d'une solitude profonde.&lt;br /&gt;Depuis que mon état me prive des réjouissances sociales et de des activités dont j'ai été championne (la boxe et l'apéritif...), j'ai repris ma place devant la télé (je l'avais cédée aux enfants depuis 3 ans).&lt;br /&gt;Et ma sélection de programmes est aussi débridée que mon statut hormonal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand je regarde la série &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La Maison Blanche&lt;/span&gt; (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;The West Wing&lt;/span&gt;), j'ai l'impression de travailler le soir. Les personnages sont tellement occupés, pressés et appliqués à leur tâche qu'ils n'ont pas de vie privée et sont hyper stressés. Toute leur énergie est mise "au service du Président" qui lui aussi travaille dur. Il est le "leader du monde libre" (c'est comme ça qu'ils l'appellent dans la série): hyper cultivé, humain, fin, humble, consciencieux.  Il culpabilise parce qu'il fume une cigarette en plein conflit avec la Colombie. Evidement c'est une fiction, c'est LE rêve américain. En vrai, Bill Clinton tirait des coups dans le bureau ovale et Bush pratique son swing dans le jardin des roses.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Essayons de transposer la chose chez nous "Je suis fier de servir le Président Nicolas Sarkozy, chef du monde libre". Et Chirac finissant ses discours par "Dieu bénisse la France". Hum?&lt;br /&gt;Si en 14 ans de pouvoir, il avait fallu faire analyser toutes les robes sur lesquelles Mitterand avait laissé des traces de sperme, les finances publiques auraient pris une sacrée claque. Les Américains ont été choqués par les cigares de Lewinski, nous, on nous avait carrément caché Mazarine.&lt;br /&gt;La France a plein de mauvais côtés mais pour ce qui est d'être moralement libérés on a quand même pris un peu d'avance sur les USA, même si nous sommes des ploucs puant le camembert avec un président bling-bling beauf et une première dame nasilliarde et totalement ignare. Tant qu'ils auront encore la peine de mort et les comités anti-IVG, tant qu'ils donneront la parole aux pasteurs et auront des armes en vente libre, je ne traverserai pas l'atlantique pour rejoindre à la nage le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Monde Libre&lt;/span&gt;. On a peut être pas inventé la Play Station mais on a eu Voltaire,  Curie, Diderot, Badinter, Coluche, Condorcet... Arlette Chabot! On se défend bien!&lt;br /&gt;Non mais les Américains, il faut dire leur problème, on est pas plus intelligents qu'eux, on est juste moins nombreux. Tu peux gérer un con. Mais, même avec une équipe de 100 personnes efficaces, tu auras du mal à en gérer 10. C'est une loi naturelle: à répartition égale, les cons sont toujours plus forts.&lt;br /&gt;En tout cas, grace à la Maison Blanche, je me couche tous les soirs avec la satisfaction du travail accompli et je me félicite d'avoir bien avancé sur des dossiers aussi épineux que le nucléaire en Corée ou l'union civile des homosexuels. Pour peu que j'en rêve la nuit, je me réveille en me disant que décidément, je pense trop au boulot et que vu mon état je ferai mieux de me ménager un peu en journée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enceinte, j'adore aussi regarder les talks-shows bien de chez nous. Hier soir, "Ca se discutait", l'anorexie des adultes. C'était parfait: deux heures inutiles mais savoureuses de voyeurisme. J'adore quand Jean-Luc prend son ton à la fois choqué et plein d'empathie "Excusez-moi vous avez dit que vous pesiez combien à cette époque? 28 kilos? A 30 ans? J'aimerais qu'on revoie la photo où vous êtes en maillot de bain, pour nous aider à comprendre un peu mieux la maladie". Vas-y JL, fais péter les photos, on s'en lasse pas. Moi j'ai pris 3 kilos en une semaine. D'ailleurs regarder une émission sur l'anorexie en mangeant du pain et du chocolat, c'est trop bien. Je ne me moque pas, les familles et les couples ravagés par un trouble grave du comportement alimentaire, je connais. Dans les reportages, tout se passe comme chez nous, mais à l'envers. Alors ce n'est même pas de la compassion, c'est juste qu'on est rassuré de voir que ça n'arrive pas que chez soi. Y'a juste une phrase que j'ai retenue, un peu maladroite mais qui exprime bien le phénomène du TCA à long terme: "Au départ l'anorexie était mon ange gardien, mon amie, grace à elle je me sentais surpuissante, j'étais très active, très sportive, je contrôlais tout. Puis, mon coeur à cesser de battre, j'ai été hospitalisée et là tout a basculé. l'anorexie est devenue le Diable, elle avait tissé sa toile, j'ai réalisé que depuis le début j'étais sa proie". Ce qui ressortait surtout c'était que l'entourage ne pouvait rien faire: essayer de comprendre, essayer de communiquer, se fâcher, menacer, fliquer, chercher la phrase magique, quitter. Rien n'y fait, on est totalement impuissant. Alors j'ai fini la tablette de chocolat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre réjouissance télévisuelle, "La fabuleuse histoire des excréments", documentaire en 3 parties diffusé sur Arte qui m'a bien aidé dans mon sevrage en remplaçant pendant 3 jours la petite bière et la cigarette de 19h (autrefois mes récompenses du soir). Trois heures dédiées à la crotte sous toutes ses formes, le caca à travers les siècles, du trône percé aux wc high-tech, des sculptures en bouse à la naissance des mouches à merde. Trop bien quand on est un peu constipé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A propos de caca: quelle bonne nouvelle j'apprends aujourd'hui en lisant Marianne? Je vous le donne en mille... Julien Courbet passe sur France 2! Formidable, ca fera une très bonne première partie de soirée dans les mois à venir. Merci le service public, on sait pourquoi on se lève tous les matins et pourquoi on paye des impôts.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;God bless the television!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-5158888939191142509?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/5158888939191142509/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=5158888939191142509' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/5158888939191142509'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/5158888939191142509'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/06/tlguide.html' title='PAF le chien!'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-6366804579983649955</id><published>2008-06-01T12:13:00.000+02:00</published><updated>2008-06-01T14:00:44.854+02:00</updated><title type='text'>Perdue</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SEKIAU70F4I/AAAAAAAAAE4/OjJqi_L7KJA/s1600-h/supermarch%C3%A9.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SEKIAU70F4I/AAAAAAAAAE4/OjJqi_L7KJA/s200/supermarch%C3%A9.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5206873658394679170" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il y a tout de même deux choses qui changent quand je suis enceinte. La première c'est que je suis hypersensible et ne supporte aucune contradiction ou contrariété. La seconde, c'est que pour un litre d'eau ingéré, j'en pisse deux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ma quête de confort absolu, je me suis mis en tête, dès que j'ai su pour la grossesse, de changer ma garde-robe. Lorsque j'étais enceinte de Diego j'étais habillée comme un sac. Quand on vomit tous ses repas, qu'on n'a plus de droit de boire de vin, qu'on est mal coiffée et habillée en XXL mou, on a pas le moral.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, dès jeudi soir j'ai voulu aller m'acheter des soutifs. J'étais toute contente de ma décision d'en profiter, quitte à être enceinte. La note était de 115 euros (pour deux achats). Mais j'ai sorti gaiment ma CB. J'étais enjouée. Il y a rien de pire qu'un soutif qui n'est pas à la bonne taille et avec ces deux-là j'allais me sentir bien. C'était en tout cas ce que je pensais en faisant mon code.&lt;br /&gt;-"Ah, Madame, la carte ne passe pas". Cool. Ca commençait bien. J'ai du appeler Laurent à la rescousse et dire cette affreuse phrase&lt;br /&gt;-"Bon, mon mari passera les chercher".&lt;br /&gt;En tout cas on revit quand on est bien maintenue des nichons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier, c'était pas mal non plus. J'ai fait une descente chez H&amp;amp;M Mama. Diego était dans le caddie et répétait "pas ça les petites courses". Quand son père nous a rejoins il l'a laissé sortir, il s'est mis à courir partout. J'ai trouvé de quoi m'habiller. Le rayon bébé est juste à côté du rayon maternité. C'est très bien pensé. Quand tu as déjà tout pour toi, tu te diriges hyper naturellement vers les articles naissance. Diego s'est arreté à côté de moi, devant un babygro taille 3 mois. Je me disais que je l'accrocherais quelque part, discretos et que ça me donnerai du courage. "On achète un truc pour le futur bébé, Diego?" "Non!". Je prends quand même le petit vêtement, je l'emmerde Diego. Je tombe sur mon mari: "C'est pour qui ça?" "Bah... C'est mignon non?". Gueulant comme un vulgaire poissonnier (qu'il est): "T'es en plein délire! Tu vas pas acheter ça maintenant on a largement le temps". Les deux ou trois mamans accompagnées de nombreux marmots m'ont jeté un regard condescendant. Je me sentais humiliée et parfaitement honteuse. J'ai remis le babygro. J'avais envie de vomir, ou de pleurer.&lt;br /&gt;Quand tu es enceinte, tes réactions te paraissent tout à fait naturelles, pour les autres, elles sont juste incompréhensibles. C'est pour cela que, quoi qu'il arrive, tu te sens toujours hyper seule quelque part.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chez Carrefour, ce qui est bien, c'est que tu croises des familles pires que la tienne. Avec plein de gosses qui hurlent, des mamans blasées et fatiguées, des papas frustrés avec des cernes. Tu relativises un peu.&lt;br /&gt;On a rempli le caddie et de temps en temps, on laissait Diego sortir, mais là c'était la folie. Il mettait tout et n'importe quoi dans le caddie des gens, s'accrochait à leur chariot, partait en courant dans tous les sens en poussant des cris de joie.&lt;br /&gt;A l'étage il y avait de petits jouets et ce que Diego préfère dans les magasins c'est prendre des jouets et les cacher dans les rayons. Quant à Laurent, sa spécialité est de se barrer quand on arrive à la caisse pour aller chercher LE truc qui manque. Du coup je me suis retrouvée à devoir remplir le tapis roulant de la caisse toute seule, tout en surveillant Diego dans le rayon derrière moi. Sauf que lorsque je me suis retournée pour la 3ème fois, il avait disparu. J'ai commencé à le chercher tranquillement au rayon des jouets, devant les grandes télés, etc. Pendant ce temps Laurent flânait. Toute personne normalement constituée qui laisse sa femme et son enfant avec un caddie à vider, se dépêche d'aller chercher ce qui manque, lui non, lui il a toujours le temps. Diego était introuvable et je commençais à chercher n'importe où et à imaginer n'importe quoi. La caissière a voulu voler à mon secours: "Comment s'appelle-t-il? On va faire un appel, allez l'attendre à l'accueil".  J'avais envie de lui dire: "Mon fils est très différent: même quand sa propre mère l'appelle dans un salon de 20m2 il ne réagit pas". Appeler Diego au micro dans un Carrefour sur deux étages c'était comme envoyer un signal de fumée à un pigeon voyageur ne sachant déchiffrer que les hyéroglyphes. C'est là qu'on prend conscience qu'avoir un enfant normal est tout de même assez pratique. Dans ma tête tout allait très vite. Comment était-il habillé? Et s'il paniquait et commençait à m'appeler et à pleurer? Je voulais rester sur place pour qu'il me retrouve mais en même temps je ne pouvais pas rester statique. Laurent le recherchait activement. Moi je cherchais de façon anarchique en suivant un itinéraire répétitif et idiot. J'étais aussi bête qu'une biche sans son faon. L'affaire a dû durer 15 minutes qui m'ont paru une éternité. Laurent est revenu à la caisse avec Diego dans les bras. Il avait un sourire stupide et un grand morceaux de scotch collé au bras, de la sueur dans les cheveux, signes qu'il s'était bien amusé. A vrai dire, quand je l'ai vu je n'y croyais pas, je continuais à le chercher dans ma tête. J'ai continuer à mettre les achats sur le tapis mais je pleurais comme une madeleine. Laurent a pris le relais et  nous a envoyé à l'extérieur, Diego et moi. Je lui en voulais beaucoup "Pourquoi tu m'as fait ça? Je t'ai cherché partout! Je t'ai appelé! Ne refais plus jamais ça". Il s'est mis à pleurer  par "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;sodilarité"&lt;/span&gt; (c'est comme ça qu'il chante "So-so-so, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;sodilarité&lt;/span&gt;, avec les sans papiers"). Après il répétait en boucle "Je t'ai cherché partout". Mais je crois qu'il n'a rien compris à ce qui s'est passé. Il flânait juste comme son père. Ce n'était pas lui qui était perdu, c'était moi, la preuve j'arrêtais pas de chialer.&lt;br /&gt;Laurent m'a dit qu'il l'avait retrouvé devant les escalators: un groupe de personnes s'était formé au bout du tapis roulant qui monte, quelque chose les gênait pour en sortir. Diego jouait à lancer sur le tapis un tube de papier cadeau qui, lui, revenait irrémédiablement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Assis dans son siège auto il m'a dit "Maman, c'était bien les petites courses. Je suis beaucoup fatigué, je vais bien dormir".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-6366804579983649955?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/6366804579983649955/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=6366804579983649955' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/6366804579983649955'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/6366804579983649955'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/06/il-y-tout-de-mme-deux-choses-qui.html' title='Perdue'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SEKIAU70F4I/AAAAAAAAAE4/OjJqi_L7KJA/s72-c/supermarch%C3%A9.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-9043110692324674799</id><published>2008-05-31T11:16:00.000+02:00</published><updated>2008-05-31T14:49:53.205+02:00</updated><title type='text'>Last dance</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/__Nnchi40mCY/SEE4FU70F3I/AAAAAAAAAEw/Rj4L29RQano/s1600-h/crabes.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/__Nnchi40mCY/SEE4FU70F3I/AAAAAAAAAEw/Rj4L29RQano/s200/crabes.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5206504308387092338" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est incroyable comme les enfants d'une même fratrie ont la capacité (peut-être l'instinct de survie) de se démarquer les uns des autres, dès le début.&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le petit crabe s'accroche depuis 20 jours mais il fait déjà tout pour se rendre agréable, discret et sage. Pas de nausée, pas de fatigue ni de mal aux reins... Fait rarissime, je vais dire quelque chose que je ne dis qu'une fois par décennie: j'ai la pêche! (comme ça c'est fait).&lt;br /&gt;Pendant presque toute la grossesse de Diego je pleurais au réveil, vomissais au bureau, dormais dans le métro, vomissais devant mon entrée et m'endormais en larmes. C'était peut -être ma manière à moi de vivre pleinement la grossesse: chaque seconde, un désagrément me rappelait que j'étais enceinte. Alors qu'avec le petit crabe, j'arrive même à oublier mon état.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Diego participe activement à l'oubli. Il ne dort plus qu'avec quelqu'un à ses côtés, idéalement dans le "lit garage" (le lit parental) dans lequel nous sommes tous les trois alignés comme des voitures sur un parking. Son livre de chevet est "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Comment ratatiner les monstres?&lt;/span&gt;" Il ignore royalement "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Un nouveau bébé chez petit lapin"&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;Assez paradoxalement, cette grossesse me rapproche de mon petit garçon qui va devenir mon ainé. Comme si nous savions tous les deux que notre lune de miel de trois ans allait prendre fin pour de bon, nous profitons de chaque instant avec passion. Il me manque déjà. Je sais que je n'aurai plus la disponibilité que j'ai eue jusqu'à maintenant mais je sais aussi que ce sera ça, l'aider à devenir grand en me séparant de lui, le pousser vers son Papa pour qu'il ne soit plus un bébé. Et quand je pense au bonheur inégalable que j'ai d'avoir une soeur et un frère je n'ai plus du tout de peine pour lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si Rozenberg m'écoutait encore, je crois que je lui dirais que j'espère mon deuxième enfant comme un chien dans un jeu de quilles.&lt;br /&gt;Notre "famille" pour l'instant c'est un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dance or die&lt;/span&gt; sans fin. Les couples se forment et s'agitent frénétiquement pour prendre la tête du concours: Laurent et moi, Laurent et sa fille, Diego et moi. Logiquement, Laurent et moi devrions être les éternels gagnants mais notre histoire en a voulu autrement. C'était peut-être écrit, je ne sais pas. En tout cas ça s'est passé comme ça. Chacun a fait ce qu'il a pu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand Diego est né, nous n'avons pas eu de moment à trois Papa-Maman-Bébé. Lorsque nous sommes rentrés à la maison, Laurent a voulu que sa fille nous rejoigne. Le contraire de ce que tout le monde fait quand un bébé naît: on allège le programme et on se simplifie la vie. Pas nous. J'étais impuissante, je n'ai rien compris. Il fallait laisser Lola prendre le bébé, la laisser lui changer sa couche, la laisser conduire la poussette... Elle voulait être sur toutes les photos et  faisait des oreilles de lapin à Diego quand son père le filmait en train de téter.&lt;br /&gt;Laurent a greffé artificiellement sa fille à un arbrisseau fragile. Il a voulu créer enfin la famille dont il rêvait, sans tenir compte des histoires et des besoins de chacun. Nous étions passés de 2 à 4 en 48 heures. Je n'avais pas du tout senti la chose venir. C'était foireux, comme lorsqu'on monte une équipe de volley sur la plage avec les gens qui sont là et qu'on invente un cri de guerre "yo yo! On les meilleurs!" Quand on se promenait au bois je poussais le landau  la tête pleine d'idées noires; Laurent et Lola marchaient derrière main dans la main. Je trouvais le film mauvais, le script mal écrit, le casting douteux et surtout la répartition des rôles merdique. Mais j'étais sous contrat et il fallait tenir le coup.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On était pas du tout les meilleurs, on était pas une famille, on était une plante frêle avec des fruits trop lourds. Alors je me suis accrochée à mon petit, c'est vrai. Je savais qu'il ne fallait pas le faire mais c'était mon issue, mon rempart.&lt;br /&gt;On a dansé comme des fous avec Diego.&lt;br /&gt;Il faut clore le bal.&lt;br /&gt;Une dernière valse et tout le monde sera gagnant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-9043110692324674799?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/9043110692324674799/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=9043110692324674799' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/9043110692324674799'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/9043110692324674799'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/05/last-dance.html' title='Last dance'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/__Nnchi40mCY/SEE4FU70F3I/AAAAAAAAAEw/Rj4L29RQano/s72-c/crabes.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-9089874239671630423</id><published>2008-05-30T11:50:00.000+02:00</published><updated>2008-05-30T20:03:19.646+02:00</updated><title type='text'>Je sais tout</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/__Nnchi40mCY/SD_j6k70F2I/AAAAAAAAAEo/D0hKp5qgXGQ/s1600-h/lionne.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/__Nnchi40mCY/SD_j6k70F2I/AAAAAAAAAEo/D0hKp5qgXGQ/s200/lionne.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5206130289750054754" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tout le monde en était sûr, certains signes ne trompaient pas: j'étais irascible, méchante, avec des seins trop gros pour être honnêtes. J'avais si bien balisé le terrain que c'en était louche: Diego admis à l'école en septembre, Lola au centre dans un mois, Laurent avec quelques kilos en moins, un petit lit installé au bureau, une surenchère apéritive comme si je m'apprêtais à être privée à jamais du plaisir de boire un verre en fumant une cigarette sur le balcon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les toilettes du MK2, lorsque les deux barres roses et droites comme des i se sont mises à la fenêtre, je n'ai pas été surprise. Ma soeur non plus n'a pas été étonnée lorsque j'ai regagné mon fauteuil et que je lui ai annoncé la nouvelle: "J'en étais sûre, tu étais tellement odieuse ces derniers temps!" C'était elle qui qui m'avait incité à acheter le test. Nous étions arrivées trop tard pour &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sex and the city&lt;/span&gt; et avions du nous rabattre sur&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Indiana Jones&lt;/span&gt;. Pour passer le temps et parce que la présomption de grossesse était quand même assez forte, nous sommes passées à la pharmacie. Douze euros, c'était pas donné. Si le résultat avait été négatif, je crois que je serais allée me faire rembourser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le concours de la remarque qui tue a été lancé hier midi. Ma belle-mère  a fait un très bon départ avec un pétaradant "Elle est enceinte? Première nouvelle!" (paranoïa, suspicion). Elle a vite été rattrapée par sa petite-fille - à bonne école pendant 14 ans - qui a fait 3 belles sorties l'ayant mise en tête de la course "ON va l'appeler comment?", "Quand Kyria va savoir ça!.." [ma belle-soeur qui est enceinte], "Je suis sûre que Diego tapera le bébé" (possessivité, jalousie, agressivité). En début de soirée, mon père a pris la troisième place du podium avec un "Félicitations. C'est ton employeur qui va être content" (psychorigidité, syndrome de la patronate aigüe).&lt;br /&gt;Diego avait aussi ses petites perles: "Maman est malade" "Dans le gros bidon de Maman il y a un petit crabe". Depuis l'annonce, il ne veut plus rien demander à son père "C'est Maman!" qui va lui chercher à boire, lui donne du chocolat, lui lit un livre, se cache avec lui sous les coussins. A la question "Tu vas me faire chier comme ça pendant 9 mois?" il a répondu par l'affirmative, sur un ton déterminé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est évident que le concours reste ouvert pendant deux ans et que tout le monde pourra tenter sa chance. Mon beau-père arrivera certainement à classer cet évènement parmi "les grands drames de la vie de Lola". Et comme avant, on tentera de me transmettre le message qu'il faut être plus attentive et plus douce avec elle, la faire participer à la grossesse de peur qu'elle se sente exclue, mal-aimée et bien entendu on soulignera que je me suis débarassée d'elle pour être tranquille?&lt;br /&gt;C'est vrai! J'assume tout! Je suis une grosse salope et cette fois je vais penser à moi, au futur bébé, à mon fils et à mon mari! OUI, j'ai préparé le terrain! OUI, j'ai bien l'intention de ne pas me laisser envahir, vampiriser, culpabiliser et dévorer comme je l'ai fait pendant ma première grossesse et surtout après la naissance de mon premier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a 4 ans j'étais naïve, sympa, pleine d'affection, compréhensive, courageuse. Je ne connaissais pas la musique. L'apprentissage a été brutal. Aujourd'hui "je sais tout".&lt;br /&gt;Je suis une lionne féroce. Je ne suis pas là pour vous faire plaisir. Les êtres qui sortent de mon ventre et auxquels je donne un prénom ne sont pas là pour vous soigner. Je ne ferai ni concession ni cadeaux. Vous savez trop bien prendre et si peu donner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Message personnel à l'intention du petit crabe: ton père et moi, on est très heureux que tu nous aies choisi. Accroche toi bien, les premiers mois ça tangue fort, mais je suis sûre que tu as déjà le pied marin (et avec tes petites pinces ça devrait pas être trop difficile).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-9089874239671630423?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/9089874239671630423/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=9089874239671630423' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/9089874239671630423'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/9089874239671630423'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/05/je-sais-tout.html' title='Je sais tout'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp3.blogger.com/__Nnchi40mCY/SD_j6k70F2I/AAAAAAAAAEo/D0hKp5qgXGQ/s72-c/lionne.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-2801929022004733677</id><published>2008-05-28T10:36:00.001+02:00</published><updated>2008-05-28T11:37:18.150+02:00</updated><title type='text'>Quelques conseils pour votre foyer</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/__Nnchi40mCY/SD0mf070F1I/AAAAAAAAAEg/-D43SD1LTXE/s1600-h/famille2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/__Nnchi40mCY/SD0mf070F1I/AAAAAAAAAEg/-D43SD1LTXE/s200/famille2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5205359072537483090" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;"Tu pourrais être chauve, tu seras toujours la plus belle ma chérie".&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je crois que Laurent n'aime pas du tout ma nouvelle coupe de cheveux. En tout cas c'est ce qu'il m'a dit lorsque je lui ai demandé son avis. Il a ajouté que depuis que mes seins étaient revenus, il ne regardait plus du tout ma tête. Sa délicatesse est presque embarrassante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier soir en rentrant, il était, comme souvent, bêtement euphorique. Il faut dire qu'il revenait de la "fête des voisins". Pour cause de mauvais temps, elle avait eu lieu dans le premier sous-sol du parking. Boire du rosé les pieds dans l'huile de vidange l'avait emballé au point qu'il a recruté les enfants pour y retourner avec eux. Moi, je buvais du blanc avec ma soeur (ma réunion prévue le lendemain matin avait été reportée à 15h). J'ai bu plusieurs verres. Lorsqu'il n'y a plus eu de vin blanc, j'ai ouvert une cannette de bière. Du coup lorsque mon époux et sa progéniture bigarrée (ado géante et garçon miniature) sont revenus, je dissertais encore sur l'inconscient familial et ses manifestations à travers les personnalités des membres de la fratrie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est incroyable la chimie. Le Chardonnay mélangé à la 1664 rend vraiment très intelligent, fin, pertinent, philosophe même. En tout cas si on l'est pas, c'est vachement bien imité. Enfin, la sensation est là.&lt;br /&gt;A 21h40, je me suis décidée à préparer le repas. Ou plutôt à faire chauffer le four. Mais vraiment le blanc manquait, et aussi quelques cigarettes. Sur la boîte j'ai réussi à lire "Les nuggets de chez Monoprix cuisent en 12 minutes". Ca me laissait le temps de goûter au Sancerre que Laurent avait ramené de l'épicerie. C'était évident, j'étais dans le trop-dit et ma soeur plutôt dans le secret. D'où l'existence du blog et le fait qu'elle n'appéciait pas de le lire. Diego avait faim. C'est "piégeux" le fait que le café et le babycacao soient présentés sous la même forme. J'ai du me résoudre à jeter le biberon à l'arabica. Lola m'a rappelé qu'elle se levait à 06h15 le lendemain et qu'il était déjà 22h00. Merde les nuggets! On était sauvé, elles étaient juste à point. Comme moi, bien cuites. D'ailleurs je commençais à plisser les yeux et à me cogner partout. A table j'ai voulu obliger Lola a dire que le chanteur de la Nouvelle Star dont elle est amoureuse est beaucoup moins beau que Mc Solaar. Puis j'ai réussi à caser que son ancien beau-père avait un vrai problème avec l'alcool. Débarasser la table et ranger la cuisine: épreuve insurmontable et torture. Mais je savais que le plus dur m'attendait: endormir Diego qui avait siesté jusqu'à 18h. J'ai tenté le coup à minuit 15. J'étais sous péridurale. J'ai du m'endormir avant lui.&lt;br /&gt;Je n'ai pas pu rejoindre mon homme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis une mauvaise femme. Une mauvaise mère de famille. Une mauvaise épouse.&lt;br /&gt;C'est mieux quand je suis au bistrot. Au moins, mes proches sont épargnés des dégâts collatéraux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-2801929022004733677?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/2801929022004733677/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=2801929022004733677' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/2801929022004733677'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/2801929022004733677'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/05/quelques-conseils-pour-votre-foyer.html' title='Quelques conseils pour votre foyer'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp2.blogger.com/__Nnchi40mCY/SD0mf070F1I/AAAAAAAAAEg/-D43SD1LTXE/s72-c/famille2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-3851177724699717051</id><published>2008-05-27T17:18:00.000+02:00</published><updated>2008-05-28T09:59:01.727+02:00</updated><title type='text'>Camembert 42%</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDwo5E70F0I/AAAAAAAAAEY/-MWi5A2mPwQ/s1600-h/F0003980.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDwo5E70F0I/AAAAAAAAAEY/-MWi5A2mPwQ/s200/F0003980.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5205080230375724866" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Chers lectrices, lecteurs, ayant lu, sachant lire et qui je l'espère continueront,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Si, pour la première fois je m'adresse à vous, c'est que le moment est grand.&lt;br /&gt;En effet, vous avez été 7 à répondre au dernier sondage et c'est un record!&lt;br /&gt;Je sors le champ!&lt;br /&gt;J'espère que personne n'a triché (en votant deux fois de deux ordinateurs différents). Bon, en fait vous avez seulement été 6 car j'ai moi-même voté (je sais c'est nul mais comme je le fais à chaque fois, nous avons quand même battu le record du nombre de participants).&lt;br /&gt;Je vous remercie de votre soutien. Je sais que poster des commentaires est pénible et demande de créer un compte spécifique (je suppose que ça évite les insultes des passants) mais en même temps je n'ai pas d'outil statistique. Les votes sont mon seul indicateur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tout cas je dois dire que vous êtes aussi déprimants/déprimés que moi car en réponse à la question qui était de savoir quels facteurs favorisaient la reproduction humaine, vous avez mis le narcissisme en tête avec 42%, suivi à taux égal de l'alcool (dans le sang?) et du manque d'imagination (28%), puis de l'inconscience, de la fatalité et des hormones (14%). Je n'avais pas proposé l'insouciance et le désir qui ne sont que les pendants politiquement corrects des hormones et de l'inconscience. Et ici nous ne parlons pas la langue de bois, non de non!&lt;br /&gt;Pauvres de nous quand même, quelles tristes naissances!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aller, au prochain sondage on est 8 et dans vingt ans on est un vrai lobby. D'ici là nous aurons trouvé une cause à défendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS: Merci à tous ceux qui font circuler l'adresse du blog tout en m'aidant à garder l'anonymat. J'aimerais pas que mon mari témoigne contre moi au procès pour diffamation que m'intenteront mes beaux-parents qui me retireront la garde des enfants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous êtes formidables, comme dirait l'autre.&lt;br /&gt;Ciao&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-3851177724699717051?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/3851177724699717051/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=3851177724699717051' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/3851177724699717051'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/3851177724699717051'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/05/camembert-42.html' title='Camembert 42%'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp2.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDwo5E70F0I/AAAAAAAAAEY/-MWi5A2mPwQ/s72-c/F0003980.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-5836604729400351047</id><published>2008-05-26T10:47:00.000+02:00</published><updated>2008-05-26T13:34:53.298+02:00</updated><title type='text'>Récompense sur le grill</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.fotosearch.fr/thumb/THK/THK091/V0038900.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px;" src="http://www.fotosearch.fr/thumb/THK/THK091/V0038900.gif" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Afin de respecter le principe du blog-thérapie (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;tout ce que j'aurais dit à mon psy doit être écrit ici&lt;/span&gt;), je dois parler de deux bonnes nouvelles, dont l'évocation me permet de garder le sourire (dans une limite toute raisonnable) en attendant l'&lt;span style="font-style: italic;"&gt;évènement&lt;/span&gt; majeur de l'année, dont je révélerai la nature plus tard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est avec joie que j'ai appris, il y a maintenant 10 jours, le retour officiel de mes seins.&lt;br /&gt;J'ai d'ailleurs annoncé la nouvelle jeudi soir au bistrot et porté un toast à cette occasion.&lt;br /&gt;Ce retour a tout de même généré quelques interrogations, voire quelques inquiétudes.&lt;br /&gt;Mes seins avaient-ils entendu mon appel désespéré, trouvé la bouteille jetée à la mer contenant ma supplication? Lequel des deux avait convaincu l'autre de revenir? Et surtout, étions nous réconciliés pour de bon? Car mes seins sont un peu comme la Mathilde de Brel: leur retour est une fête qui ne dure pas.&lt;br /&gt;Mes questions sur ce come-back salué et applaudi par mon entourage, sont restées sans réponse.&lt;br /&gt;Quoi qu'il en soit, j'essaye de profiter du moment présent en oubliant que l'arrivée des prochaines règles provoquera une chute d'hormones et donc une chute de seins. (J'ai parfois le sentiment que les hormones féminines et l'attraction terrestre se mènent une guerre sans merci: dès que les premières perdent du terrain, la gravité se fait plus sévère).&lt;br /&gt;Laurent est bien sûr la deuxième personne, après moi, à se réjouir de cet évènement qui accompagne l'installation du printemps. Il râle que la cueillette des fruits se fasse attendre mais l'idée que nous ayons économisé 4000 euros le console. Laurent a toujours une raison d'être jovial.&lt;br /&gt;Il se trouve malheureusement que l'expresssion de mon plaisir d'exhibition retrouvé est entravée par l'épuration qu'a subie dernièrement ma garde-robe: &lt;span style="font-style: italic;"&gt;exit&lt;/span&gt; petits hauts décolletés, disparus les soutien-gorges à corbeilles, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;out &lt;/span&gt;les tissus transparents. Mes placards ne sont pleins que de cols-roulés-cache-misère et de soutifs à maintien intensif.&lt;br /&gt;Si seulement les 4000 euros avaient existé sur mon compte...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La deuxième bonne nouvelle (en tout premier lieu pour elle) est l'acceptation de Lola dans le centre thérapeutique (autrefois le "camp pour gros"). Elle doit y rentrer le mois prochain. Elle n'a pas l'air angoissé. Elle est même plutôt sereine.&lt;br /&gt;Quel chemin parcouru ces derniers mois: entre les claquages de porte accompagnés de hurlements "J'irrrraaaaaiiiiii paaaaassss! Au secours Mamamaman! Jamais! Nooooonnn" et l'organisation concrète de sa nouvelle vie là-bas ("J'aurai combien de sms en plus sur mon forfait?") il y a quand même eu un travail de fait!&lt;br /&gt;Rien n'est jamais gagné mais l'espoir renaît et surtout pour elle, si elle le souhaite, un vrai nouveau départ est possible, pour la première fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai réussi à rapporter deux trucs positifs. Après ça on dira que je ne suis pas optimiste?&lt;br /&gt;Mais je dois aller au-delà.&lt;br /&gt;Ces coups de pouce du destin sont un signe. Un appel à la détente. Il va falloir que je sois un peu plus &lt;span style="font-style: italic;"&gt;cool&lt;/span&gt;, que j'ouvre les vannes (au lieu de les sortir). C'est une manœuvre que je ne maîtrise pas à la perfection. J'excelle d'avantage dans l'expression du défoulement (je suis même assez créative dans ce domaine).&lt;br /&gt;Je ne dois plus être sur le qui-vive et ne pas chercher de nouveau cheval de bataille ("une nouvelle phobie" comme dit Laurent, spécialiste de l'usage inadéquat des expressions). Je sais que l'exercice va me rendre mélancolique. Je n'aime pas trop être dans l'espérance sage et positiviste. J'ai la sensation de ne plus avoir de jus dans le moteur. Je suis comme mon fils, le concept du "Pas ça" m'aide à foncer dans la vie. Devenir cool? On va s'emmerder...&lt;br /&gt;Mais soit.&lt;br /&gt;Je dois essayer de me relâcher, de baisser légèrement la garde pour que les choses se fassent en douceur maintenant qu'elles sont bien engagées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si je fais cet effort, je serai récompensée: la cuvée 2008 de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;l'évènement&lt;/span&gt;, sera la meilleure de ces 5 dernières années.&lt;br /&gt;Car approche à grands pas mon festival de Cannes à moi, ma remise de trophée.&lt;br /&gt;La fête des mères, l'anniversaire de Diego, Roland Garros, Pékin 2008 tout ça réunit ne vaut rien à côté de ce rendez-vous majeur qui est ma récompense.&lt;br /&gt;Cette manifestation ne se produit qu'une fois, durant l'été, et me tient en haleine 364 jours par an depuis plus d'une décennie. Les personnes qui ont gâché un millésime ne font plus partie de ma vie aujourd'hui.&lt;br /&gt;S'il avait lieu à date fixe, j'aurais créer un nouveau calendrier et ce grand moment de délectation absolue&lt;span style="font-style: italic;"&gt; &lt;/span&gt;serait devenu ma St Sylvestre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette année je suis remontée à bloc pour qu'il soit parfait.&lt;br /&gt;De la sélection des participants au choix des saucisses, rien ne sera négligé pour réussir le premier barbecue des vacances à la mer!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-5836604729400351047?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/5836604729400351047/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=5836604729400351047' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/5836604729400351047'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/5836604729400351047'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/05/rcompense-sur-le-grill.html' title='Récompense sur le grill'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-2965678834417150926</id><published>2008-05-23T11:14:00.000+02:00</published><updated>2008-05-26T10:36:40.051+02:00</updated><title type='text'>Tu seras une pomme, mon fils</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDbRQE70FwI/AAAAAAAAAD8/1biRhLeJ2s8/s1600-h/plante+carnivore.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDbRQE70FwI/AAAAAAAAAD8/1biRhLeJ2s8/s200/plante+carnivore.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203576493605918466" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai fait quelque chose de mal. Quelque chose de pas très républicain. Je suis une sale bourge. Je suis presque Emma Bovary.&lt;br /&gt;J'ai déposé il y a plusieurs mois, une demande de dérogation pour l'entrée en maternelle de Diego. Je l'ai fait pour que ma mère puisse aller le chercher, dans mon ancienne école qui est près de chez elle, le midi et à 16h30, parce que l'imaginer manger à la cantine et sortir à 18h30 c'était trop dur. Mais ma mère habite dans une ville bourgeoise ancrée à droite alors que j'habite un ancien fief communiste.&lt;br /&gt;Ai-je le droit de continuer de voter à gauche? Puis-je encore approuver le discours d'Olivier Besancenot? Dois-je prendre ma carte à l'UMP?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai rendez-vous ce matin avec Mlle Brizon, la dirlo de l'école de ma commune de résidence. Je dois inscrire Diego aux deux écoles et attendre la décision de la commission pour la dérogation. Je suis embêtée d'emmener Diego pour la première fois dans une école sans pouvoir lui dire que ce serait &lt;span style="font-style: italic;"&gt;son&lt;/span&gt; école en septembre car il y a très peu de risques (ou de chances?) qu'il y aille.&lt;br /&gt;Je suis embêtée aussi d'avoir la gueule de bois, j'ai les yeux qui piquent et le ventre sens dessus dessous.&lt;br /&gt;Sur le chemin, très joyeux, Diego récite "Petit Ours Brun va à l'école pour la première fois" et il faisait la "crousse" (course). Je suis contente de le voir aussi gai mais au fond de moi j'appréhende déjà le formatage qu'il va subir à partir de septembre. La sociabilisation grâce à l'école de la République. Nourri au lait de Marianne du lundi au vendredi, pas de place pour les originaux, tous à la même enseigne. Il sera déçu, comme on l'a tous été. L'école c'est bien mais c'est aussi violent et décevant, c'est comme la vie remarque, un bon entraînement. Je doute fort qu'il y aille tous les jours avec le sourire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'établissement s'appelle carrément "école maternelle Françoise Dolto". Pour Diego, qui est un grand fan (il a tous ses disques) c'est prometteur. Mais Mlle Brizon n'a apparemment pas beaucoup étudié Dolto.&lt;br /&gt;Elle est plutôt jeune mais pas vraiment jolie, le cheveux plat, teinté avec une coloration maison, elle porte un jean et des baskets. Elle parle avec un léger cheveux sur la langue. Ses dents sont aussi grises que son bureau.&lt;br /&gt;Dehors il y a des travaux et entre le ton agressif de Brizon, le bruit du marteau-piqueur et ma cuite de la veille, j'ai du mal à rassembler les troupes de mes neurones pour faire l'historique de mes démarches administratives (que je peine déjà à raconter à jeun). Diego veut voir l'aquarium de l'école. Je lui demande de patienter. Une grosse mouche à merde bien nourrie (espèce typique de ma commune) entre dans le bureau. L'enfant la suit des yeux et rigole. Elle se pose sur un mur.&lt;br /&gt;Il me dit: "La mouche est sur la peinture". Parce qu'il ne peut pas dire "la mouche est sur le mur", en fait elle est sur la peinture du mur. C'est important d'être précis sauf qu'à vouloir être trop précis, on dit des trucs incompréhensibles.&lt;br /&gt;Brizon me dit que s'ils n'acceptent pas mon fils à l'école de l'autre commune, je me ferai domicilier chez ma mère "Elle a bien un lit de camp? Elle vous fera un certificat d'hébergement". Ah oui, c'est pas comme si j'avais fait un dossier dans lequel j'informais les deux mairies que j'étais une femme mariée, avec deux enfants et que je vivais avec leur père dans un appartement dont nous serons propriétaires en 2028. Si on me demande, je dors chez maman sur un lit de camp et j'ai menti dans les papiers pour faire bien parce que j'ai honte de ma situation.&lt;br /&gt;Mademoiselle la directrice poursuit avec une pointe de suspicion "Vous zêtes dans les nouveaux zimmeubles?" Ce qui signifie "Vous êtes ici que depuis un an, dans un appart neuf et vous mettez votre enfant dans une maternelle de bourges". J'ai envie de lui dire "Oui je vis dans les nouveaux immeubles et je vais chez Jean-Louis David pour ma coloration! Est-ce un problème?"&lt;br /&gt;Diego commence à s'impatienter. Mais il rit tout seul. Ou avec la mouche. D'ailleurs il m'interpelle pour me transmettre une information de la plus grande importance.&lt;br /&gt;Lui: - La mouche a fait un prout.&lt;br /&gt;Moi: - Non, je ne crois pas.&lt;br /&gt;Brizon n'a pas suivi mais elle intervient (c'est une pro).&lt;br /&gt;- Il a une totote votre fils?&lt;br /&gt;- Non.&lt;br /&gt;- Il suze son pouce?&lt;br /&gt;- Non.&lt;br /&gt;- N'hézitez pas à lui faire répéter zaque phraze car il a un vrai défaut de pronciazion et généralement ce sont les zenfants qui sucent leur pouce qui parlent comme ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai très envie de laisser parler mon coeur:&lt;br /&gt;- Non, mon fils n'a pas de tototte, en revanche il porte encore des couches et dessine régulièrement sur les murs avec son caca. Il est très friand de Stravinski et de ses crottes de nez. S'il vient dans cette école, il tripotera les seins des dames de service, il dessinera sur vos vêtements en paraphrasant  Johnny et pissera dans son slip en citant Dolto; il chantera Berlioz en mimant la marche de l'onitholeste, comptera en espagnol les cheveux qui vous restent, fera la danse du homard aux petites filles et exposera aux garçons les trois hypothèses des paléontologues sur la disparition des dinosaures. Par simple curiosité, vous sucez quoi pour zozotter comme ça?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-2965678834417150926?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/2965678834417150926/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=2965678834417150926' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/2965678834417150926'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/2965678834417150926'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/05/tu-seras-une-pomme-mon-fils.html' title='Tu seras une pomme, mon fils'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDbRQE70FwI/AAAAAAAAAD8/1biRhLeJ2s8/s72-c/plante+carnivore.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-5637657547841755649</id><published>2008-05-22T11:12:00.000+02:00</published><updated>2008-05-22T13:34:21.617+02:00</updated><title type='text'>Elles</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDVIBk70FvI/AAAAAAAAAD0/1B6zYrSLP2g/s1600-h/51VSGG4JCGL._SL500_AA240_.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDVIBk70FvI/AAAAAAAAAD0/1B6zYrSLP2g/s200/51VSGG4JCGL._SL500_AA240_.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203144136428099314" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Les psy qui suivent Lola craignent que nous soyons les seuls, son père et moi, à avoir un problème avec son obésité et que nous l'envoyions dans le "camp pour gros", pour des raisons esthétiques alors qu'elle vit plutôt bien sa situation (c'est sa belle-mère qui l'envoie là-bas car elle ne l'a jamais aimée et qu'elle veut être tranquille avec son père et son petit-frère).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est rassurant de savoir que les psy protègent les enfants des diktats contemporains de la beauté, qu'ils sont efficaces à combattre la superficialité des parents, leur obsession de la perfection, leur valorisation du physique au dépend de l'âme.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et puis ils ont sûrement raison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand on pèse 90 kilos à 14 ans, on peut sûrement se sentir  très bien dans ses baskets.&lt;br /&gt;Cela demande juste un petit peu plus d'organisation. Il faut se lever très tôt, afin d'avoir le temps de passer à l'épicerie avant d'aller au collège, tous les matins. Il faut aussi prévoir un emploi du temps avec des décalages. Dire que les cours commencent à 8h45 quand c'est 09h05 et qu'ils finissent à 16h15 au lieu de 16h00 car il faut de la marge pour la dose du soir. Trouver de l'argent est assez délicat car un kilo de bonbons et deux paquets de gâteaux par jour ça coûte cher. Alors on fait comme avec les horaires, on invente, on ment. On dit qu'on a prêté 4 euros à une copine. On dit qu'on a du acheter des stylos, des feuilles. On tape dans la tire-lire du petit frère, on taxe la femme de ménage, on fait les fonds de poche ou les sacs à main, on demande du fric à Noël et aux anniversaires, on ne le dépense pour rien d'autre et on se fait offrir tout le reste.&lt;br /&gt;Après, c'est un travail d'auto-persuasion intensif: ne pas se peser, se persuader qu'on fait une taille 42 et (pas un 46) et qu'on chausse du 39 (pas du 41) et surtout, dire que les autres sont gros et détourner l'attention en se maquillant et en prenant des photos suggestives... de son visage.&lt;br /&gt;Si à la maison, par le plus grand des hasards, on tombe sur quelque chose de gras ou de sucré (idéalement les deux à la fois), on le mange. Si on se fait prendre par les adultes on nie tout en bloc. On les accuse: il n'y a rien pour le goûter, on dîne trop tard, on est en pleine croissance (si, si, on peut dire ça même à 90 kilos). Ceci étant, manger peu à table est une bonne mesure qui rassure les parents (même quand on atteint un poids record) et permet de doubler les portions quotidiennes de bonbons.&lt;br /&gt;Quand on fait tout ça, tous les jours, depuis qu'on est toute petite, on le "vit bien".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand on fait 90 kilos à 14 ans, on est normale mais on est plus qu'une personne. On est deux. On est deux jeunes filles normales de 45 kilos.&lt;br /&gt;On a invité son amie imaginaire à vivre dans le même corps. C'est rassurant d'être deux, on se sent moins seule. C'est très pratique quand on a plus d'amis en vrai.&lt;br /&gt;La cohabitation n'est pas toujours facile: l'amie imaginaire a tout le temps faim, elle est menteuse,  radine, sale, égoïste, ignorante et très écrasante quand on est une jolie fille intelligente et vive. Mais on a besoin de la méchante copine pour exister car à deux on est plus fort et on est deux fois plus là. Papa nous voit mieux. A vrai dire il peut pas nous louper. Personne ne peut nous louper d'ailleurs. A la maison, on est 4 fois plus importantes que le petit frère et deux fois plus importantes que la belle-mère. Et Super Papa? le balèze des balèzes, le papa fort et rassurant avec ses biscotos et bien on lui met 4 kilos dans la vue.&lt;br /&gt;Et même quand on est pas là, ça occupe Papa.  Il en parle avec ses parents, avec ses amis, avec ses collègues et surtout, surtout, il en parle avec sa femme (comme ça ils ne font rien d'autre tous les deux). Comme ça on est partout, tout le temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand on fait 90 kilos à 14 ans, de toute façon, c'est de la faute des parents. Ils ont pas assuré et ça se voit.  On le montre aux gens.&lt;br /&gt;S'ils se font du souci, s'ils ont honte, s'ils sont en colère, s'ils sont obsédés, c'est leur problème. Ils sont coupables et doivent assumer, porter le lourd fardeau pour toujours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La siamoise qui partage le corps de Lola est la seule personne dont elle ne sera jamais séparée, à moins qu'elle ne le décide. Je ne pense pas qu'elle ait envie de l'abandonner.&lt;br /&gt;Mais je ne vivrai pas avec elle.&lt;br /&gt;Lorsque la mère de Lola est décédée, j'ai dit à Laurent de ne pas s'en faire et en parlant des enfants qu'il y avait "assez de place dans mon coeur pour deux".&lt;br /&gt;J'ai pas dit "pour trois".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-5637657547841755649?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/5637657547841755649/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=5637657547841755649' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/5637657547841755649'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/5637657547841755649'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/05/elles.html' title='Elles'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDVIBk70FvI/AAAAAAAAAD0/1B6zYrSLP2g/s72-c/51VSGG4JCGL._SL500_AA240_.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-864741996870167582</id><published>2008-05-21T12:50:00.000+02:00</published><updated>2008-05-21T13:46:04.026+02:00</updated><title type='text'>Si tu es là, va vers le "oui"</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDQLcIZ-SnI/AAAAAAAAADs/SAH9LJMudLc/s1600-h/24331.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDQLcIZ-SnI/AAAAAAAAADs/SAH9LJMudLc/s200/24331.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5202796047440431730" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Il y a un post-it sur mon bureau.&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dessus il est écrit « 6 au lieu de 3 ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est mon écriture mais je n’ai absolument aucune idée du sens de ces mots ni même des raisons de l'existence de ce post-it pourtant récent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, le 3 c’est la Trinité, mais c’est aussi le nombre de membres dans la fratrie dont je fais partie, une certaine idée de l’équilibre.&lt;br /&gt;Mais quand même, 6 au lieu de 3, ça fait une augmentation de 100%!&lt;br /&gt;Je vais pas faire 6 enfants, ni compléter la Trinité (Le Père, le Fils, le St Esprit, la Vierge, St-Jean-Cap-Ferrat et Yves Mourousi ?) Passer à 6 rapports sexuels par mois ? Ça fait quand même augmenter la cadence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"6 au lieu de 3"... Bon sang mais qu’est-ce-que ça peut bien signifier? Et si je m’étais assoupie ? L’esprit du malin se serait servi de ma main pour écrire…&lt;br /&gt;Non, je crois qu'il n'y a pas à tortiller, c’est un message subliminal que je me suis envoyé à moi-même. Comme l’écriture automatique d’André Breton et des surréalistes.&lt;br /&gt;Ça doit être l’expression de mon inconscient.&lt;br /&gt;Que dit Internet de l'écriture automatique?&lt;br /&gt;« Communiquez avec l’au-delà grâce à l’écriture automatique / « La vie et la mort ne se séparent pas, on se verra bientôt, de l'autre côté, la vie est belle » un exemple de message reçu par&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Karine en écriture automatique/ Apprendre à recevoir et à offrir un message d'amour des êtres de lumière, c'est simple et facile »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Waouh!&lt;br /&gt;J'ai carrément reçu un message du ciel.&lt;br /&gt;Faut que je réponde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;A l'intention des êtres de lumières: "Ne venez pas m'emmerder aux heures de bureau avec des messages imbitables. Si vous souhaitez m'aider à comprendre mon inconscient je suis dispo entre 12h et 14h. Pour les affaires courantes et les nouvelles de l'au-delà, merci d'écrire directement à Karine"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-864741996870167582?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/864741996870167582/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=864741996870167582' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/864741996870167582'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/864741996870167582'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/05/si-tu-es-l-va-vers-le-oui.html' title='Si tu es là, va vers le &quot;oui&quot;'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDQLcIZ-SnI/AAAAAAAAADs/SAH9LJMudLc/s72-c/24331.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-9013346826564428748</id><published>2008-05-20T15:10:00.001+02:00</published><updated>2008-05-21T13:34:05.965+02:00</updated><title type='text'>Enfantillages et crustacés</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(51, 51, 51);"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDLbeoZ-SjI/AAAAAAAAADM/pgjjFH0-ggo/s1600-h/homar2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDLbeoZ-SjI/AAAAAAAAADM/pgjjFH0-ggo/s200/homar2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5202461838855260722" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;Pendant mes congés, nous sommes allés - Diego, sa tante et moi - à la "maison de la mer". Plus précisément nous avons passés 2 nuits et un jour dans l’appartement que m’avait gentiment prêté une amie de ma mère.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; color: rgb(51, 51, 51);" class="MsoNormal"&gt;Deux soirées et une journée ça paraît peu. Mais partir en vacances avec Diego est un projet complètement fou qui doit être étudié longtemps à l’avance. Pour rappel, l’enfant a été diagnostiqué par plusieurs spécialistes (puéricultrice, voisins de palier, commerçants…) comme « différent ».&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(51, 51, 51);"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(51, 51, 51);"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; color: rgb(51, 51, 51);" class="MsoNormal"&gt;J’ai juré un jour de me gifler avec force, chaque fois que l’idée de partir seule avec lui plus de 5 heures me traverserait l’esprit. C’est pourquoi la présence de ma sœur était non seulement désirée mais surtout absolument indispensable.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(51, 51, 51);"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; color: rgb(51, 51, 51);" class="MsoNormal"&gt;J’avais listé à l'avance tous les pièges pour ne pas être prise au dépourvu: "dans la voiture, il voudra écouter certains morceaux en boucle mais uniquement le début, il vomira (un peu ou beaucoup), à la station service il ne voudra pas changer sa couche nauséabonde dans l’espace bébé qui l’angoisse, pendant les courses il ne voudra pas rester dans le caddie ; sur la plage il voudra se baigner entièrement dans les vagues alors qu’il fait 16 C° dans l’air et 10 dans l’eau. Toutes ces actions seront accompagnées de la danse des mains et d’un discours incohérent et incompréhensible".&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(51, 51, 51);"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; color: rgb(51, 51, 51);" class="MsoNormal"&gt;J'avais visé assez juste. Presque tout est arrivé et il y a même eu quelques surprises.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(51, 51, 51);"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; color: rgb(51, 51, 51);" class="MsoNormal"&gt;En tout cas il m'est possible de reproduire toutes les phrases qu'il a dites sur deux jours (sachant que chacune a été prononcée environ 45 fois):&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify; color: rgb(51, 51, 51);" class="MsoNormal"&gt;« Écouter le disque de Berlioz, la chanson numéro 9 » « encore le début ». « Fermer ça, la porte de Tata », « écouter la Funk bleue », « écouter Elvis », « encore le début » « c’était bien Super U», « c’était bien la plage », « c’était bien le feu dentifrice », « c’était bien ramasser des pétales de fleur pour Tata », « rentrer à la maison de la mer », « encore Berlioz », « écouter Stravinski », « dessiner un Tricératops », « écouter &lt;i style=""&gt;Aimer un enfant &lt;/i&gt;de Françoise Dolto », « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Petit Ours brun a de la fièvre&lt;/span&gt; – Maintenant ca suffit petit ours, tu peux aller dans ta chambre – Toc toc qui est là ? C’est le grand oiseau – &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Trotro est amoureux &lt;/span&gt;– Retrouve le diable de Tasmanie tous les jours à 20h15 sur Boomerang – Sur www.tiji.fr il y a aussi des coloriages à imprimer », « c’était bien la piscine », « Tata a du travail ».&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(51, 51, 51);"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; color: rgb(51, 51, 51);" class="MsoNormal"&gt;Deux conditions avaient été formulées avant le départ. La première par l’amie de ma mère qui m’avait dit « Profitez-bien ! Juste si tu peux y penser, essaye de protéger le canapé beige qui est tout neuf avec une couverture » ça paraissait tout simple et pas du tout contraignant. Le deuxième défi avait l'air plus dur à relever, ma sœur m’avait dit « Tu ne crieras pas après Diego pendant les deux jours ». &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(51, 51, 51);"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; color: rgb(51, 51, 51);" class="MsoNormal"&gt;Finalement, la consigne formulée par l’amie de ma mère a cristallisé toutes nos angoisses. Nous avons retenu notre souffle jusqu’au bout, les yeux rivés sur l’affreuse couette qui recouvrait le canapé. Nous l'ajustions en permanence comme des chaperonnes choquées par l'impudique banquette qui nous dévoilait sa chair couleur crème à intervalles réguliers.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify; color: rgb(51, 51, 51);" class="MsoNormal"&gt;La prochaine fois, je demanderai à l'amie en question de me faire une petite liste d'exigences (quitte à en inventer) pour me désangoisser un peu car ce n'est jamais bon de ne donner qu'une seule règle: elle en devient obsédante, comme si tout pouvait basculer. Surtout, elle peut déclencher des pulsions. Alors que Diego se désintéressait plutôt du sofa nous avions le sentiment qu'il nous narguait et nous avions très peur de l'acte manqué. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(51, 51, 51);"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; color: rgb(51, 51, 51);" class="MsoNormal"&gt;Je me suis tellement appliquée à respecter la consigne 1 que j’ai méprisé le défi 2. J’ai bien sûr crié à plusieurs reprises sur mon fils mais beaucoup moins qu’à la maison. Il faut dire qu'il était particulièrement gai et donc assez peu coquin, sauf à se mettre les doigts dans le nez puis dans la bouche (à manger ses crottes en gros) ce qui me rend hystérique. Mais le reste du temps il a été, comme à son habitude à la fois concentré et lunaire, entreprenant et prudent, obsédé et parfaitement détaché.&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify; color: rgb(51, 51, 51);" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;En observant Diego, je me souviens que les enfants sont très sensibles à la sensualité d'une ambiance et qu'ils peuvent même avoir une libido assez développée et l'exprimer de façon surprenante. Nous avons été surprises par une terrible tempête alors que nous avions enfin réussi à atteindre la plage. Contraintes de nous retrancher dans le seul rade qui a les pieds dans le sable nous nous sommes retrouvées à boire un verre de blanc sec enfermées avec un couple de retraités, un couple avec une enfant et les patrons de l'établissement faisant des commentaires sur le temps avec des locaux. Dehors l'orage grondait. Diego était absolument passionné par un vivarium cradingue dans lequel se débattaient les quelques homards qui étaient encore en vie. Une fillette magnifique d'au moins 6 ans l'a rejoint, elle aussi très attirée par les bestioles aux pattes attachées, mais silencieuse. Ils se regardaient l'un l'autre comme s'il partageaient un secret, en tout cas ils se sentaient un peu voyeurs. Soudain, le cuistot au nez rouge et au tablier plein d'huile a surgit des portes battantes donnant à la cuisine, armé d'une énorme cuillère à trou. Il a plongé l'ustensile dans le vivarium devant les yeux écarquillés des enfants. J'ai commenté qu'il allait choisir un homard pour le faire passer à la casserole. Tous les homards se sont agité, sauf les crevés (que le cuistot aurait certainement choisi s'il n'y avait pas eu de témoin). Le cuisinier est reparti avec le fruit de sa pêche. Diego a alors saisi la petite fille par la taille et avec un sourire lubrique et sans un mot il a mimé qu'il la secouait de haut en bas, 3 fois. J'étais un peu gênée, je lui ai dit que c'était bien de demander à un autre enfant comment il s'appelait avant... de le secouer. Mais la petite fille était toute troublée avec un petit sourire! Il est fort mon fils, il sait comment pécho les minettes, faut les mettre dans l'ambiance et les attraper par surprise. Ce serait trop bien si nous, les adultes on pouvait être aussi naturels et si on savait se contenter d'un contact, même aussi ténu et aussi énigmatique.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify; color: rgb(51, 51, 51);" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;On a croisé de nouveau la petite fille&lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;le lendemain mais Diego ne l'a même pas regardée, il l'avait déjà oubliée et puis elle mangeait des moules avec sa mère, c'était beaucoup moins intéressant.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify; color: rgb(51, 51, 51);" class="MsoNormal"&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-9013346826564428748?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/9013346826564428748/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=9013346826564428748' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/9013346826564428748'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/9013346826564428748'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/05/raymond-la-plage.html' title='Enfantillages et crustacés'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDLbeoZ-SjI/AAAAAAAAADM/pgjjFH0-ggo/s72-c/homar2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-8419627221578812041</id><published>2008-05-19T11:16:00.000+02:00</published><updated>2008-05-19T16:20:59.886+02:00</updated><title type='text'>Pas très catholique</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.fotosearch.fr/bthumb/IMR/IMR161/IS486-059.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px;" src="http://www.fotosearch.fr/bthumb/IMR/IMR161/IS486-059.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Combien de temps je t'ai laissé? Je ne sais plus. Ça me parait si lointain. Je me cherche des excuses. Je pourrais dire que durant la première semaine d'abandon j'ai beaucoup travaillé pour le PIFARC, ce n'est pas complètement faux mais ce n'est pas tout à fait vrai. Ensuite il y a eu les ponts et jours fériés. Enfin il y a eu ma semaine de vacances et mes 2 jours à la mer. Non, c'est malhonnête. Je ne sais pas ce qui s'est passé mais je dois te l'avouer, tu es sorti du podium de mes priorités qui était jusqu'à présent 1 - Ne pas oublier de baiser; 2 - Aider Diego à vaincre l'autisme; 3 - Ecrire tout ça dans le blog.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas si les tâches numéro 1 et 2 ont pris trop de place ou si j'ai remplacé la 3 par "Faire un break pour ne pas devenir dingue". En tout cas je t'ai laissé, sans crier garde. Je n'ai même pas pensé à toi. Je t'ai oublié. Je t'ai &lt;span style="font-style: italic;"&gt;zappé complet&lt;/span&gt;. Excuse moi de te traiter ainsi mais je te sais fidèle comme la moumoute de PPDA. Je savais qu'on se retrouverait vite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai tout de même été prolifique ces 15 derniers jours et je vais te dire comment.&lt;br /&gt;Tu te rappelles que la grande épreuve du mariage de mon beauf - qui devait être l'occasion de revoir mes beaux-parents préférés - était top-anxiogène?&lt;br /&gt;J'ai été parfaitement imbuvable durant les 10 jours qui l'ont précédée. La veille, pour me préparer mentallement et sachant qu'aucune boisson alcoolisée ne serait servie pendant le mariage, j'ai même avancé l'apéro du vendredi au jeudi.&lt;br /&gt;Avec Laurent, nous avons continué à boire un vin blanc de table très violent pour le crâne jusqu'à une heure avancée de la nuit. La cérémonie commençant à 9h00 en banlieue, le lever était prévu à 7h00. Encore plus tôt que pour aller au PIFARC. Je ne me rappelle pas  en détails de la fin de soirée mais je me rappelle de notre état le lendemain. Je me rappelle aussi que j'avais prévu de repasser la magnifique combinaison en soie que m'avait prêtée ma sœur mais qu'avec la gueule de bois je n'ai réussi à supprimer que les plis de plus d'un centimètre de large. Instinctivement j'avais plus peur de brûler le vêtement à 200 euros que d'être un peu froissée au mariage hindou. Ma combinaison plissée était tout à fait accordée avec la peau de nos visages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le GPS est une formidable invention qui nous a permis, alors que nous étions encore saouls, de trouver l'entrepôt sans fenêtre et au plafond très bas servant de temple hindou.&lt;br /&gt;Sur la porte était écrit भारतीय भाषाएँ  ou quelque chose dans ce goût là. Et comme nous sommes des personnes fines et cultivées, nous en avons dédui que nous étions au bon endroit.&lt;br /&gt;L'accueil était très chaleureux. En tant que femme, j'ai eu droit au petit point rouge et jaune sur le front. Sous la frange de la coupe Crazy Horse on ne le remarquait pas tellement.&lt;br /&gt;Un homme charmant s'est approché en nous disant "Je suis le grand-oncle de la mariée". Laurent s'est empressé de répondre avec un sourire exagéré "Et moi je suis son frère!" Un des sourcils du type s'est levé. Laurent a continué sur sa lancée à dire bonjour à n'importe qui, parfois plusieurs fois. Le grand-oncle nous a gentiment indiqué la voie en prenant soin de nous prévenir "Vous pouvez vous installer à gauche près de la sono mais vous allez voir que la musique est vite soulante". On ne pouvait pas nous mettre plus à l'aise. Puis il a ajouté, souriant: "D'ailleurs Jacques et Dominique sont là bas, vous pouvez les rejoindre". J'avais envie de lui dire: "Je vais d'abord m'enfoncer la tête dans les baffles un bon quart d'heure si ça ne vous dérange pas"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La bise aux beaux-parents m'attendait donc. Laurent souriait sournoisement, ou juste bêtement je ne sais pas. Equipée de mon point sur le front, de ma combinaison froissée et de mes talons de night-clubbeuse, je m'avançais sur le tapis fushia couvert de fleurs, passant sous les arches de faux lière. La sono indienne à fond rendait ma marche plus solennelle ou plus absurde, en fait totalement surréaliste. En tout cas j'avais très mal au crâne.&lt;br /&gt;Les informations visuelles mettant plus de temps  qu'à l'accoutumée à atteindre le cortex (enfin la région du cerveau qui décortique les images), j'ai mis une bonne minute à réaliser que les deux blancs en sari n'étaient pas des colons anglais mais bien les parents de mon époux.&lt;br /&gt;Jacques a été égal à lui-même, souriant, enjoué, le commercial parfait, hypocrite à souhait ou dans le déni total. J'étais très contente qu'il soit comme ça à ce moment-là, il m'a rendu la tâche facile. Avec le recul je pense qu'il était tellement angoissé à l'idée que son fils se marie selon la tradition hindouiste avec l'indienne de 19 ans qu'il a mise enceinte, que notre rupture avait ce jour-là un aspect rassurant. La petite guerre de cent ans avec une bonne franchouillarde valait mieux qu'un tsunami exotique d'incantations et de couronnes de fleurs.&lt;br /&gt;Mes beaux-parents se complètent parfaitement car à l'opposé de son grand mari, ma petite belle-mère portait le sari comme une toge de tragédie grecque, d'ailleurs elle avait même le masque, celui du pathos, de l'inquiétude permanente, de la douleur du monde pesant sur ses frêles épaules. J'ai accéléré le mouvement car je la sais capable de sortir de grandes phrases assassines ou larmoyantes à des moments sensibles.&lt;br /&gt;L'épreuve passée j'ai pu aller m'asseoir à côté de Laurent dont le visage un peu transpireux virait, comme les lampes à effet changeant, du blanc cassé au vert d'eau en passant par le rose pâle.&lt;br /&gt;Les deux mariés étaient assis en tailleur sous un décor en carton pâte très coloré et plein de personnages mi-humain mi-animal. Au sol il y avait des fruits et des fleurs en pagaille. Il y avait même un gros ananas sur lequel on avait laissé l'étiquette "Ananas Victoria. Goûtez le fruit sucré de la Réunion!"&lt;br /&gt;On nous distribuait à intervalles régulier des mixtures que l'on devait prendre de la main gauche. On m'a d'abord donné du riz jaune mélangé à des fleurs. Le temps que je réalise qu'il fallait jeter le tout sur les mariés, plus personne n'en avait en main. Je n'ai pas voulu me faire remarquer et j'ai tout envoyé au sol. Du coup j'étais prête à dégainer au tour suivant. Lorsqu'on m'a offert une poignée de gros sel, le coup à failli partir tout seul. J'ai réalisé qu'il s'agissait de friandises sucrées  alors que je ne pouvais plus ouvrir mon poing.&lt;br /&gt;Savoureuse recette que celle du bain de pied de mes beaux parents: montés dans de grandes assiettes, les mariés leurs frictionnent les arpions avec de l'huile, du lait et des fleurs.  Ma belle-mère était si bouleversée que le feu a pris à son sari. Par chance, le prêtre (torse nu et défoncé à l'opium) a su l'éteindre aussitôt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah mes beaux-parents... Je les voyais, tous les deux, émouvants comme ils peuvent l'être lorsqu'ils sont totalement submergés, sans repère, déboussolés, paniqués, pas chez eux. Les pieds dans le plat, ils priaient leurs propres dieux: ceux des Ardennes et de St-Jean-Pied-de-Porc; ils imploraient le saint patron des antiquaires et celui des férailleurs, invoquaient l'esprit des lecteurs du Figaro Magazine et de Télé Star.&lt;br /&gt;J'avais envie de crier "Serre les fesses et pense à la France". Ils ont tenu le coup.&lt;br /&gt;Putain qu'est-ce qu'ils sont forts. Mais ils font ça par amour, ils sont dopés, ils trichent!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La grand-mère maternelle de Laurent se fout d'être politiquement correcte. Elle est venue s'asseoir à côté de moi entre deux animations mystérieuses:&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;-Je sais tout!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Faisant référence non pas à l'insaisissable cérémonie mais à l'embrouille familiale.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Je sais que c'est très dur pour Laurent et aussi pour vous. C'est un peu spécial quand même ce mariage. Ce qui manque surtout c'est un petit verre de rouge non?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai passé les deux heures suivantes à éviter ma belle-mère qui me lançait des regards ambigus, comme celui des chiens à la SPA qui ne savent pas s'ils veulent réclamer une caresse ou s'ils ont envie de mordre. Moi, j'étais aussi fuyante qu'une blatte.&lt;br /&gt;A la fin du repas, ma fraîche belle-soeur nous a dit qu'en fin de compte, ce type de mariage ne se faisait plus du tout en France mais qu'elle était un peu vieux jeu. Je me suis dit qu'on avait bien de la chance d'être tombés sur elle: pour un peu je passais à côté du bain de pieds beau-parental.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca y est je suis revenue. Ne fais pas la gueule, avec Rozenberg aussi on faisait des pauses. On en garde pour demain?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-8419627221578812041?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/8419627221578812041/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=8419627221578812041' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/8419627221578812041'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/8419627221578812041'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/05/pas-trs-catholique.html' title='Pas très catholique'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-8941145165945596353</id><published>2008-05-05T16:10:00.000+02:00</published><updated>2008-05-05T17:34:39.819+02:00</updated><title type='text'>Vu à la TV</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.fotosearch.fr/bthumb/IGS/IGS015/IS583-003.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px;" src="http://www.fotosearch.fr/bthumb/IGS/IGS015/IS583-003.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quelle découverte je viens de faire...&lt;br /&gt;Laurent a déjeuné avec moi et nous formions un couple parfait. Il faisait beau. Je riais à gorge déployée dans le bistro où étions attablés. Je faisais presque pouffiasse et lui un peu vieux beau. Comme d'habitude il faisait des blagues au serveur.&lt;br /&gt;A la fin du déjeuner il se rend compte qu'il n'a pas les cours du poisson pour la journée. Il appelle à son bureau pour se les faire envoyer par mail et les imprimer au PIFARC. Oui, mon mari est un peu trader, mais il fait plus dans la moule que dans la bourse. Le début de la phrase fait classe: "Tu peux m'envoyer les cours par mail?" mais la suite nous ramène à la réalité odorante: "Oui, envoie moi aussi les tarifs salaison!"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Preuve que nous sommes de parfaits bobos ("bourgeois-beaufs" en ce qui nous concerne) nous avons ensuite acheté une lanterne avec une méga bougie pour illuminer la loggia sur laquelle nous prenons l'apéro tous les vendredis, mais Laurent a fait mult blagues mysogynes (cf mon dernier post) et a négocié à mort pour obtenir un réduction... de 5 euros.&lt;br /&gt;De retour à mon bureau nous allons donc consulter ses mails. Il prend bien soin de taper en cachette son mot de passe. Récupère ses cours et s'en va dans un joyeux tintamare.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reprends le cours de mon activité: râler sur la connerie de mes contacts professionnels, notamment celle du trésorier du PIFARC dont la bêtise m'abasourdie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m'apperçois que la boite mail de Laurent est restée ouverte.&lt;br /&gt;Il a 138 messages non lus (il n'est jamais sur internet). Je sais, c'est mal. Mais elle est ouverte devant moi, elle est béante et tous les objets des messages s'offrent à ma lecture. Que faire? C'est un signe, je vais parcourir en diagonale. De toute façon il n'y a rien d'intéressant. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;Fnac éveil: jeux d'enfants/ Championnats de Boxe Française/Gérard: Concours de bière&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Pfff je reçois les mêmes. Mon pauvre chéri, quelle vie ennuyeuse il mène, heureusement que je suis là pour le divertir.&lt;br /&gt;Tiens c'est quoi ça? Bon aller, j'ouvre, ca doit être un truc de promo.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;De: Stella Escualita/ Objet: Escualita mensuelle. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;Samedi 15 mars Escualita Mensuelle.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;Stella et ses amies vous présenteront les dernières finalistes trans qui participeront à l'élection de Miss Trans 2008.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;Escualita La mensuelle au 1er étage de la loco dans la nouvelle salle chic et sexy, avec les plus belles trav et trans de Paris.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;Entrée: 20 euros avec une consi&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;salon VIP: 120 euros la bouteille&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ne pas paniquer. Mon mari est invité à des soirées transexuelles? Bon. Mon époux est convié à l'élection de Miss Travelo 2008? Voilà. Le père de mes enfants payant 120 euros pour faire danser Lydia-Mouloud sur sa table. Je l'imagine, observant la folle du désert agiter son paquet ficellé dans un collant résille au dessus de son nez. Non mais c'est impossible. Ca n'arrive qu'à la télé. Bon, je dois me rassurer. Y'a t-il d'autres mails de ce type?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;De: www.rencontrons-nous.com / Objet: vous avez reçu 3 nouvelles annonces&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;Cher &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:courier new;" &gt;Lolo&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;  Vous avez &lt;/span&gt;&lt;b style="font-family: courier new;"&gt;3 messages&lt;/b&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt; non lus dans&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt; votre messagerie !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;  Messages de:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;img style="font-family: courier new;" src="http://www.lyad.com/images/femme.gif" /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt; anjelica, 46 ans  &lt;/span&gt;&lt;a style="font-family: courier new;" href="http://www.notre-rencontre.com/index_fv4.asp?p=msg&amp;amp;uid_inscrit=10126874-9322-400F-BF84-85747903B839&amp;amp;id_email_send=3738EFE5-EB8E-49C3-8098-AC4D98197AB2&amp;amp;vpseudo=anjelica" class="EC_ctnl" target="_blank"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;img style="font-family: courier new;" src="http://www.lyad.com/images/femme.gif" /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt; ingride_40, 25 ans  &lt;/span&gt;&lt;a style="font-family: courier new;" href="http://www.notre-rencontre.com/index_fv4.asp?p=msg&amp;amp;uid_inscrit=10126874-9322-400F-BF84-85747903B839&amp;amp;id_email_send=3738EFE5-EB8E-49C3-8098-AC4D98197AB2&amp;amp;vpseudo=ingride_40" class="EC_ctnl" target="_blank"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;img style="font-family: courier new;" src="http://www.lyad.com/images/femme.gif" /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt; laura3018, 22 ans  &lt;/span&gt;&lt;a style="font-family: courier new;" href="http://www.notre-rencontre.com/index_fv4.asp?p=msg&amp;amp;uid_inscrit=10126874-9322-400F-BF84-85747903B839&amp;amp;id_email_send=3738EFE5-EB8E-49C3-8098-AC4D98197AB2&amp;amp;vpseudo=laura3018" class="EC_ctnl" target="_blank"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt; Vous pouvez les consulter immédiatement &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;  en suivant le lien ci-dessous.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt; Vos identifiants de connexion&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;  pseudonyme    : &lt;/span&gt;&lt;b style="font-family: courier new;"&gt;bogoss91&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;  mot de passe : &lt;/span&gt;&lt;b style="font-family: courier new;"&gt;bogoss&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Comment garder la face?&lt;br /&gt;Si le premier mail est une erreur: mon mari n'est pas amateur de travelos, mais il y a 80% de chances pour que je sois cocue.&lt;br /&gt;J'ai du mal à croire que le deuxième mail soit une erreur: un surnom et un pseudo aussi ringards, ca ne peut être que lui. En même temps quand je cherche à me connecter à son espace perso, on me demande de payer. Pourquoi 91? Ce n'est même pas son département.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel salopard!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Me faire ça à moi alors que j'efface avec soin tous les messages de mes exs contenus dans ma boîte mail!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, le deuxième mail est tout de même, en un sens, rassurant. Il confirme qu'il fait plus dans la moule que dans la bourse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lui en parlerai dès ce soir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-8941145165945596353?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/8941145165945596353/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=8941145165945596353' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/8941145165945596353'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/8941145165945596353'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/05/talons-aiguille.html' title='Vu à la TV'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-3104667102874045966</id><published>2008-05-03T18:42:00.000+02:00</published><updated>2008-05-05T15:22:18.245+02:00</updated><title type='text'>Le syndrome Pretty Woman</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/__Nnchi40mCY/SByjllp8-bI/AAAAAAAAAC8/8_sTX130wTk/s1600-h/sac.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/__Nnchi40mCY/SByjllp8-bI/AAAAAAAAAC8/8_sTX130wTk/s200/sac.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5196207936237271474" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le beau temps c'est plutôt bon pour le moral mais pas du tout pour le porte-monnaie. Avec le week-end prolongé, j'ai dépensé en deux jours ce que je dépense en deux semaines, voire en trois. Je ne sais pas ce qui s'est passé. J'ai toujours une petite crise de dépenses lorsque le salaire tombe (ou plutôt lorsque j'effectue le virement du compte du PIFARC vers le mien), mais là j'ai été assez loin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis que je suis avec Laurent, je suis perpétuellement à découvert. Les mathématiques ont pris un sens nouveau pour moi: le zéro est devenu synonyme d'immense fortune. Le "moins mille" est encore un pactole, mais le solde positif est une utopie, une vue de l'esprit. Le symbole + n'est plus que le nez du lapin Miffy dans les livres de Diego, il a déserté mes relevés depuis belle lurette.&lt;br /&gt;Mon compte bancaire est sensé être le compte commun. Mais seul mon salaire l'approvisionne chaque début de mois, puis le crédit de l'appartement est prélevé dessus et Laurent participe ensuite. Ce système très pernicieux fait que je dois "demander" de l'argent à mon mari qui, bien qu'il ne veuille pas l'admettre trouve une certaine jouissance dans l'idée de "faire un virement à sa femme". D'ailleurs il fait régulièrement des petites plaisanteries sur ma gestion du compte commun qui n'a finalement de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;commun&lt;/span&gt; que les dépenses et se moque de moi lorsque je ne peux plus tirer de billets au distributeur en fin de mois.&lt;br /&gt;Dans le même esprit, il ne parle jamais de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;la future cuisine &lt;/span&gt;que l'on souhaite acquérir mais dit toujours "si tu veux TA cuisine", "j'économise pour TA cuisine" ou "ça paiera TA cuisine". Il fait régulièrement l'association très fine de la dépense pour équiper la cuisine et celle pour me refaire les seins: "Qu'est-ce que je vais financer en premier TA cuisine ou TES nichons?"&lt;br /&gt;Il fait également des petites plaisanteries "viriles" avec Patrice Droycout, notre banquier, que nous appelons entre nous Frontkick: "Quand on laisse sa femme gérer le compte commun, hé hé..."&lt;br /&gt;Pour ne pas être contrariée par ses blagues de potache misogyne, j'essaye de ne pas oublier qu'il vend du poisson, de me souvenir qu'il a 15 ans de plus que moi et de me rappeler que Frontkick élève des oiseaux pendant ses heures de loisir, porte une chevalière avec ses initiales et équipe ses semelles de talonnettes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les derniers jours du mois j'ai l'impression de jouer au loto. C'est le stress. Aurais-je de la chance? Faut jouer quoi Riton aujourd'hui? Parfois je croise les doigts avant l'épreuve du  retrait, elle peut s'avérer délicate. Je choisis toujours un distributeur dans une zone infréquentée (je préfère dans ces cas l'insécurité à la honte, de toute façon quand on a pas un rond, on a pas peur du braquage). Ensuite je fais tout très vite. Je parle tout bas à l'ordinateur pour l'encourager ou pour le snober: "évite moi tes bla bla, dis moi si je suis à sec ou pas, finissons-en rapidement". Il arrive que même sous la pluie, dans une rue déserte, un être malveillant se pointe et fasse la queue derrière moi. Dans ces cas-là  j'essaye de soigner ma sortie. Car les habitués reconnaissent la crampe. Si l'opération se termine très rapidement, si l'on n'entend pas le bruit de la moulinette ou si un ticket sort alors qu'on a rien demandé, c'est qu'on est marron. J'ai remarqué que dans ces cas là les gens (moi y compris) n'étaient pas du tout solidaires, au contraire. Il y a même des vicieux qui demandent hypocritement "l'appareil ne marche pas?"&lt;br /&gt;Comment éviter l'affront absolu? J'ai essayé toute les réactions possibles: la surprise (à quoi tu joues ma petite CB?), la suspicion (non mais y'a un bug c'est sûr), la colère (oh les sales cons sarkozystes). Il m'est déjà arrivé de simuler un retrait pour ne pas avoir à rougir.  Mais tout ça ne sert à rien. Aujourd'hui je suis plutôt blasée et je drague un peu le distribe "Vas-y beau brun, dis moi qui est la plus riche? C'est pas moi? Je reviendrai petit coquin".&lt;br /&gt;Indubitablement (j'adore ce mot), l'épreuve suprême c'est le passage en caisse au supermarché. Ca c'est pour les bons, pas un truc de débutant. Lorsque la caissière du Franprix qui gagne deux fois moins que vous, vous regarde dans les yeux et qu'elle sait que vous vous prenez une veste avec le terminal de paiement. Généralement , elle gueule trois mots qui, sortis du contexte, ne veulent rien dire mais qui, à ce moment précis, sont intelligibles par tout le monde: "Ca passe pas!" C'est de bonne guerre, elle a un boulot de merde et moi je porte des Ray-ban. Là, seuls les meilleurs arrivent à ne pas piquer un fard., surtout quand on remarque des visages connus dans la file d'attente. Ensuite, comble de l'humiliation, il faut présenter deux pièces d'identité pour faire un chèque que tout le monde à la caisse sait être en bois. En tout cas tant il est en bois tant que Frontkick n'a pas été appelé à la rescousse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, je ne peux pas me plaindre d'un système que j'accepte implicitement. Dans le fond, peut être que je suis rassurée de demander de la thune à Laurent comme s'il était mon papa (qui lui-même m'a trouvé du boulot) je garde la sensation qu'il aura toujours plus d'argent que moi (ce qui est complètement faux). Je ne suis vraiment pas libérée du patriarcat. D'ailleurs quand on y pense, est-ce que, lorsque Laurent m'achète une robe à 120 euros dans une boutique alors que la veille j'ai dépensé 130 euros au supermarché pour des couches culottes, des tampax, des ampoules, des yaourts o% et de la salade en sachet, c'est complètement idiot. Quelque part j'imagine que je préfère qu'il m'offre une belle robe plutôt qu'un caddie Franprix qui déborde. C'est plus plaisant en tout cas. Le vieux schéma du putanat bourgeois a la vie dure? Il doit bien y avoir des raisons. Mais une fois encore je piétine les principes de l'adolescente que j'étais qui s'était juré de faire régner au sein de son couple l'égalité totale face aux types de dépenses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoi qu'il en soit, j'ai besoin de papier toilettes, de jolies chaussures à talons, de liquide vaisselle, de petite robe d'été, de pain de mie, de payer mes impôts, de lunettes de soleil et d'un appartement assuré. Qui paye quoi j'en ai pas grand chose à foutre. J'ai quand même fait un effort ce matin et je me suis dit que j'allais payer moi-même ma petite robe pour les mariages du mois de mai. J'étais toute contente de faire mon chèque (non là j'en rajoute). Mais en payant j'ai réalisé qu'il y avait nos deux noms sur le chèquier du compte commun, donc je ne donnerai jamais l'impression d'être une femme libérée. Et quand je demanderai à Laurent de m'aider à la fin du mois il va dire "ah bien sûr si tu t'achètes des petites robes à 100 euros, on est pas près de combler le découvert".&lt;br /&gt;J'aurais mieux fait de faire comme d'habitude.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-3104667102874045966?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/3104667102874045966/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=3104667102874045966' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/3104667102874045966'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/3104667102874045966'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/05/la-syndrme-pretty-woman.html' title='Le syndrome Pretty Woman'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/__Nnchi40mCY/SByjllp8-bI/AAAAAAAAAC8/8_sTX130wTk/s72-c/sac.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-1865277212054448892</id><published>2008-05-02T11:43:00.000+02:00</published><updated>2008-05-02T21:21:06.292+02:00</updated><title type='text'>Animal de mauvaise compagnie</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SBrxCVp8-aI/AAAAAAAAAC0/tMIU3HLqiRM/s1600-h/monstre+%C3%A9lectro.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SBrxCVp8-aI/AAAAAAAAAC0/tMIU3HLqiRM/s200/monstre+%C3%A9lectro.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5195730142600427938" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Laurent et Lola sont revenus de leur voyage de 3 jours durant lequel ils ont visité ce que Lola appelait jusqu'alors le "camp pour gros dans lequel on allait [la] mettre parce que [sa] belle-mère ne [l']aime plus et qu'elle veut être tranquille avec son mari et son fils": un centre thérapeutique pour les enfants et les ados en surpoids dans lequel elle ira peut être plusieurs mois, pour prendre du recul. L'endroit a l'air fait pour elle, comme s'il l'attendait. Les activités, les enfants, les encadrants, le lieu, tout est prêt à l'accueillir, pour la faire bouger et créer peut-être le "déclic", donc tout le monde parle depuis dix ans et qui ne vient pas. Et cela, car personne, jusqu'à ce que je pète littéralement les plombs, ne l'avait arrêtée dans sa course auto-destructive, dans sa recherche de limites.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lola est dans sa voiture de stock-car, le pied au plancher, elle casse tout et défonce sa propre carrosserie mais n'arrive pas à trouver la pédale de frein.&lt;br /&gt;Rozenberg m'avait bien dit "une bonne fois pour toute" que je devais accepter de n'être ni sa mère ni son psy et que par conséquent je ne pouvais rien faire pour elle. Je refusais malgré moi de faire le constat de mon impuissance, d'autant que Lola partageait depuis quelques temps ma vie quotidienne. J'étais en colère. En colère contre elle et le mal qu'elle me faisait en collaboration avec ses grands-parents, en colère qu'elle n'arrive pas à s'arrêter, en colère que son père porte ses oeillères et cherche à préserver le vernis de la "famille recomposée" alors que la réalité était juste invivable. J'étais en colère de ne plus tenir les reines de ma vie, de bloquer mes émotions, de geler mes désirs, de ne plus parler de l'avenir sans commencer chaque phrase par "Si Lola..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Récemment, j'ai du m'y résoudre: j'étais empêtrée, les pieds dans le béton et je me débattais, je m'épuisais pour rien. L'amour que j'avais pour elle, à force de se faire tabasser, s'était transformé en monstre, comme une grosse bête à qui on donne un coup de trique pour chaque caresse. Mon coeur était vidé. La seule présence de mon "(ex)-(belle)-fille" agressait mon instinct. Mon poil se hérissait et chaque mensonge, chaque provocation nourrissait le monstre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puisque je n'y pouvais rien, il fallait qu'on m'en libère, qu'on me sorte du stand infernal de la Foire du Trône (celui dans lequel il y a des peluches qu'on tire avec des ficelles dans un vacarme épouvantable et une odeur de pomme d'amour au graillon). Et je crois que Lola a continué d'alimenter le monstre pour qu'il casse les barreaux de sa cage. Les autres s'étaient accommodé (voire entretenaient) son mal-être mais elle connaissait mon exigence de vie, et elle a fait monter la sauce. En racontant que j'avais dit qu'elle méritait la mort de sa mère et que de toute façon elle en était responsable, elle a ouvert la geôle de la bête.&lt;br /&gt;J'ai dit stop à tout, j'ai dit mon refus de vivre à la Foire du Trône, mon refus de passer tous les jours mon couple à la machine à laver (programme 90°C essorage et séchage maxi), mon refus de creuser mon coeur comme une dent cariée jusqu'à la racine, j'ai dit que les caisses étaient vides, que je ne ferrai plus la cuisine, qu'elle ne verrait plus mes amis, qu'on ne partirait plus en vacances et qu'elle allait quitter le toit sous lequel elle me piétinait.&lt;br /&gt;Comme elle a raconté à quel point elle était mal-menée à ses grands-parents, ils ont tenté une leçon de tendresse (sous forme d'accusation de "maltraitance sur mineur"), la dernière qui leur sera accordé. La bête a mordu toutes les mains qui l'ont nourrie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On en est là aujourd'hui. Le monstre évolue, se promène dans l'appartement, monte dans notre voiture, se glisse dans les draps. Mais les choses ont un peu changé, la vase a été secouée.&lt;br /&gt;Dans dix jours, nous saurons si Lola ira dans le centre. A elle de savoir si elle veut se libérer et nous libérer. A elle d'emmener loin le Horla pour le noyer dans la piscine et revenir sans lui. En attendant, on lui apprend à ne pas trop hurler à table.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-1865277212054448892?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/1865277212054448892/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=1865277212054448892' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/1865277212054448892'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/1865277212054448892'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/05/animal-de-mauvaise-compagnie.html' title='Animal de mauvaise compagnie'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SBrxCVp8-aI/AAAAAAAAAC0/tMIU3HLqiRM/s72-c/monstre+%C3%A9lectro.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-868093114273677488</id><published>2008-04-30T20:18:00.000+02:00</published><updated>2008-04-30T21:23:02.775+02:00</updated><title type='text'>T'as pas froid?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/__Nnchi40mCY/SBi_mVp8-ZI/AAAAAAAAACs/9yhBTg1pGoE/s1600-h/cafe.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/__Nnchi40mCY/SBi_mVp8-ZI/AAAAAAAAACs/9yhBTg1pGoE/s200/cafe.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5195112835540908434" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Moi, si.&lt;br /&gt;On est au mois de mai demain et j'ai froid. J'ai froid de fatigue. J'ai froid de lassitude. J'ai froid de pessimisme. J'en ai froid dans le dos.&lt;br /&gt;J'ai beau me chanter IAM, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je ne suis pas à plaindre&lt;/span&gt;, ca marche pas. La méthode coué ça a déjà marché quelque part? Ratatouille le rat cuisinier dit "la vie n'est faite que de changements, il ne faut pas se résigner et continuer d'aller de l'avant", mais j'y arrive pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est normal que tu n'aies pas froid. Tu es un blog. Un blog ça lui fait ni chaud ni froid la vie. Déjà ton nom est moche. "Blog" c'est un mélange entre "bof", "bloc" et  "gogol", je ne sais pas en fait... Ne te vexe pas mais ça sonne très mal.&lt;br /&gt;Un blog ça n'existe même pas. C'est pas un objet.&lt;br /&gt;Un journal on peut le cacher, l'embrasser, le déchirer, le brûler. Un journal peut tomber dans le bain, se laisser caresser ou couvrir de larmes. L'encre est son sang. Ses pages blanches sont doucement granulées comme une peau. Un journal, tu peux lui faire un suçon-tâche de café, tu peux le faire lire à tes enfants ou le relire avec tes amis. Un journal c'est fragile et précieux, il peut disparaître ou se perdre, alors on s'inquiète pour lui, on veut le préserver, on le couvre quand il devient vieux.&lt;br /&gt;Alors que toi... T'as quoi? Des caractères alphanumériques à la chaîne? Tu connais la valeur 1 et la valeur 0. Si je renverse ma tasse sur le clavier, j'en ai pour 45 euros chez Carrefour. Quant à ton futur? Tu es tellement dématérialisé, on ne sait pas si tu seras toujours là dans 15 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr que tu n'as pas froid. Non seulement tu es un blog mais en plus tu es un blog-thérapie, donc ta mission est de ne jamais me répondre, de ne me faire aucun signe, de m'obliger à créer du contenu encore et toujours. Dans quel but? Pour quelle raison? Parce que Rozenberg coûte trop cher? Parce qu'il est trop loin? Tu ne répondras pas, n'est-ce pas?&lt;br /&gt;Tu n'as même pas d'odeur. Rozenberg était silencieux mais il sentait la pipe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas très bien ce que nous faisons ensemble mais je suppose que si je tape ton adresse tous les jours, que je fais ton code et que tu m'ouvres, c'est qu'il y a quelque chose entre nous?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, tu veux que je remette le chauffage en route?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-868093114273677488?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/868093114273677488/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=868093114273677488' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/868093114273677488'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/868093114273677488'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/04/tas-pas-froid.html' title='T&apos;as pas froid?'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp3.blogger.com/__Nnchi40mCY/SBi_mVp8-ZI/AAAAAAAAACs/9yhBTg1pGoE/s72-c/cafe.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-3443838100776268991</id><published>2008-04-29T18:55:00.000+02:00</published><updated>2008-04-30T16:32:39.512+02:00</updated><title type='text'>Petite encyclopédie du savoir-nuire</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.fotosearch.fr/bthumb/DGV/DGV097/SB10063095E-001.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px;" src="http://www.fotosearch.fr/bthumb/DGV/DGV097/SB10063095E-001.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Voici le premier volume du dictionnaire pratique du parlé névro-toxico.&lt;br /&gt;Composé d'exemples vécus, il vous propose de petites phrases prêtes à l'emploi  dans des situations concrètes.&lt;br /&gt;Cette encyclopédie vous sera très utile si vous avez l'intention de nuire prochainement à une personne de votre entourage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;A&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:courier new;" &gt;amour, n.m&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;L'amour est une notion fourre-tout très pratique. C'est un des vocables les plus usités dans le chantage affectif. Quelqu'un refuse de se laisser envahir? Dîtes que c'est parce qu'il ne vous aime pas. Faites de même face à une interdiction. Si on vous dit "Non", c'est qu'on ne vous aime pas. Si on vous demande du respect et qu'on ne supporte pas vos mensonges et votre affreux comportement, c'est qu'on ne vous aime pas. Car quand on aime, on pardonne tout.&lt;br /&gt;Vous pouvez tout à fait associer le verbe &lt;span style="font-style: italic;"&gt;aimer&lt;/span&gt; et &lt;span style="font-style: italic;"&gt;avoir&lt;/span&gt; car le fait d'aimer vous octroie automatiquement le droit de posséder.&lt;br /&gt;Au nom de l'amour, autorisez-vous toutes les folies (insultes, chantage, manipulations), on ne vit qu'une fois! C'est tellement beau l'amour, personne ne pourra vous contredire sans passer pour un être insensible. Quelle belle cause que la votre.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ex: "Nous nous sentons mal-aimés", "Tu ne nous as jamais aimés", "Elle est juste en quête d'amour, pas de harcèlement moral", "J'entends dire partout qu'on n'aime pas notre petit-fils, c'est faux seulement on ne l'a jamais", "Tout s'arrange car nous l'aimons très fort"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;B&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:courier new;" &gt;belle-mère, belle-fille, n&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;.f&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;La belle-mère (la deuxième femme de votre géniteur) est forcément une très mauvaise personne. Voleuse de père, garce autoritaire et sans affect, vous pourrez facilement décharger toutes vos mauvaises pensées sur elle. Elle n'a pas de sentiment donc ne souffrira pas. N'hésitez pas à lui rappeler que vous étiez avant elle dans le coeur de son mari, avant elle dans la famille, avant elle tout court. Si elle se met dans votre chemin, menacez de fuguer, si cela ne suffit pas à ébranler son couple, menacez de vous suicider et faites en sorte que tout le monde sache qu'elle est responsable de votre détresse en laissant des lettres d'adieux aux autres membres de la famille. Mettez-vous toujours sur un pied d'égalité avec elle. N'oubliez pas qu'elle est votre ennemi n°1 (celle qui a séparé papa et maman, même si elle est arrivée 10 ans après le divorce), votre concurrente pour la vie (celle qui vous empêche de vous promener main dans la main avec papa).&lt;br /&gt;La belle-fille (la femme de votre fils)mérite la même peine. Voleuse d'enfant (voire de petit-enfant), garce autonome et insensible, elle ne pense qu'à elle et ne veut surtout pas être emmerdée. Elle est machiavélique et ne poursuit qu'un seul objectif: vous faire souffrir. Immature et superficielle, elle monte en tours pour la moindre critique faite sur des thèmes pourtant secondaires (sa façon d'élever ses enfants, son mariage, son travail ou ses relations sociales et affectives).&lt;br /&gt;Faites savoir que vous n'êtes pas naïfs et que vous connaissez ses intentions (avoir une part de votre héritage). Vous pouvez aussi rappeler à votre belle-fille son illégitimité totale et éternelle en renforçant la place de l'ex-femme de votre fils. A partir du moment où elle porte votre nom vous pouvez tout vous permettre. Ayez de l'imagination et ne vous souciez pas du manque d'élégance.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ex: "Ma belle-mère est une pute", "Ma belle-mère me fait chier", "Ma belle-mère est une salope", "Mon père est le petit chien de ma belle-mère", "Mon père aime plus ma belle-mère que moi", "Il n'y a que ta mère et ta soeur qui comptent pour toi", "faiblarde","Ce mariage est un drame", "J'espère que tu te feras virer de partout comme tu t'es fait virée de ta boîte" "Tu terrorises ma petite-fille!" "Tu fais vivre ma petite-fille dans un système semi-carcéral" "Tu nous fais une vie d'enfer" "Je ne te laisserai pas gâcher les dix belles années qui nous restent à vivre"&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:180%;" &gt;C&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:courier new;" &gt;chantage, n.m&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;C'est votre meilleur allié pour parvenir à vos fins. Utilisez la mauvaise conscience de l'autre pour qu'il se laisse vampiriser. Plantez le décor: vous êtes un martyr entouré d'ingrats. Prenez tout en charge, même si l'on ne vous demande rien: garder le courrier, laver le linge, trier les encombrants, payer le téléphone et faire les démarches administratives.&lt;br /&gt;Les personnes peuvent aussi servir d'otages. Utilisez votre petite-fille pour voir votre fils, votre fils pour voir votre petit-fils etc. Faites une grande chaîne de l'amour.&lt;br /&gt;Si vous n'êtes pas convié chez les gens, imposez-vous, vous êtes dans votre bon droit. Passez chez eux à l'improviste et si ils ne sont pas là ou qu'ils dorment, si on vous fait remarquer que ce n'est pas très correct, plaignez-vous et continuez de visiter leur domicile... lorsqu'ils sont à leur bureau (si, si vous avez le droit... au nom de l'amour).&lt;br /&gt;Commencez toutes vos phrases par "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Après tout ce que j'ai fait...&lt;/span&gt;". Si quelqu'un sous votre coupe manifeste qu'il veut vivre sa vie et que l'idée même vous est insupportable, faites comprendre à tout le monde que vous ne vous en remettrez jamais.&lt;br /&gt;Ex: Lorsque votre petite-fille parle de sa mère, ou pire, de ses autres grands-parents, ou même de quelqu'un d'autre que vous, changez de sujet. Si elle souhaite les voir, faites une crise et dites "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;c'est impossible&lt;/span&gt;" "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;ça n'ira jamais&lt;/span&gt;" "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;ça va très mal se passer&lt;/span&gt;". Faites le vide autour d'elle, dites que tout le monde la déteste sauf vous et si elle pense encore que d'autres l'aiment, faites concrètement en sorte qu'ils ne l'aiment plus en l'aidant à se rendre insupportable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;D&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:courier new;" &gt;deuil, n.m.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Le deuil est une carte très utile dans le grand jeu de la Famille en or. Elle rend celui qui la porte intouchable, comme le totem de Khô-Lanta. Contrairement à ce qu'on peut imaginer, le deuil n'est pas une affaire intime et personnelle. Vous pouvez très bien, sans aucune gêne, parler au nom des autres de leur propre deuil et leur attribuer ou leur retirer le statut d'endeuillé(e). Vous pouvez également déterminer librement la durée de leur deuil.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ex: "Ma petite fille est dans une période de deuil", "Ce mariage est arrivé trop tôt, ma petite-fille était encore en deuil","Mon fils doit faire le deuil de son ex-femme"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:180%;" &gt;E&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:courier new;" &gt;enceinte, adj&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Accepter une belle-fille ce n'est déjà pas facile. Qu'elle soit enceinte est très problématique. Bien sûr, un nouvel être naîtra qui pourra, comme tous les autres, se sacrifier sur l'autel de votre névrose, mais cet être aura le gros défaut d'avoir une mère.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ex: &lt;/span&gt;Pour annoncer à votre entourage que vous allez avoir un nouveau petit-enfant ne dites surtout pas &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Ma belle-fille est enceinte", &lt;/span&gt;dites &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Mon fils va être papa".&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:180%;" &gt;F&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:courier new;" &gt;fille, n.f&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Si vous n'en avez pas, vengez-vous. Tout ce qui peut faire office de fille de substitution sera intéressant. La petite-fille est le sujet idéal, surtout si sa mère biologique n'est plus là et que vous vous considérez comme sa deuxième maman. L'idéal est d'avoir maintenu votre fils à distance et d'avoir entretenu sa paternité sur un mode délégatoire ce qui vous aura octroyé une légitimité plus grande (le volume horaire est de votre côté. La biologie? On l'emmerde). Faites tout ce que prétend vouloir votre petite-fille. Accédez à ses demandes les plus folles et couvrez-la de cadeaux. C'est mauvais pour elle mais c'est bon pour vous. Gâtez-la comme une grand-mère mais prenez toute la place dans son éducation, comme si vous étiez sa mère. Jouez sur tous les tableaux. Ne laissez personne intervenir dans cette histoire. Si quelqu'un s'ingère (au nom des liens biologiques par exemple), dites que vous souffrez de la situation et que vous ne faites pas les choses par plaisir, que vous êtes contraint de les faire puisque personne ne s'en charge. Mais si par malheur ce même quelqu'un cherche à réparer son absence (en se chargeant des devoirs, de la santé, du linge etc), allez récupérer votre bien, quitte à faire le nettoyage par le vide . C'est votre chose. Et rappelez-vous: vous faites tout cela au nom de l'amour.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ex: "Ca ne sera  jamais ta fille, tu m'entends?"&lt;/span&gt; (vous pouvez crier cette phrase pour lui donner plus d'impact). &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Si tu avais été un bon père, tu serais venus vivre chez nous".&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;NB: Les belles-filles font de très mauvaises filles de substitution. Il n'y a que deux exceptions: elles sont dans le besoin (donc dociles) ou elles sont mortes (les absents ont toujours tort). Si vos belles-filles ne sont pas à la recherche d'une filiation imaginaire (elles s'entendent bien avec leur propre mère), cherchez des jeunes femmes en difficultés dans le voisinage: allez les visiter, appelez-les, aidez-les, bref faites ce que vous savez faire de mieux: vampiriser.&lt;br /&gt;Ex: Prétendez que vous vous faites du souci pour la petite amie cocue de l'ex mari alcoolique de votre ex-belle fille cocue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Généralités: &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;N'oubliez pas que tout ce qui peut préserver votre névrose et favoriser l'immobilisme peut être utilisé: symptômes physiques (corpulence inquiétante, maigreur, blocages de dos, de genou, de cheville, douleurs au ventre, au sternum, souffrances chroniques en tout genre attirant l'attention et provoquant un contact physique), crises de larmes (possibles à tout âge elles peuvent être accesorisées d'arrachage de cheveux, d'autos-griffures ou d'appels au secours), menaces ou insultes écrites (très pratiques, elles se disposent à des endroits stratégiques et peuvent s'emmener partout) ou verbales (comme les coups de poing des flics en garde à vue, elles ont l'intérêt d'être violentes mais ne laissent pas de trace).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faites une bonne réserve de prétextes. Ils seront utiles pour justifier vos actions les plus dégueulasses et vos propos les plus déraisonnables.&lt;br /&gt;Retournez sans réfléchir les reproches qui vous sont faits. Vous pratiquez le harcèlement moral? Accusez les autres. Vous avez menti? Mentez à nouveau pour vous couvrir. Un témoin a rapporté votre comportement néfaste? Faites de la diffamation pour le neutraliser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoi qu'il en soit, si vous êtes pris sur le fait: niez, transformez vos dires, prétextez un moment d'énervement, minimisez, mentez. N'avouez jamais. Ne perdez pas de vue que s'excuser c'est avouer. Et surtout - mais cela va sans dire - ne demandez jamais pardon.&lt;br /&gt;De toute façon, ce que vous avez dit ne peut en aucun cas être prouvé et ce que vous avez écrit a été "mal interprété".  Les mots n'ont pas de sens. Les actes n'existent pas. Rien n'est réel sauf le vide de votre vie. N'oubliez pas que le plus important est votre souffrance intérieure, prenez-en soin.&lt;br /&gt;N'essayez jamais de vous en sortir, vous prendriez le risque d'être heureux et donc de ne plus être au centre de la vie des autres.&lt;br /&gt;D'ailleurs, la vie des autres? Quelle vie des autres?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-3443838100776268991?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/3443838100776268991/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=3443838100776268991' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/3443838100776268991'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/3443838100776268991'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/04/lencyclopdie-des-vampires-tome-1.html' title='Petite encyclopédie du savoir-nuire'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-5190562148641620880</id><published>2008-04-27T15:43:00.000+02:00</published><updated>2008-04-27T18:03:58.510+02:00</updated><title type='text'>Le temps n'existe pas</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.fotosearch.fr/thumb/UNF/UNF453/u10891064.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px;" src="http://www.fotosearch.fr/thumb/UNF/UNF453/u10891064.gif" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Laurent est victime de ce que j'appelle le syndrome de la lenteur absolue et totale, autrement dit le Slat.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je ne l'ai jamais vu se dépêcher et pour aucune cause.  Je crois même ne jamais l'avoir vu faire un geste rapide. Je le vois par contre régulièrement dormir, aux heures les plus inappropriées (généralement lorsque c'est le coup de feu avec les gosses ou au contraire lorsque nous sommes enfin seuls) et dans des positions insolites (la tête sur un plateau en argent) voire dangereuses (sur la chaise de bar du balcon).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Le Slat handicape directement toutes les personnes de son entourage car son retard permanent a un effet cascade sur le programme de tout le monde. Moi qui étais plutôt ponctuelle, depuis 4 ans, j'arrive en retard partout. Lola est systématiquement en avance, sauf lorsqu'elle est accompagnée par son père.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelqu'un qui n'a jamais attendu Laurent ne peut prétendre le connaître.&lt;br /&gt;"Vas-y, je t'attends là" est d'ailleurs la seule phrase que l'on peut être certain de ne lui adresser qu'une seule et unique fois. Tout être normalement constitué ne récidivera jamais.&lt;br /&gt;Un des pires cas de figure est d'être prêt à partir (en chaussures avec un sac) et de le regarder se préparer. Que vous ayez 2 ans ou 80 balais, vous attendrez 40 minutes car tout est long, chaque geste effectué est fondamental, nécessite toute son attention, sa précision et ne doit pas être réalisé dans la précipitation et surtout là où un individu lambda prévoit 4 opérations (trouver son portable, ses clés de voiture, mettre ses chaussures et fermer la porte) lui en prévoit 15 dont 50% d'inutiles ou dont l'intérêt ne peut être saisi par le commun des mortels.&lt;br /&gt;Les premières fois on croit qu'on peut agir. On n'accepte pas d'être impuissant face au Slat. On tente de prévoir les crises: préparer les choses dont Laurent aura besoin, lui fixer des objectifs de temps l'avant-veille, le poursuivre armé d'un chronomètre, lui demander si ce qu'il fait est vraiment nécessaire, lui crier dessus, menacer de le quitter, partir, rien n'y fait. Le Slat est plus fort, il est inscrit dans son programme, dans son code génétique.&lt;br /&gt;De fait, les départs ou les retours de vacances sont devenu des évènements terriblement anxiogènes pour moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La seule chose à faire est d'essayer de rester zen (avoir conscience que Laurent est malade aide à moins se sentir victime et à ne pas trop lui en vouloir) et de s'organiser de façon à ce que la tâche qui lui incombe soit en bout de chaîne et ne bloque pas le déroulement de tout le reste (exemple: "tu fermeras la maison et nous rejoindras").&lt;br /&gt;J'ai remarqué que son cerveau divisait le temps par deux. En lui demandant à combien il estime le temps passé à faire un truc (plus ou moins utile) il répond 20 minutes quand il en a passé 40. C'est encore plus agaçant lorsqu'il fait quelque chose de totalement contre-productif. Laurent passe beaucoup de temps à perdre du temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vivre avec quelqu'un qui ne s'énerve jamais et qui n'est jamais pressé peut avoir quelques avantages. J'avoue que j'apprécie d'avoir un homme qui arrive à faire abstraction du fait que l'on soit coincé dans les embouteillages, sous la pluie depuis une heure ou qui reste adorable avec tout le monde alors que  nous faisons la queue à la caisse du supermarché depuis 45 minutes  et que j'insulte intérieurement l'ensemble des habitants de la planète. Mais dans le fond ça fait presque peur, c'est presque pas humain quelqu'un d'aussi patient, c'en est même angoissant. Du coup, on est furieux d'impatience et irrité par le flegme absolu de l'autre.&lt;br /&gt;La coolitude du père a des bons côtés pour les gosses: trainer au lit, trainer dans le bain, trainer au bois, traîner à vélo, traîner dans toutes sortes de magasins: articles de sport, vêtement, bricolage, supermarché; mais le gros désavantage de la coolitude du père c'est qu'elle rend la mère hystérique. Et une maman qui veut toujours étrangler son papa, c'est dur. Par dessus tout, ce que les mamans n'aiment pas, c'est que l'on fasse attendre les enfants. Parce que, attendre son mari c'est déjà parfois un peu chiant mais attendre son mari avec des gosses c'est atroce et ça les papas cool ne s'en rendent pas compte. Et le pire du pire c'est quand on prépare l'enfant pour que le papa cool l'emmène. On fait ca pour gagner du temps ou pour ne pas se sentir impuissante face au phénomène de lenteur absolue, mais c'est une peine perdue. Le départ sera tardif, l'enfant sera fatigué et le biberon sera tout tièdasse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce rapport différent au temps que Laurent et moi avons est une source inépuisable de conflit. Car il n'y a pas que pour les petites choses qu'il réagit lentement. Malgré ses 15 ans de plus, il a le sentiment d'être aussi jeune que moi, parle de sa fille de 14 ans comme d'une enfant de 9, de son garçon de 3 ans comme de son bébé de 6 mois. Et surtout, il peut vivre une situation inconfortable ou s'organiser de façon foireuse pendant des années.&lt;br /&gt;Il vit hors du temps et me demande d'être patiente. Il dit que les choses changent d'elles même. Moi je pense que ce que l'on a écrit dans le sable fini gravé dans le marbre si l'on ne souffle pas dessus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Laurent voudrait des enfants-lapins nains et une femme-bonsaï. Que l'on prenne le même temps que lui pour avancer. Mais en espagnol on dit "la vida son dos dias". La vie dure deux jours. Rozenberg, m'avait dit "le temps n'existe pas".&lt;br /&gt;Le temps du couple en tout cas n'existe pas, surtout lorsque l'un est un rêveur qui veut savourer et l'autre une pragmatique qui dévore.&lt;br /&gt;Alors quelle vitesse faut-il adopter? L'idéale pour notre couple, celle  d'un Tortillard équipé d'une locomotive de TGV?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-5190562148641620880?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/5190562148641620880/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=5190562148641620880' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/5190562148641620880'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/5190562148641620880'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/04/le-temps-nexiste-pas.html' title='Le temps n&apos;existe pas'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-7075408709140664522</id><published>2008-04-27T11:27:00.000+02:00</published><updated>2008-04-27T11:33:08.678+02:00</updated><title type='text'>Résultats du 5ème sondage</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;50% des internautes ont considéré que le premier semestre 2008 était plutôt "moulu", 25% ont répondu "mou", 25% "moulant" et personne ne l'a trouvé "moules-frites".&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-7075408709140664522?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/7075408709140664522/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=7075408709140664522' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/7075408709140664522'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/7075408709140664522'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/04/rsultats-du-5me-sondage.html' title='Résultats du 5ème sondage'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-6827488106090068445</id><published>2008-04-25T19:38:00.000+02:00</published><updated>2008-04-26T15:10:01.731+02:00</updated><title type='text'>La leche de su mama</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/__Nnchi40mCY/SBMJp1p8-WI/AAAAAAAAACQ/-YBPXS9bMjc/s1600-h/gauche.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/__Nnchi40mCY/SBMJp1p8-WI/AAAAAAAAACQ/-YBPXS9bMjc/s200/gauche.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5193505409670642018" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai acheté le dernier numéro du magazine Famili pour le plus-produit (comme on dit dans le jargon de la presse) qui était un DVD de Didou un lapin qui dessine et qu'affectionne assez Diego. J'en ai eu pour 3.50 euros seulement: Le Monde, Famili et Didou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai pas l'habitude d'acheter ce genre de presse que je déteste assez. Elle a l'air innocent mais s'avère pernicieuse à mieux la dépouiller.&lt;br /&gt;Voilà les entrées en &lt;span style="font-style: italic;"&gt;cover&lt;/span&gt; (re-jargon de la presse, déformation ex-professionnelle oblige): &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Son premier trousseau, c'est moi qui le tricote&lt;/span&gt; / &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dans mon ventre, qu'entend-il?&lt;/span&gt; / &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Interview de Xavier Bertrand&lt;/span&gt; /&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Nutrition des 0-3 ans&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;L'édito avec la gueule de l'aristo qui s'est imposée Rédac chef s'intitule "Que l'on aime Nicolas Sarkozy ou pas, c'est notre Président pour 5 ans!" Ca commencait super mal. J'ai quand même parcouru le magazine, jusqu'à ce que je tombe sur le dossier nutrition qui s'ouvre sur une double page: allaiter ou non. Et là, comme d'habitude j'ai bien envie de péter des dents. Faire deux pages avec  à gauche les raisons d'allaiter et à droite les raisons de ne pas le faire en les opposant diamétralement, d'emblée ça m'agace. Mais le pire ce sont les "raisons" du "choix" qu'on peut faire. Page de gauche: "J'ai envie de fusion avec mon bébé: je l'allaite! Au début c'est difficile mais ensuite c'est le nirvana!" VS "L'allaitement, très peu pour moi, je choisis le biberon! On ne le répétera jamais assez, dans nos pays développés, les enfants nourris au biberon sont en aussi bonne santé que les autres".&lt;br /&gt;Les salauds.&lt;br /&gt;Dans la vie c'est simple: y'a les bons (Sarko, Xavier Bertrand et les femmes qui tricotent) et les méchants (qui n'acceptent pas cette image de la France). Il y a aussi les mal baisées qui se ruent sur l'allaitement pour entrer en fusion avec bébé et les vraies femmes actuelles du monde civilisé qui ont compris que le biberon était une avancée.&lt;br /&gt;Dans le magazine il y a plein de pub. Il y en une en double page, avec à gauche un beau bébé "Alexandre C. allaité 3 mois" et à droite un très beau bébé, "Alexandre L, pas allaité". Et on nous dit qu'ils ont chacun leur lait en boîte adapté.&lt;br /&gt;Ce magazine (Groupe Marie-Claire) tire au moins à 120 000 exemplaires (sans doute plus) et ne coûte que 2.20 euros (avec un plus-produit). Comme tous les magazines il est financé à 80% par les annonceurs. Qui sont-ils ces gentils publicitaires qui nous donnent accès à une information objective nous permettant de faire des choix aussi essentiels qu'allaiter ou non et ce, en toute connaissance de cause? En vrac: Nestlé, Guigoz, Lactel... Ah non j'exagère y'a pas que les industriels du lait... il y a aussi les fabricants de biberons.&lt;br /&gt;Ils ont bien raison de préciser que "dans nos pays développés" les bébés au biberon sont en aussi bonne santé que les autres. Pour obtenir de nouvelles parts de marché, les industriels inondent les pays émergeant d'échantillons de leur poudre blanche. Comme les femmes qui allaitaient traditionnellement veulent, elles aussi faire bénéficier leur tout-petit du "progrès", elles préparent des biberons. Sauf que l'eau est souillée. Et les bébés meurent, tout simplement. Ils crèvent. Non mais sinon, chez nous c'est bien, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;on ne le répétera jamais assez&lt;/span&gt;, la civilisation c'est quand même quelque chose. On a des industries, de l'eau potable, et du pognon grâce à ceux qui n'ont pas tout ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui emmerde les fabricants ce sont les irréductibles, ces hystériques qui s'échinent à allaiter. Pourtant c'est pas faute d'envoyer du monde dans les maternités pour proposer des biberons en pleine nuit, quand le nouveau-né pleure depuis 4 heures. Des "biberons de complément" ils appellent ça. Sauf qu'ils les proposent avant que l'allaitement ait commencé. "Des biberons de sabotage" ça devrait s'appeler. Si on se bagarre, qu'on évite ce piège et qu'on démare son allaitement, on atteint pas tout de suite le nirvana. Parce que faut faire ses preuves, c'est bien beau d'avoir du lait mais est-ce que vous en avez en assez grosse quantité et surtout est-ce qu'il est vraiment bon votre lait? Est-ce qu'il est assez nourrissant? D'ailleurs on pèse votre bébé le plus tôt possible et la sanction tombe. Comme à l'école. On se fait réprimander. Parce qu'il savent mieux que nous ce dont a besoin notre enfant. Eux ils ont reçu des formations sponsorisées par Guigoz, dans une salle avec des micros et des barrettes!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'allaitement est &lt;span&gt;toujours&lt;/span&gt; représenté à gauche.&lt;br /&gt;Les Romains, très supersticieux, étaient convaincus que le symbole d'une tête tournée à gauche (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;sinistra&lt;/span&gt; en latin, qui signifie également &lt;span style="font-style: italic;"&gt;malheureuse&lt;/span&gt; et &lt;span style="font-style: italic;"&gt;funeste&lt;/span&gt;) était un signe de très mauvaise augure.&lt;br /&gt;Allaiter? Ca porte malheur.&lt;br /&gt;Sur une bande chronologique, la partie de gauche c'est le passé. Regarder à droite c'est être tourné vers l'avenir. Notre lecture occidentale des événements (et notre sens de lecture tout court) se fait de gauche à droite.&lt;br /&gt;Allaiter? C'est grégaire.&lt;br /&gt;La gauche c'est aussi la trahison. La place de Judas dans toutes  les représentations de la Cène.&lt;br /&gt;Allaiter? C'est déloyal.&lt;br /&gt;La gaucherie c'est la maladresse. Alors que la dexterité va avec le savoir-faire.&lt;br /&gt;Allaiter? C'est une bêtise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la gauche c'est aussi l'opposition, la remise en question de l'ordre établi, la subversion. Mais surtout, qu'on le veuille ou non, on ne le répetera jamais assez, la gauche est du côté du coeur.&lt;br /&gt;Allaiter? C'est donner et résister.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;http://www.bebeolait.com&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-6827488106090068445?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/6827488106090068445/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=6827488106090068445' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/6827488106090068445'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/6827488106090068445'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/04/lait-de-gaucho.html' title='La leche de su mama'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/__Nnchi40mCY/SBMJp1p8-WI/AAAAAAAAACQ/-YBPXS9bMjc/s72-c/gauche.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-5904378173872485653</id><published>2008-04-25T10:24:00.000+02:00</published><updated>2008-04-25T19:32:27.906+02:00</updated><title type='text'>Plus ou moins</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/__Nnchi40mCY/SBGkpFp8-VI/AAAAAAAAACI/wXevuccaWW0/s1600-h/post%2Bou+moins.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/__Nnchi40mCY/SBGkpFp8-VI/AAAAAAAAACI/wXevuccaWW0/s200/post%2Bou+moins.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5193112871134624082" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je me suis sentie ridicule mardi, dans les toilettes du PIFARC avec mon test de grossesse entrée de gamme à la main. Comme c'était un test à 8€ seulement, il avait deux fenêtres absolument identiques alors que d'habitude il y a une fenêtre carrée et une ronde, ce qui permet d'être fixée sur le résultat en 10 secondes. Mais là je ne savais pas du tout où étaient les points cardinaux de mon  bâtonnet d'esquimaud rose et blanc. Je le faisais tourner comme une majorette en observant la lente migration du pipi. Son cheminement ne donne pas d'indication sur l'emplacement du Nord car le pipi dans un test de grossesse a la faculté de progresser, quoi qu'il advienne et tout liquide qu'il est, il peut traverser de gauche à droite de droite à gauche et même remonter à la force des bras. Une fois la languette imbibée il y aura un résultat, qu'on le veuille ou non.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Les indications sommaires qui figuraient sur la boite années 70, m'ont permis de constater que le test était bien négatif. Alors je l'ai jeté et suis allée me faire un café.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aime bien lire les notices des tests de grossesse parce qu'on sent bien que les rédacteurs font attention à être le plus neutre possible, du coup c'est rapide: + enceinte - pas enceinte. Mais c'est réducteur. Car ce n'est pas toujours positif d'être enceinte et ca peut être très bien de ne pas l'être. Ca pourrait être + d'emmerdes et - de galères. Voilà ce que devraient faire les fabriquants: des tests pour les femmes qui espèrent être enceintes et d'autres pour celles qui ont "peur" d'être enceintes. Le résultat de celui pour les futures mamans pourrait se lire ainsi: + &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Félicitations vous avez eu ce que vous souhaitiez, maintenant faut assumer, bon courage&lt;/span&gt; /// - &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Raté, même joueuse joue encore&lt;/span&gt;. Quant au test pour celles qui ne souhaitent pas de grossesse ca serait: + &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Félicitations, vous n'êtes pas enceinte (c'est positif comme nouvelle), par contre, la prochaine fois on vous loupera pas, retournez à la pharmacie acheter des capotes&lt;/span&gt; /// - &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Et voilà, vous avez fait la conne, retournez à la pharmacie demander la pilule du lendemain.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;C'est un peu tiré par les cheveux tout de même. Je ne suis pas certaine que ma suggestion de tests personnalisés sera retenue. D'autant qu'on ne sait pas toujours si on a vraiment envie d'être enceinte. Qui a, dans le fond, la certitude de souhaiter être squattée 9 mois et d'avoir encore moins de vie après la naissance qu'avant? Mais c'est inconscient, ce sont les hormones qui parlent, c'est l'animal qui est en nous qui doit se reproduire quoi qu'il arrive (même s'il n'a pas envie).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Manifestement l'animal à l'intérieur de moi avait très envie d'un petit. Ma manipulation de la baguette magique afin de plier le résultat à être positif trahissait cette envie. Ma lecture confuse du test n'était pas fortuite. En même temps, je savais que ca ne pouvait pas être positif. Mais samedi soir j'avais eu comme une révélation. C'était parfait, c'était évident, on avait fait un bébé. J'étais amoureuse au top et j'avais les hormones dans le chignon, c'était idyllique. Laurent s'était un peu moqué de moi le lendemain soir quand je lui ai fait part de mon intuition: c'était la première fois en 3 ans qu'on "prenait volontairement" un risque, un bébé en &lt;span style="font-style: italic;"&gt;one-shot&lt;/span&gt; c'est rare. Mais j'y croyais dur comme fer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ho et puis Alba qui m'a dit hier au déjeuner qu'elle avait conçu son deuxième - une adorable petite fille comme j'en rêve - avec préservatif! Qu'est-ce qu'elle me veut? Déjà y'a 4 ans elle m'avait rendu verte de jalousie en me confiant qu'elle était clitoridienne ET vaginale alors que je me maintiens juste au dessus de la catégorie des peine-à-jouir. Hum. Soit mon amie ment pour me provoquer, sois  son homme est un demi-dieu, dans les deux cas faut que je prépare ma contre-attaque. Heureusement qu'elle lutte pour perdre quelques kilos résiduels depuis la naissance de son 2ème, y'a une justice quand même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà, ça y est, je suis comme toutes les frustrées qui n'arrivent pas à avoir d'enfant alors que j'ai essayé une fois, l'avant-veille de mes règles. C'est affreux. C'est quoi, c'est un caprice? Qu'est-ce que ca signifie? Je suis dégouttée d'être aussi banale, aussi prévisible, d'être comme toutes les bonne-femmes qui m'énervaient quand j'étais ado.&lt;br /&gt;Faut que j'aille me bourrer la gueule. Ah non, c'est tellement cliché ça aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je déteste l'idée d'entrer dans la phase "on essaye d'en faire un deuxième" rien que ces mots mis bout à bout m'écoeurent. J'aimerais que ce soit une surprise, comme pour Diego. Mais pour Diego, j'étais sûre de ne pas pouvoir avoir d'enfant facilement, alors que là je connais mon potentiel. Argh c'est dur. Se forcer à ne pas y penser.&lt;br /&gt;Heureusement, je sais que lorsque les vacances scolaires seront terminées, que Lola reviendra de chez ses grands-parents et qu'on reprendra le cours de notre vie de dingues, mon arsenal contraceptif bio (ne plus du tout avoir envie d'un autre bébé après avoir passé une soirée à faire à dîner, enrager intérieurement contre les mensonges de Lola et nettoyer le caca de Diego) se remettra en place et tout rentrera dans l'ordre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne pas oublier que l'amour rend aveugle, la grossesse rend malade et les enfants rendent fou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-5904378173872485653?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/5904378173872485653/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=5904378173872485653' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/5904378173872485653'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/5904378173872485653'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/04/plus-ou-moins.html' title='Plus ou moins'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp3.blogger.com/__Nnchi40mCY/SBGkpFp8-VI/AAAAAAAAACI/wXevuccaWW0/s72-c/post%2Bou+moins.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-3535101452058153071</id><published>2008-04-24T19:42:00.000+02:00</published><updated>2008-04-25T19:28:23.318+02:00</updated><title type='text'>Après tout, c'est qui qui paye?</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.fotosearch.fr/thumb/UNG/UNG205/u11140141.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px;" src="http://www.fotosearch.fr/thumb/UNG/UNG205/u11140141.gif" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le blog-thérapie c'est pire qu'un tamagoshi. Il faut le nourrir, le nettoyer, en prendre soin.&lt;br /&gt;C'est du travail! C'est même un travail au sens psychanalytique du terme. C'est toujours moins contraignant et moins coûteux qu'une vraie thérapie: quand il faut traverser Paris à l'heure de la pause déjeuner, user ses talons dans le métro, flinguer son brushing sous la pluie, gober un sandwich avarié avant d'aller lâcher 40 euros pour 25 minutes de complaintes hebdomadaires, parfois on se demande: "pourquoi?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui serait vraiment génial, ce serait que Rozenberg aille sur le blog et poste des commentaires. Oui voilà une idée qu'elle est bonne. Je vais lui soumettre un jour. Après tout, je suis sûre que ses autres analysés lui lâchent assez de ronds pour qu'il me suive gratuitement? Toujours est-il que je ne sais pas quel sera l'avenir du blog. Une fois que j'aurais abordé tous les sujets classiques d'une thérapie, je n'aurais probablement plus rien à dire. A moins que Rozenberg ait raison et que c'est quand on pense ne plus rien avoir à dire que cela devient intéressant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand j'étais en analyse je m'accrochais à cette idée mais la troisième année j'avais vraiment l'impression de me faire suer et lui avec. Sauf que lui il était payé à s'emmerder, moi ca me coutait cher. Et plus je me faisais chier, plus j'avais l'impression de payer cher. Alors que les premiers temps je lui aurais bien laissé le double tellement c'était important. C'était rentable, un bon rapport qualité-prix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un jour il m'avait demandé "que représente pour vous, l'argent que vous laissez ici?" J'ai fait mine de ne pas vraiment comprendre. Il a ajouté "par exemple, si c'était un animal?". Hum. J'ai pas trouvé ça très pertinent et j'ai senti qu'il était un peu gêné que sa question paraisse cul-cul la praline, à moins qu'il n'ait eu peur que je me mette à répondre "un gros phoque bien gras parce qu'avec l'oseille que je t'ai laissée, ça en fait des kilos de morue".  J'ai pas osé dire ça, mais j'ai quand même répondu. J'ai dit que c'était comme les  "Notre Père" qu'on doit réciter après être passé au confessionnal (encore et toujours le gêne paternel judéo-chrétien). Oui, cet argent avait une grande valeur expiatoire. Il pardonnait les saloperies racontées sur mon entourage, soulageait ma conscience du poids de mes pensées les plus impures (non, là j'en rajoute, je suis très pure dans le fond, de l'eau de roche), et surtout cet argent me permettait de faire chier Rozenberg 30 minutes par semaine, juste pour le plaisir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rozenberg je l'ai déstabilisé deux fois seulement en trois ans.&lt;br /&gt;La première fois c'était quand, hyper remontée, j'avais raconté que ma libido était en chute libre depuis que Laurent avait "accidentellement" fait disparaître ses sourcils. Le récit de cet épisode (qui fait maintenant partie de l'épopée des "12 travaux de Laurent") était assez épique. Croyant que sa tondeuse à nez ne fonctionnait pas, il l'avait testée sur ses sourcils bruns et fournis qu'il avait fini par raser de près, entièrement. Le résultat était à la fois choquant et gênant. Son visage était devenu incompréhensible. Tous les contemporains de cet évènement ont d'ailleurs enfin eu la réponse à la question qu'une partie de l'humanité se posait depuis longtemps: "à quoi servent les sourcils?" En y réfléchissant bien, Laurent n'en n'avait plus suffisamment pour paraître normal mais il lui en restait juste assez pour avoir vraiment l'air con. De loin, on lui donnait facilement 80 ans. De très près on poussait des cris d'horreur. Le plus dur était l'épreuve du réveil, alors que la nuit avait effacé ma mémoire, la réalité était violente lorsque mes paupières s'ouvraient sur l'être aimé. Je prenais brusquement conscience de ma triple-folie: celle d'être enceinte, celle d'être enceinte d'un homme possédant une tondeuse à nez (ce qui en soi était déjà un forfait), celle d'être enceinte d'un homme capable de l'utiliser pour son visage. J'ai crié tous les matins pendant trois semaines.&lt;br /&gt;Ce récit m'a donné l'unique occasion d'entendre le rire de mon psy.&lt;br /&gt;La deuxième fois c'était à la fin de la séance précédant mon congé maternité. J'étais dans le flou. Est-ce que c'était la fin de mon analyse? Est-ce qu'on pouvait se donner rendez-vous 4 mois plus tard? Il m'a dit que, si j'en avais l'envie, je pourrai l'appeler quelques fois pendant ce congé, avant ou après la naissance de l'enfant. Parler à Rozenberg en ne payant que la communication téléphonique? Ca sentait l'embrouille. J'ai pensé et  je lui ai sorti cette phrase incroyablement stupide mais qui révélait que je ne voulais pas vraiment le quitter: "Comment vous procédez avec les femmes enceintes?" Il a eu le souffle coupé puis il a expiré une boule d'air avec un grand bruit. Les yeux comme des boules de billards il a bafouillé: "Que... Comment... Je... avec les femmes enceintes?" Quand j'y repense, ma question était complètement dingue dans sa formulation, totalement débridée, presque agressive sexuellement. Ca devait être les hormones parce que ce que j'avais en tête c'était bien sûr demander comment cela se passait généralement dans la pratique. Non, mais aussi, les adieux, même temporaires, c'est toujours un grand moment.&lt;br /&gt;On s'est revu donc avec le psy, lorsque Diego avait quelques mois et que j'avais repris le travail. Je me rappelle qu'il avait réussi à me faire dire que j'étais fascinée par les orifices du petit. Il faut dire qu'un bébé au sein c'est surtout une petite bouche qui tète et un petit trou qui crotte. Mais il y avait aussi ses petits trous de nez bouchés par le rhume que je m'obsédais à vouloir déboucher et ses petits trous d'oreilles miniatures dans lesquels je mettais seulement des sons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Putain qu'est-ce que je raconte?...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon pauvre petit blog. Tu veux combien?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-3535101452058153071?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/3535101452058153071/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=3535101452058153071' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/3535101452058153071'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/3535101452058153071'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/04/psych-dlire.html' title='Après tout, c&apos;est qui qui paye?'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-3526344546261383002</id><published>2008-04-23T12:49:00.000+02:00</published><updated>2008-05-21T10:10:53.872+02:00</updated><title type='text'>Jurassic mon amour</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/__Nnchi40mCY/SA8lAlp8-UI/AAAAAAAAACA/XAkxLMWHAkc/s1600-h/75910628.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/__Nnchi40mCY/SA8lAlp8-UI/AAAAAAAAACA/XAkxLMWHAkc/s200/75910628.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5192409587419773250" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Diego n'est plus du tout intéressé par les grands compositeurs. Il est un peu moins obsédé par les chiffres bien qu'il conserve une relation passionnelle avec le "ocho rouge" et a de temps en temps des crises. Il ignore royalement le pot, même si les couches commencent à l'agacer et si le fait de ne pas pouvoir se gratter la bite en toute liberté le frustre.&lt;br /&gt;Mais  tout ça est secondaire, sa nouvelle passion a pris le dessus. Maintenant, clairement, sa priorité c'est la paléontologie.&lt;br /&gt;L'autre jour, assis sur sa couche, dans sa poussette, à l'heure à laquelle je souffre d'une fatigue telle que je voudrais qu'on m'anesthésie juste la tronche et que je puisse continuer à marcher comme un canard à qui on a coupé la tête (c'est à 18h30), Diego se retourne vers moi et me dit  très sérieux: "Les dinosaures ont disparu. Parce que un gros volcan... ou... le froid". Le soir  même, il a fallu que l'on lise trois fois le grand livre qui montre tous les squelettes de dinosaures et il a pu énuméré "Le galimimus court comme une autruche, l'ornitholeste mange un lézard et le dromaesaure fait des bonds..."&lt;br /&gt;Deux jours après, j'ai eu du mal à le déguiser comme il le réclamait...en euplocéphalus.  J'ai tout de même réussi à lui fabriqué une "queue massue". Après quoi il a réclamé que je me déguise en tyrannosaure pour que l'on fasse un combat car avec ses "coups de queue, l'euplocéphalus... tomber le tyrannosaure". Je me suis découpé des canines dans du carton. Il a trouvé cela convenable. Mais après le combat il a eu un passage régressif  et un voile de tristesse est tombé sur son visage. Il s'est concentré et les yeux dans le vague, un peu honteux de sa demande chronique: "dessiner un saxophone". C'était urgent. Je ne pouvais pas dire non même si j'en suis à mon 352ème saxophone en carton depuis sa naissance.  Clic clac, je maitrise la découpe, (je ne dessine même plus, je saute les étapes car après le dessin il y a le coloriage, puis le découpage donc pour aller plus vite, je ramène des chemises cartonées du bureau et je découpe immédiatement la forme, tout le monde souffre moins). Le saxophone était là. Il le tenait dans sa petite main et le fixait, très concentré, contrarié comme l'artiste devant une oeuvre inachevée et insatisfaisante, souffrant dans sa mystérieuse quête d'absolu. Quelque chose manquait Mais je savais qu'une fois le vide comblé, il manquerait à nouveau quelque chose. Il m'a tendu le morceau de carton rouge "il a une grande bouche". J'ai soupiré, cela signifiait qu'il fallait que j'aille chercher un stylo et je n'avais pas du tout envie de me lever. Rappelons que j'avais pris un coup de queue-massue. J'ai fait semblant d'ignorer la demande. "Maman, le saxophone a une grande bouche!" J'ai saisi un feutre et lui fait un grand sourire à son putain de saxo. Diego l'a récupéré. Il le tenait très sérieux et l'a emmené avec lui. Pour réfléchir. Ma présence n'était pas nécessaire. Il est revenu avec le front plissé. "Dessiner une cocobasse" (contre-basse). Refus catégorique. Il sait que lorsque je dis non je ne cède jamais derrière. Il n'a pas réclamé mais était très contrarié. Il a tourné les talons vers sa chambre. Il s'est arrête  un moment dans le cadre de la porte. Seule sa queue d'euplocéphalus dépassait. Il  a hésité puis a disparu emmenant sa frustration avec lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-3526344546261383002?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/3526344546261383002/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=3526344546261383002' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/3526344546261383002'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/3526344546261383002'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/04/diego-nest-plus-du-tout-intress-par-les.html' title='Jurassic mon amour'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp3.blogger.com/__Nnchi40mCY/SA8lAlp8-UI/AAAAAAAAACA/XAkxLMWHAkc/s72-c/75910628.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-6961687671941660914</id><published>2008-04-22T13:32:00.000+02:00</published><updated>2008-04-22T17:25:01.681+02:00</updated><title type='text'>Ctrl Alt Suppr</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://tomawack99.free.fr/Images/licenciement.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px;" src="http://tomawack99.free.fr/Images/licenciement.gif" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pendant les réunions des groupes de travail, les "comités de pilotage", les ComPil, les ComPro et autres noms sonnant sérieux, lorsque l'on ne s'ennuie pas, on s'instruit. Cependant, on en apprend plus sur la bêtise humaine que sur la "transmission des données dans le cadre de l'étude sur la prise en charge en affection de longue durée du dabiète chez l'adulte".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand on arrive, on a généralement des réactions épidermiques en reconnaissant le Dr Untel ou Mlle Schmunz ("Oh non pitié pas lui/elle"). Parfois on fait un petit tour sur soi-même pour préparer son sourire et tendre la main à l'ennemi. Pendant qu'il ou elle est occupée à serrer la main on prépare déjà sa phrase de contre-attaque. Si on est en forme on peut la sortir tout de suite, si on est déprimé on laisse venir la critique à soi et on répond seulement après.&lt;br /&gt;Il arrive qu'on soit mis en présence de quelqu'un avec qui on s'est déjà engueulé à distance mais qu'on ne connaît pas physiquement, il arrive même qu'on s'assoie à côté parce qu'il ou elle a une bonne tête. mais au moment crucial où quelqu'un l'interpelle par son nom, on a envie d'appuyer sur le bouton du siège éjectable ou de se liquéfier pour couler vers la sortie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour mieux supporter la réunion, il faut arriver assez en retard pour échapper aux présentations sans passer pour un(e) malpoli. Dans certaines salles, il y a des barrettes avec les noms, des bouteilles d'eau et des micros comme au Conseil de Sécurité de l'ONU. Lorsqu'on veut parler, il faut les activer. Les barrettes c'est le piège on sait tout sur toi, tu n'es pas là incognito. Sur la mienne il y a bien sûr mon nom (en fait celui de mon mari que j'ai du me résigner à porter au boulot) et juste en dessous il est écrit "PIFARC". Impossible donc de passer à côté d'une question en faisant mine d'ignorer qu'on s'adresse à moi. Généralement on ne me parle pas au début mais à la fin des réunions, après les 2 diaporamas Powerpoint sur écran géant alors que je lutte pour rester éveillée. On me parle un peu par pitié, en se disant que, pauvre de moi, je me suis déplacée sans avoir pu prendre la parole. Comme si j'avais besoin, comme eux, de parler pour ne rien dire: "Et sur ce point, comment ça se passe au PIFARC?" Comme je ne suis plus du tout depuis un bon moment, je prends toujours un peu de temps pour activer le micro et je fais une phrase qui contient, dans n'importe quel ordre, les mots suivants "dispositif", "fiches de synthèse", "PIFARC", "procédure" et toujours une donnée chiffrée (parfois 3, souvent 22 000, ou 60%). Après j'éteins le micro et je bois un peu d'eau. De toute manière dans ces réunions, personne ne comprend rien à rien mais tout le monde sort en disant "On a bien avancé". Cela dépend d'où on part. On est pas égaux. Ou bien cela dépend où on va. Si on a pour objectif d'atteindre les méandres de la stupidité collective, avec une équipe de 22 et un peu de matos, en deux heures effectivement on avance bien.&lt;br /&gt;Parfois, après la réunion, si j'ai été brillante (ce qui signifie que j'ai pointé du doigt une des 15 mauvaises idées générées par la réflexion commune) j'ai droit à un petit commentaire positif :"Je crois que vous avez raison, chercher les numéros de téléphone des 11000 patients dans les pages jaunes risque d'être laborieux". C'est assez propre aux médecins: en dehors de la médecine ils ne savent rien faire. D'ailleurs, preuve qu'ils sont moins malins que les autres: ils mettent 15 ans de plus à finir leurs études et ne commencent à bosser vraiment qu'à 30 ans! Et personne ne leur dit jamais rien? S'ils ont du mal c'est qu'ils mettent tous leurs neurones au service de la science. Ils n'ont aucun sens pratique. Le monde extérieur et ses modes de communication, les relations sociales entre les êtres sans blouse, la vie pratique, on ne se rend pas compte de leur souffrance quotidienne: chaque petite chose à faire en dehors de l'hôpital est une épreuve. C'est pourquoi ils ne se sentent bien qu'entre eux.&lt;br /&gt;J'essaye toujours de m'enfuir le plus vite possible ou d'aller aux WC le temps que tout le monde ait évacué les lieux car ce que je déteste par dessus tout c'est d'être dans l'ascenseur avec un des intervenants. C'en est presque une phobie. Quand la réunion s'arrête je veux &lt;span style="font-style: italic;"&gt;basculer vers une autre tâche&lt;/span&gt; comme dirait Windows. Boire un demi et fumer une clope à la maison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-6961687671941660914?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/6961687671941660914/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=6961687671941660914' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/6961687671941660914'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/6961687671941660914'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/04/ctrl-alt-suppr.html' title='Ctrl Alt Suppr'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-5838949274142171718</id><published>2008-04-19T18:28:00.000+02:00</published><updated>2008-04-21T10:01:34.766+02:00</updated><title type='text'>Oui</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/__Nnchi40mCY/SAsrKtT8IoI/AAAAAAAAAB0/1uYNpUYq1y4/s1600-h/poissons.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/__Nnchi40mCY/SAsrKtT8IoI/AAAAAAAAAB0/1uYNpUYq1y4/s200/poissons.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5191290458436543106" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Laurent et moi, pour le printemps, sommes invités à 4 mariages (et peut-être à un enterrement - on en a tellement depuis 3 ans - mais on a pas encore reçu de faire-part). Il y en a au moins un auquel je n'irai pas: celui d'un ancien client à lui, un fou à lier que je n'ai vu qu'une seule fois. Ensuite il y en a deux qui m'angoissent: celui du frère de Laurent et celui d'un copain de la salle de sport, hyper déprimé. Enfin, il y en a un auquel j'ai bien envie d'être, celui de mon amie d'adolescence. Mais elle et son mec ont déjà un enfant et comme pour moi, c'est la plus grande preuve d'engagement qu'on puisse se faire, la pression au mariage est quand même moindre quand on en a déjà un.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Le mariage de mon beau-frère m'angoisse donc (comme presque tous les mariages). L'idée de passer la journée avec mes beaux-parents dans un temple hindouiste du 91, habillés en sari, ne m'enchante guère. Je ne suis pas sûre de favoriser les augures. Je ne suis pas certaine d'être une joyeuse représentante de l'union familiale, encore moins d'être la parfaite ambassadrice du bonheur de porter leur nom.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Remarque, mes beaux-parents eux -mêmes n'avaient pas envoyé d'ondes très positives lors de mon mariage.&lt;br /&gt;J'avais fait le bel acte manqué de me tromper de code postal sur leur invitation qui ne leur était parvenue que 3 semaines plus tard.&lt;br /&gt;Ils étaient tout de même venus, animés par l'esprit de sacrifice peut être. A la fin du repas, ma belle-mère n'avait pas manqué de pleurer goulûment dans les bras de son fils - qu'elle perdait une deuxième fois - en lui disant "je t'aiiiiime". Plus tard, mon beau-père nous a commenté que ce mariage était un "drame de plus dans la vie de Lola" et qu'il avait eu lieu trop tôt, alors "qu'elle était encore en deuil".&lt;br /&gt;Comme ils sont fins et gentils; quels égoïstes nous sommes!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le premier mariage de Laurent avait eu lieu dans un château, avec des fleurs partout, une calèche avec cocher et un photographe professionnel. Mais sur les portraits en forme de coeur, Laurent avait les yeux rouges et gonflés, à cause du pollen des fleurs. Pour mon mariage, je voulais tout le contraire. Un restaurant modeste, un comité réduit et des cadeaux personnalisés (robe faite à la main, jolis souliers, verres à Bordeaux et machine à bière). Le soir, nous avons mangé des pizzas.&lt;br /&gt;Alors, à part le sketch de mes beaux-parents - qui ont l'art de saloper tous les évènements majeurs de ma vie et d'investir tous mes domaines d'intervention (grossesse, naissance, mariage, boulot, amitiés, éducation des enfants) - je garde plutôt un bon souvenir de mon mariage. Parce que nous l'avions choisi comme cela avec Laurent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quinze jours après, en séance, Rozenberg m'avait énervée avec un "Pourquoi le mariage?" auquel j'avais eu envie de répondre "Pourquoi vous êtes gros?" Finalement, je pensais c'est facile d'être un psy: tu prends des gros mots comme, "désir", "adoption", "mariage", "mère", "père" et devant tu mets "Pourquoi...?" Rien qu'avec ces 5 mots tu peux tenir 6 mois et gagner 1000 euros.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tout cas c'est fait, je suis mariée, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;casada&lt;/span&gt; comme on dit en espagnol, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;casée&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;à la maison&lt;/span&gt;. Et c'est à la fois faux et vrai que ca ne change rien. J'ai remarqué que les gens mariés disaient plus facilement "le mariage ça ne change rien", peut être que ça rassure. Symboliquement, ça change tout. Le poids de la tradition, de l'union familiale, de la religion (le fait qu'on se marie ou non à l'église a un sens), le jeu du nom et de l'identité, quoi qu'on fasse ou qu'on en dise, le mariage reste une institution...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au regard de ce qui s'est passé avec ma belle-famille, je ne le referais pas, en tout cas pas comme ça et pas à ce moment-là. Je me suis trahie en quelque sorte, j'ai dévoilé que j'étais en quête de légitimité par rapport à l'ex-femme de Laurent, par rapport à sa fille, aux yeux de sa famille. J'étais un peu fragile et dans le chaos j'avais besoin de ne pas pouvoir m'enfuir, bloquer les issues de secours, le temps que la tempête passe. Je me suis mariée pour qu'on me foute la paix et j'ai obtenu l'effet inverse: j'ai ouvert la porte à la névrose familiale qui s'est engouffrée dans ma propre maison, j'ai accepté implicitement l'ingérence, pour le pire (et très peu souvent pour le meilleur).&lt;br /&gt;Si je ne m'étais pas sentie en danger, j'aurais assumé avec fierté mon illégitimité et d'être avec Laurent juste parce que je l'aime d'un amour indémontable, et pour aucune autre raison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans doute aussi, que je me suis mariée pour faire comme Papa et Maman.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rozenberg, t'es content? J'ai répondu à ta putain de question?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-5838949274142171718?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/5838949274142171718/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=5838949274142171718' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/5838949274142171718'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/5838949274142171718'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/04/la-case.html' title='Oui'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp3.blogger.com/__Nnchi40mCY/SAsrKtT8IoI/AAAAAAAAAB0/1uYNpUYq1y4/s72-c/poissons.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-3212987766164942548</id><published>2008-04-18T12:13:00.000+02:00</published><updated>2008-04-18T14:53:10.135+02:00</updated><title type='text'>Je ne t'ai rien dit</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.fotosearch.fr/bthumb/SBY/SBY308/STK64783COR.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px;" src="http://www.fotosearch.fr/bthumb/SBY/SBY308/STK64783COR.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Garder un secret est pour moi une épreuve insurmontable et quelque chose d'insupportable.&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il est courant de rencontrer des personnes qui pimentent leur vie sans saveur par la création et la divulgation de secrets. Il y a même des cas graves dans mon entourage mais je ne citerai personne (ma belle-mère a raconté à Laurent que le père de son cousin n'était pas son vrai père mais qu'il ne fallait rien lui dire car lui-même ne le savait pas).&lt;br /&gt;Je ne suis pas dans cette catégorie de divulgatrices. Je ne retire aucun plaisir à raconter mais je ressens un soulagement immense, une libération dans la trahison de la parole. Peut-être ai-je été marquée par le couple parental avec ses "non-dits" et ses "trop-dits" et qui, comme tous les couples, tentait de préserver ses enfants de ses histoires, sans jamais y parvenir. J'avais le sentiment de tout savoir tout en étant complètement à côté de la plaque. Je me sentais responsable de tout le monde et investie d'une mission quasi mystique de protection de chaque membre de la famille. Mais j'étais également obsédée par l'idée d'être juste et loyale. Du coup j'étais très angoissée par des questions sans réponse. Comment faire pour que personne ne soit malheureux? Pour que mes frères et soeurs ne soient pas au courant? Qui dit vrai? De quel côté être? Qui est le faible, qui est le fort? Pendant 2 ans je suis allée au cathé. Ca a renforcé le gène hérité de mon paternel, celui de la morale judéo-chrétienne et de l'auto-flagellation.  En même temps, ma mère (avec son ton de rien n'est grave qui m'a toujours hyper angoissée) m'avait dit que le mensonge par omission n'était "pas vraiment un mensonge". Chaque fois qu'elle dit quelque chose qui peut avoir des conséquences sur moi j'essaye de boucher mes oreilles en chantant "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;We Wish You A Merry Christmas&lt;/span&gt;" très fort dans ma tête mais ca ne marche jamais. Et cette fois-là non plus ca n'a pas marché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsqu'on mixe l'héritage du père et de la mère dans une centrifugeuse qui tourne très vite on obtient un mélange des deux un peu bizarre. Comme la couleur de la pâte à modeler quand on l'a trop mélangée entre le caca d'oie et le rose antique. Du coup, assez longtemps je ne me suis autorisé que le mensonge par omission, je racontais tous les secrets mais ma conscience me fouettait en me disant que rien de tout ça n'était moralement acceptable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai beaucoup menti lorsque j'étais avec Aldo. J'en souffrais terriblement mais pansais les plaies de ma conscience avec ses propres mensonges à lui. Je n'ai jamais été en reste, il me fournissait généreusement en sparadraps.&lt;br /&gt;Dès le début de notre relation, Laurent m'a fait comprendre qu'il ne supportais pas d'être &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pris pour un con&lt;/span&gt;. Je lui avais menti par omission, une fois, pour un pelotage malheureux par un ex auquel j'avais succombé pour me venger que Laurent passe une fois de plus la nuit chez papa et maman pour voir sa fifille. Sa réaction avait été assez impressionnante (enfin, il a fait la gueule tout l'après-midi dans le jardin de ses parents pendant que je me demandais ce que j'y foutais). Mais je préfère qu'il soit comme ça, rapport à mon allergie totale au mensonge. Le problème c'est que sa fille est aussi menteuse qu'il ne l'est pas et que depuis qu'elle vit avec nous il ne s'est pas passé une seule journée sans mensonge. Pourtant, j'aurais souhaité qu'on en vive au moins une, comme la journée sans tabac: j'ai essayé, supplié, quémandé en lui expliquant mon cas, en lui disant que c'était très douloureux pour moi et que cela bloquait toute possibilité de créer une relation (pas seulement avec moi). Rien n'y a fait. Pour elle, le mensonge est un langage et c'est le seul mode d'expression qu'elle connaisse. Déception de mon côté, d'autant que j'ai découvert que Laurent ne supportait pas d'être pris pour un con, sauf par sa fille et qu'il s'accommodait bien de sa mythomanie lorsqu'il ne l'ignorait pas totalement. Il part donc toujours du principe que je suis une fourbe menteuse et qu'il m'arrive de dire la vérité alors que sa fille est une enfant charmante qui dérape parfois. Ce n'est pas le coeur du problème même si, voir son mari avaler des soupes de couleuvre n'est pas très agréable. Mais le mensonge est dans ma maison, comme un virus, comme un parasite, comme un champignon qui bouffe la moquette et le papier peint. Je le hais et j'ai envie de battre celui ou celle qui le nourrit. J'ai aussi envie de crier sur celui qui me demande de garder un secret, de lui dire qu'il me fait mal en croyant me faire du bien. J'ai envie de lui hurler "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;We Wish You A Merry Christmas&lt;/span&gt;" dans ses oreilles à lui et de lui demander de raconter son secret à un psy ou un curé. Moi des secrets, j'en ai aucun et je n'ai jamais dit à personne "promets moi de ne pas le répéter".&lt;br /&gt;Mes secrets je les tue dans l'oeuf. Ils sont déflorés avant même d'avoir existé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fille de Laurent  ne changera pas sur ce  point mais je  prie pour que mon enfant à moi ne soit pas un menteur. Je ne veux pas non plus que le gène judéo-chrétien le gouverne. Je ne veux pas l'écraser en lui disant tout, ni en faire une tapette en ne lui disant rien. Belle utopie que d'espérer parvenir à lui dire uniquement la vérité dont il a besoin en le préservant du reste. Et évidement, comme mes parents, comme les parents de mes parents et les parents des parents de mes parents, je vais échouer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-3212987766164942548?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/3212987766164942548/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=3212987766164942548' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/3212987766164942548'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/3212987766164942548'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/04/je-ne-tai-rien-dit.html' title='Je ne t&apos;ai rien dit'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-1001168776554251772</id><published>2008-04-17T20:19:00.000+02:00</published><updated>2008-04-17T20:24:40.774+02:00</updated><title type='text'>Résultats du quatrième sondage</title><content type='html'>A la question "Avez-vous déjà répondu à un sondage en ligne?" 80% des internautes ont répondu "plus de deux fois" et 20% "Deux fois dont cette fois".&lt;br /&gt;L'auteur faisant partie des 5 votants, on peut conclure des 4 premiers sondages que seuls 4 lecteurs consultent le blog et qu'un original s'acharne à voter toujours différemment des 4 autres puisque les taux sont toujours 80/20%.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-1001168776554251772?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/1001168776554251772/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=1001168776554251772' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/1001168776554251772'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/1001168776554251772'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/04/rsultats-du-quatrime-sondage.html' title='Résultats du quatrième sondage'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-7274733947099508120</id><published>2008-04-16T13:27:00.000+02:00</published><updated>2008-04-16T14:58:54.407+02:00</updated><title type='text'>Courbons l'échine</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.fotosearch.fr/bthumb/CRT/CRT281/15329-73IL.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px;" src="http://www.fotosearch.fr/bthumb/CRT/CRT281/15329-73IL.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ludi a raison. Avant d'être mères nous étions des petites connes arrogantes. Ce n'est pas exactement ce qu'elle a dit mais dans le fond c'est ça. Nous avions pleins de principes et des idées bien arrêtées sur ce qu'il faudrait faire lorsque viendraient les marmots. Nos propres mères s'en étaient sorties tant bien que mal mais bien sûr elles avaient fait beaucoup d'erreurs. Nous saurions tirer les leçons de ce que nous avions vécu!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour Ludi ça voulait dire "Comment oser mettre un enfant de 1 an devant la télé? Comment font les gens pour dormir avec leur petit? Les imbéciles!" Elle a trouvé la réponse aux deux questions: 1 pour avoir un peu de vie le jour, 2 pour dormir un peu la nuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi j'avais prévu que mes enfants seraient polis et surtout pas capricieux (je hais les enfants capricieux avec force). Je m'étais juré de ne jamais me disputer avec leur père devant eux, (un peu raté) de ne pas crier non plus (super raté) et surtout, de ne jamais les taper, échec. C'est vrai que Diego n'est pas capricieux et que je n'ai jamais frappé Lola. Mais l'inverse n'est pas vrai du tout. Et puis Diego est souvent devant la télé et dort toujours dans notre lit, mais ça je l'avais un peu prévu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque j'observe les ados, je me dis comme beaucoup de monde "c'est con un jeune". Pourtant j'ai été jeune, très jeune et c'était y'a pas si longtemps. On dit aussi qu'en vieillissant on devient un vieux con, une vieille conne. Je me demande quel pourrait être la courbe, si on pouvait la quantifier, de la connerie au cours de la vie. Je suppose qu'on partirait de zéro car les bébés ne sont pas cons. Ils ne sont pas top- intéressants, surtout au niveau de la conversation, mais ils ne sont pas cons. La connerie se chope au contact des autres, comme les virus à la garderie. Donc admettons qu'au départ ça va. On est à zéro, bon, à 5 pour certains qui partent avec un petit bagage génétique (pour plaire à Sarko, c'est important les gènes). Ensuite la courbe progresse très lentement mais vers 7 ans elle peut être à 10. Et là, progression plus franche de 7 à 12. De 12 à 17 c'est plus une augmentation c'est un pic. On atteint les 25 points.&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;Exemple de phrase-type d'un spécimen féminin de 14 ans devant un reportage: "Les Chinois se ressemblent tous, ils sont tous pareils".&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Après le BAC ça se calme car on se rend compte qu'on est pas une star mais plutôt une petite merde et qu'on ne sait pas trop quoi faire de sa vie. Un passage à vide durant lequel on gagne en humilité. Entre 20 et 25 on est assez con au niveau des relations amoureuse. De 25 à 30 on commence à paniquer carrément mais la courbe de connerie doit être assez stable, on peut même initier une baisse de son taux si on travaille sur soi et qu'on réalise à quel point on était con quand on était jeune. Je ne sais pas quand la courbe recommence à grimper? A la maison j'ai mon cobaye de 43 ans mais j'ai l'impression qu'il a toujours été stable.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Exemple de phrase type du spécimen mâle de 43 ans, devant un reportage sur les manifs anti-FARC "Ils sont pas très beaux les Colombiens, hein?". NB: un lien de filiation entre spécimens influence l'expression de la connerie qui peu être sporadique ou chronique.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Mes parents avec dix ans de plus que lui s'en sortent pas trop mal. Leur embourgeoisement les a quand même tiré plus vers la droite. Ma mère votait PC quand j'étais enfant, PS aujourd'hui , quant à mon père, nous le surveillons de près puisqu'il votait PS lorsque j'étais enfant. Heureusement que Sarkozy et son team forment une barrière infranchissable.&lt;br /&gt;Infranchissable, pas pour tout le monde. Mes beaux-parents qui ont 10 ans de plus lui ont donné leur voix avec plaisir. Il faut dire qu'ils avaient de solides arguments: Madame nous a dit "Vous, vous n'avez pas connu la guerre! Nous si!" (là je n'ai pas trop compris si c'était pour qu'on la connaisse aussi qu'elle votait pour le plus belliqueux mais dans sa quête perpétuelle de malheur c'est possible); Monsieur: "Je vote Sarkozy pour vous, pour votre futur!" Je crois que j'ai oublié de le remercier. En tout cas le taux peut-être assez élevé à ce moment de la vie, je suppose. Après la retraite, quand on commence à se nécroser, à déprimer, à être avec l'autre tous les jours et tout le temps, au foyer, à lire le Figaro magazine et Télé Star.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a donc adaptés nos principes, Ludi et moi. La Nature nous y a contraintes. Par exemple, le genre d'exigences réalistes qu'on pourrait se permettre aujourd'hui pourraient être, en vrac: "&lt;br /&gt;- "Je n'accepte pas que tu emmènes une tranche de pain de mie couverte de confiture et que tu la manges caché sous ta couette" (variante:"Non, je ne veux pas que tu cours en chaussette avec une fourche de rôtisserie dans la main")&lt;br /&gt;- "Je ne suis pas sûre qu'aller en boîte de nuit à 14 ans avec la nouvelle petite-amie de ton ex beau-père alcoolique soit une bonne idée"&lt;br /&gt;- "Partir une semaine faire du surf à St Domingue avec tes potes pendant que ta femme change les couches du gosse et ramasse les slips sales de ton ado n'est pas très fairplay".&lt;br /&gt;Et encore il faut s'excuser avant de dire non sinon on risque de passer pour une vraie chieuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes on se sent mieux débarassée de ses préjugés. Mais quand même, j'ai un petit souci de loyauté vis-à-vis de la (plus) jeune femme que j'ai été. Elle ne pensait pas que des conneries. Si je me fais refaire les seins, que je réclame une nouvelle cuisine, que je cède à mon fils tout en poussant mon mari à faire un régime, est-ce que je ne trahis pas les idéaux de ma jeunesse? Jusqu'où cela risque t-il de m'ammener? Acheter une studette à Trouville et avoir un petit chien? Ecouter les disques de Carla Bruni?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-7274733947099508120?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/7274733947099508120/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=7274733947099508120' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/7274733947099508120'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/7274733947099508120'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/04/courbons-lchine.html' title='Courbons l&apos;échine'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-3440543466389788372</id><published>2008-04-14T10:11:00.000+02:00</published><updated>2008-04-14T15:30:48.042+02:00</updated><title type='text'>Qui reprend du rôti?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.fotosearch.fr/bthumb/DGV/DGV093/200522046-001.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px;" src="http://www.fotosearch.fr/bthumb/DGV/DGV093/200522046-001.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;"J'ai calculé que de 2 nous allons passer à 9!"&lt;br /&gt;C'est par cette jolie phrase prononcée il y a quelques mois avec un ton ferme et enjoué  que ma belle-mère nous a livré son interprétation - pleine de bon sens et très réaliste - de la famille.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Apparemment, entre eux, les êtres n'ont pas de liens. Il n'y a pas de frères, pas de pères, et surtout pas de mères. Les matricules ont seulement le point commun d'être issus de Jacques et Dominique, (et ont l'immense privilège d'être aimés très fort, mais alors très fort par eux, et cela même s'ils sont mal-aimés en retour).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Lola, s'est empressée d'apporter une correction à cet algorithme  excitant mais qui la plaçait en cinquième position, juste après son père et son oncle. Comme elle n'a pas l'habitude de faire dans la finesse (surtout lorsque qu'elle est sur ses terres), elle a carrément précisé "Y'a d'abord eu moi" (sous-entendu après les Dalton). Puis elle a rappelé que je venais "après [elle]," car je portais le dossard numéro 6. Diego était donc 7 (et provenait lui aussi de la lignée divine, sans accouplement). Ma belle-sœur était 8 (orpheline elle aussi) et bien qu'enceinte, ne pouvait prétendre être 8 et 9. Ma future nièce viendrait elle aussi du 1 et du 2, pas du 4 et du 8. D'ailleurs, c'était mathématique. On nous disait qu'on était 9. Or 4 + 8 = 12, donc c'était pas possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme ma belle-mère et ma belle-fille avaient attaqué fort, sans être contre-dites ou même freinées dans leur accablante démonstration, il fallait que mon beau-père achève le boulot, qu'il apporte sa petite touche personnelle. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;The Jacky's touch&lt;/span&gt;. Très naïvement (ou pleine d'espoir) j'ai cru un instant qu'il allait rappeler qu'il y avait eu Véronique, la mère de Lola, et que ma belle-sœur et moi nous avions des parents aussi. Il a mis son habit de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pater familias&lt;/span&gt;&lt;span&gt; inspiré&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;.&lt;/span&gt; Roulement de tambour. La phrase est sortie: "Les numéros 6 et 8 sont quand même des pièces rapportées!" &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Olé&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;!&lt;/span&gt; Quelle estocade! Pour un peu je me serais taillé les oreilles et la queue et lui en aurais fait cadeau, mais j'ai pas de queue. En fait j'avais plutôt un gros coup de barre et envie de laisser ma gueule s'écrouler dans mon bœuf carotte.&lt;br /&gt;A priori je suis moins &lt;span style="font-style: italic;"&gt;rapportée&lt;/span&gt; que ma belle-soeur qui est très jeune, très foncée et d'une autre religion car elle est indienne. Une "exotique" comme on dit dans la jargon de là bas. Mais, je suis la plus illégitime car elle est la première épouse du fils préféré (alors que je suis la seconde de Laurent) et que ma potentielle fonction maternelle auprès de Lola et mon refus à livrer mon intimité sur un plateau, font que je suis la grosse pierre dans le jardin des délires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ces diners familiaux, les perles ne sortent pas des huîtres mais de la bouche de ceux qui vous veulent du bien, les gentils: le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Si on est mal à l'aise, lorsque  le trio infernal étale sa névrose sur la table, on reprend un peu de rôti avec un grand verre de vin. Après quelques verres de rouge, le 6 passe sur les impairs.&lt;br /&gt;J'en ai bu des magnums de Bordeaux en 4 ans. Les derniers temps, je me mettais sous péridurale à l'avance, histoire de supporter les remarques de bienvenue dès le pas de la porte ("Pourquoi le petit pleure quand il arrive ici?", "Il ne reconnaît pas la maison il ne vient jamais" "Embrasse-moi, tu es grand maintenant, tu dois m'embrasser!", "Ca ne va pas du tout ici, on s'est encore disputés"). A la maison j'avais ma petite recette: deux verres de blanc et une cigarette, à prendre à jeun une heure avant le dîner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il était logique que ce mode le calcul issu de l'inconscient passionnant de ma belle-mère soit totalement débridé et affranchi de toute loi de filiation. Un mode de fonctionnement bien illustré par son abominable photos-montage faisant apparaître Lola devant le gâteau de ses deux ans avec à ses côtés le visage découpé et fantomatique de mon fils au même âge.&lt;br /&gt;Malgré mes supplications visant à le faire retirer au moins de ma vue, cet affreux cadre surplombe la table depuis un an. Par contre, l'arbre généalogique - offert à Diego par mes parents lorsqu'il a eu un an - qui avait été confié aux beaux-parents afin d'être complété, ne m'a jamais été restitué. Disparu également mon mémoire de maîtrise que j'avais prêté à Jacques, pensant qu'il serait intéressé et que nous pourrions en discuter. Il ne l'a pas cherché puisqu'il était sûr de l'avoir jamais eu ce "rapport de stage". Il l'a retrouvé "grâce à Lola" qui lui a fait retourner son bureau pour trouver la garantie de son 3ème lecteur MP3.&lt;br /&gt;Formidable cohérence dans le chaos: famille sans couple, enfants sans parent, histoires hors du temps. Bien sûr qu'ils ne mentent jamais. Ils sont les maîtres de la négation, les magiciens du déni. Ignorer n'est pas tricher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis que j'ai dit stop à ce cirque, ma belle-mère fait transmettre à son petit-fils, (les semaines où elle en est privée) des petites saloperies: jouets de récupe rouillés ou jouets du Mc Do  (donc pas du tout des cadeaux achetés pour lui) porteurs du message "Mamie t'aime Diego mais nous sommes séparés".&lt;br /&gt;Moi je m'en fous, maintenant le dimanche soir je bois le verre de l'amitié et du respect avec des gens que j'ai choisi et qui me veulent vraiment du bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Message personnel à l'intention de l'ex petite-amie de la cousine lesbienne de Laurent qui, le soir du pire dîner de Noël de ma vie m'a glissé à l'oreille "Tu as une chance incroyable de faire partie de cette formidable famille": Le poste 6 est vacant.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-3440543466389788372?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/3440543466389788372/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=3440543466389788372' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/3440543466389788372'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/3440543466389788372'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/04/129.html' title='Qui reprend du rôti?'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-2868948352774724057</id><published>2008-04-12T18:37:00.000+02:00</published><updated>2008-04-13T20:15:13.603+02:00</updated><title type='text'>Rock n' Roll</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.fotosearch.fr/bthumb/PDS/PDS150/200542849-001.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px;" src="http://www.fotosearch.fr/bthumb/PDS/PDS150/200542849-001.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;L'après-midi a été aussi épuisante qu'une semaine entière. Laurent parti en week-end ski, Lola chez sa (grand-)mère, je suis seule avec Diego jusqu'à lundi, en "mère célibataire". C'est sexy une mère célibataire. C'est bien. La fille facile, mais qui assume. Plus femme que mère, jeune et dynamique. Bref, pas tant que ca un rôle de composition? J'avais prévu d'aller m'exhiber accompagnée de mon chef-d'oeuvre de fils dans le gymnase parisien où Carla et les autres boxaient pour la "grosse coupe" en finales du championnat francilien. C'est dans ces après-midi que tu croises tout le gratin (pas hyper classe) de la Boxe Française. Quand on te connait de vue, ca vaut le coup de t'habiller un peu, et puis venir accompagnée de ton enfant montre que tu as toujours la ligne et que tu as une bonne raison d'avoir perdu en quarts de finales. En 10 ans de boxe française, j'ai fréquenté pas mal de gymnases, j'ai vu des centaines de gosses de tout âge courir en liberté autour des rings et je m'étais toujours dit que le mien s'y amuserait et qu'étant mon enfant, il apprécierait comme moi les ambiances de championnat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Confiante et motivée, je décide donc au réveil de tenter l'aventure. Mais un imprévu de taille contrarie mon plaisir d'exhibition: Diego a le visage ravagé par une allergie causée par les crayons que les filles ont utilisés à la crèche pour le déguiser en fleur, la veille. Il est toujours en fleur d'une certaine manière, en coquelicot même. Le nez est pourpre et les sourcils, lie de vin.  Du coup, j'en fais une tonne sur ma propre tenue. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Hyper fashion&lt;/span&gt; pour qu'on ne voie que moi. Et de l'&lt;span style="font-style: italic;"&gt;hyper fashion&lt;/span&gt; au &lt;span style="font-style: italic;"&gt;too much&lt;/span&gt; il n'y a parfois qu'un pas (que je franchis à  cette occasion je crois). J'ai quand même la présence d'esprit de mettre un tee-shirt plus long pour ne pas garder le string apparent.&lt;br /&gt;Diego est partant pour "le métro et la boxe", je n'ai pas l'habitude de le forcer mais je sais que son accord est faussé par le fait que, de la boxe, il ne connaît que les pots de fin d'années durant lesquels il se gave de biscuits apéritif et de gâteau savane pendant que son père et moi buvons du punch.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je calcule tout avant de partir pour éviter les mauvaises surprises: les probabilités pour qu'il fasse dans sa couche avant d'y aller, le temps que je mettrai en métro avec 14 stations et un changement, les petits jouets que je dois emporter et les vivres pour tenir au moins 2 heures.&lt;br /&gt;Après 1h30 de préparation, bébé coquelicot et maman pupute sont en route&lt;br /&gt;L'aller en métro est un amuse bouche. Il faut régulièrement porter Diego, qui une fois dans la rame, veut absolument toucher l'autocollant-lapin qui dit "ne mets pas tes mains sur les portes, tu risques de te faire pincer très fort" qui est très intelligemment collé... sur la porte. Je commence à avoir chaud et à sentir mes semelles travailler.&lt;br /&gt;Entrée dans le gymnase. Je salue tout le monde et préviens que Diego a une allergie. Comme j'ai peur de passer pour une oie superficielle, je cesse de le raconter à la 10ème personne que je rencontre. Mais là, Diego réalise qu'il a été pris dans un piège et qu'il n'y a pas plus de chips dans la boxe que de noix de coco dans le Vercors et commence à hurler "Pas çaaaaaa la booooxe!" Je mets 20 minutes à le calmer avec les petits jouets du sac. Du coup, il sort compulsivement tout ce qui s'y trouve: carte d'identité de son père (depuis que Samantha me l'a rendue), clés, portable, tampax... Je détourne son attention sur l'aménagement de l'espace qui lui permet d'évoluer librement. Pendant que je range le sac il escalade les espaliers, touche les fesses d'un boxeur à l'échauffement, nage la brasse sur la moquette en mangeant les miettes qu'il y trouve incrustées, ouvre les portes des douches. Je suis littéralement en sueur. Je ne sens plus mes pieds. Mon maquillage de poupée &lt;span style="font-style: italic;"&gt;glam-rock&lt;/span&gt; fout le camp. Les gens me parlent et je ne peux pas leur répondre. On me demande même pourquoi je l'ai emmené et j'apprends que les gens ont des baby-sitters l'après-midi. A présent Diego est plus qu'à l'aise, il a compris le but de la boxe, il me dit que c'est comme dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Rocky&lt;/span&gt;. Je réponds par l'affirmative. Il devient obsédé à l'idée d'entrer sur le ring.&lt;br /&gt;Je n'ai rien suivi de la compétition. Je n'ai parlé à personne. Je suis prete à payer pour que tout s'arrete. Je promets à Diego que l'on va rentrer en taxi. Je dois fuir ce cauchemar. Il n'y a pas de taxi. Il est déçu et me le fait comprendre en donnant des coups de pieds alors que je le porte. Nous repartons en métro. Les rames sont bondées. J'arrive à trouver une place assise. Je suis définitivement en nage. Il embrasse la vitre, lèche les joints... Je le distrait avec un plan de la RATP. Ma punition est de lire les numéros des 103 lignes de bus en annonçant leur couleur. Deux pochetrons investissent notre voiture avec un briquet et des canettes de bières géantes à la main. Ils interpellent tout le monde. Un ange passe. Le plus excité arrête son regard sur le visage de Diego et je comprends qu'il a trouvé un truc à dire et je sens même qu'il va le hurler. Il hurle 3 fois: "Hey, hey! Qu'est-ce qu'il a le petit? Il est tout rouge et il a les sourcils qui dansent le rock-and-roll!"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mémo: Ne jamais être mère célibataire. Ne plus partir à l'aventure avec Diego, ne pas oublier qu'il est "différent" et donc, malgré tout, un peu anormal.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-2868948352774724057?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/2868948352774724057/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=2868948352774724057' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/2868948352774724057'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/2868948352774724057'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/04/rock-n-roll.html' title='Rock n&apos; Roll'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-2740281559513768366</id><published>2008-04-12T18:15:00.000+02:00</published><updated>2008-04-12T18:18:00.975+02:00</updated><title type='text'>Résultats du troisième sondage</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;80% des internautes ont répondu par l'affirmative à la question "Si c'était à refaire?" Une seule personne a répondu "Jamais de la vie". Merci à tous les votants au nombre de 4...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-2740281559513768366?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/2740281559513768366/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=2740281559513768366' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/2740281559513768366'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/2740281559513768366'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/04/rsultats-du-troisime-sondage.html' title='Résultats du troisième sondage'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-8944109187190485653</id><published>2008-04-11T11:03:00.000+02:00</published><updated>2008-04-11T12:43:21.671+02:00</updated><title type='text'>Le deal</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.fotosearch.fr/bthumb/BLD/BLD012/CA_75_7.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px;" src="http://www.fotosearch.fr/bthumb/BLD/BLD012/CA_75_7.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Depuis que Lola m'y a initiée, je regarde régulièrement l'émission sur la chirurgie qui passe le jeudi soir. Tant que Lola n'est pas couchée, je fais mine de trouver ça un peu naze. Elle, ce qu'elle préfère c'est que les chirurgiens sont pétés de thune. Un soir, alors qu'on voyait l'un d'eux sortir d'une BMW rutilante et attraper une blonde à forte poitrine par la taille, elle m'a dit "j'aimerais bien être chirurgien, mais je ne sais pas si je pourrai car je ne supporte pas la vue du sang". Je me suis rappelée qu'un jour elle m'avait demandé "quel BAC il faut passer pour être agent de stars?". Quitte à être clairvoyante je lui ai répondu: "Non, chérie, si tu ne supportes pas la vue du sang, il vaut mieux être agent de stars que chirurgien".&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Quand elle est couchée j'ai meilleure conscience à regarder cette émission. On  nous y montre en vrac: un vieux beau de Neuilly se faire implanter des cheveux, une petite Irakienne de 4 ans qui a perdu une main, une vieille british de 80 ans qui vient se faire lifter à Paris et un enfant de 14 ans qui a été brûlé dans son bain, sur 80% du corps et qui n'a plus ni cheveux ni sourcils. Rien de scientifique, pas d'étude sociale, 100% télé-réalité. Les chirurgiens sont tous comme les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Jacky&lt;/span&gt; de Brel, beaux et cons à la fois. Certains plus humains que d'autres tout de même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant ma grossesse, j'étais totalement contre la chirurgie esthétique. Seule la chirurgie réparatrice était moralement acceptable, le reste c'était une affaire de psy, l'acceptation du corps, s'aimer tel que l'on est.&lt;br /&gt;Quand je suis tombée enceinte tout est allé très vite. Plus vite que pour les autres femmes. Enceinte de 2 mois, on pensait que j'en étais déjà à 6. Enceinte de 4 mois, on me demandait si c'était imminent et on s'étonnait que je puisse encore sortir.&lt;br /&gt;Pendant toute cette période, j'ai prié Dieu qu'il épargne mon bien corporel le plus précieux, mon cul. Je l'ai supplié: pas de dégât irréversible, pas de crevasse violette qui s'étire tout le long. Dieu m'a répondu, de sa grosse voix: "La grossesse épargnera ton cul mais tu dois être prête à sacrifier quelque chose que tu aimes, sur l'autel de la maternité". "Heu... Mes seins?". Le deal était passé.&lt;br /&gt;J'ai pris 20 kilos, mais, élastique comme une baudruche, pas la moindre vergeture. Trois jours après la naissance de Diego, j'avais 2 pastèques en bois à la place de roberts. Je dormais, tel Elephant Man, avec des oreillers dans le dos et sentais deux nouveaux coeurs battre en plus du mien, un dans chaque nichon. J'étais l'attraction de la clinique. Dans les couloirs, les gens nous souriaient bêtement quand les seins et moi revenions des WC. Les sages-femmes venaient par deux nous visiter et, avant de me plaindre et de me filer un cachet, elles riaient entre complices.&lt;br /&gt;Après il y a eu l'allaitement.  Et là j'ai compris à quoi servaient les appendices géants. Il a duré 8 mois. Je faisais des traites sur mon lieu de travail. Deux par jour et il fallait être doublement productive, au travail et en lactation. Pendant tout ce temps Diego grossissait, et je maigrissais. Tout fondait, la graisse, le muscle, toute ma matière concentrée à faire du lait. Un soir, Diego en a eu marre de téter et m'a préféré le biberon. J'ai fait un état des lieux sur le plan physique. J'ai repris l'entraînement, les muscles sont revenus. Mais j'étais maigre, avec les seins comme des raisins secs. La peau fine, comme une enveloppe vide était restée là. Mes seins s'étaient barrés en laissant le lit défait. Ils étaient partis dans mon fils. Lui, avait la peau rose, neuve et bien tendue et courrait partout en souriant, comme une provocation.&lt;br /&gt;Bien sûr, mes seins ne me plaisaient plu du tout. A vrai dire je ne les considérais plus comme les miens. Les miens étaient lourds et doux, comme ceux de ma mère, de mes tantes et de ma grand-mère. On me les avait volé et à la place on m'avait mis les seins en solde dont personne ne voulait: XXS, tissu froissé et coupe molle.&lt;br /&gt;Avec la fugue de mes seins, ma libido est tombée en flèche. Malgré le soutien de Laurent que j'accusais d'être poli.&lt;br /&gt;Alors petit à petit j'ai changé d'idée sur "la réparation". Je me suis rendue compte que c'était facile d'être arrogante lorsqu'on se sentait bien dans son corps et qu'on en retirait une sensualité assurée ("Tant pis pour elles si elles sont moches").&lt;br /&gt;Lorsqu'on se sent dépossédée de quelque chose et qu'une grosse partie de sa vie est conditionnée par cette absence, peut être que cela peut entraîner un vrai mal être (la preuve). Peut-être que les seins ne sont pas moins importants qu'une partie visible du corps. Alors, une opération? Après un deuxième enfant qui sait? En attendant... L'émission s'appelle "Les chirurgiens de l'espoir". Paraît que ca fait vivre.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-8944109187190485653?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/8944109187190485653/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=8944109187190485653' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/8944109187190485653'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/8944109187190485653'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/04/le-deal.html' title='Le deal'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-7190198947204577510</id><published>2008-04-10T14:29:00.000+02:00</published><updated>2008-04-10T16:45:44.365+02:00</updated><title type='text'>Toutes des salopes</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.fotosearch.fr/bthumb/PHD/PHD539/AA036569.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px;" src="http://www.fotosearch.fr/bthumb/PHD/PHD539/AA036569.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Il y a une semaine j'ai adhéré, sans réfléchir, au CMBM, le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Club des Méchantes Belles-Mères&lt;/span&gt;. C'est une association qui organise des groupes de parole, deux fois par mois.&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sur leur site, il est précisé qu'on peut &lt;span style="font-style: italic;"&gt;parler de tout, sans être jugée&lt;/span&gt;. Je me suis dit "c'est ce qu'il me faut, mon psy était trop macho, il ne pouvait pas comprendre, ce sont des problèmes de femmes".&lt;br /&gt;J'ai envoyé un mail à l'administratrice et j'ai payé ma cotisation le soir même. C'était un geste thérapeutique en quelque sorte. J'étais heureuse de dépenser cet argent (qui ne correspondait qu'à 15 minutes de jérémiades chez Rozenberg). Mon mail était assez pathétique et pleurnichou. Un peu hypocrite en somme. Je les félicitais de leur action, les remerciais pour leur aide à venir, les prévenais que mon cas était un peu particulier (que j'étais une TMBM, une très méchante belle-mère).&lt;br /&gt;En attendant de recevoir des nouvelles (un accusé de réception de mon chèque ou une réponse à mon mail), j'ai commencé à lire le bouquin que la Directrice de l'association a sorti à ce sujet. "Quelle place pour la femme de l'ex-mari aujourd'hui compagnon auprès de ses nouveaux beaux-enfants, enfants du père et de la mère au sein d'une famille recomposée?", c'est la question de départ. J'en suis déjà à la page 120. Les livres écrits avec les pieds se lisent plus rapidement que les autres parce que même quand on a pas compris une phrase on ne cherche pas à la comprendre, conscient qu'on ne passe pas à côté d'un morceau de littérature. Le livre a le mérite d'exister. Le plus difficile est de cacher la couverture à Lola car son titre est pour le moins explicite. Si elle découvre que je lis un livre sur les belles-mères, je vais être ridicule. Lola doit penser que je n'ai pas besoin de manuel, que je suis une autodidacte de la vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le livre est basé sur une étude statistique qui vaut celle de ce blog. "5% des belles-mères se voient comme une baby-sitter et souffrent d'un manque de reconnaissance, 10% se sentent étouffées".&lt;br /&gt;Au fil de ma lecture, j'ai réalisé que je n'avais peut-être pas ma place aux groupes de parole puisque que: 1 mon cas est assez préoccupant, 2 je considère être moins con que la directrice de l'association et que, 3 nous n'avons pas du tout la même échelle de valeur concernant le "parler libre". Ainsi, la sexualité du nouveau couple est décrite comme plutôt secondaire et il est précisé que les femmes interrogées n'en font pas grand cas. Rozenberg s'étoufferait avec sa pipe. C'est vrai que finalement, dans un couple c'est plutôt pas important, le cul.&lt;br /&gt;Il y a quand même quelque chose de croustillant dans cette &lt;span style="font-style: italic;"&gt;œuvre&lt;/span&gt;, ce sont les récits vécus qui ponctuent les analyses statistiques. Ca fait du bien de lire que les gens vivent des trucs assez horribles, qu'ils sont victimes de coups bas, de mesquineries, de manipulations. Délectable, comme lorsqu'on lit &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Voici&lt;/span&gt; en été et qu'on y apprend les déboires des derniers people starisés.&lt;br /&gt;Ce qui est intéressant, dans toutes les histoires ce sont les récurences, les points communs. Le père des enfants baigne dans la culpabilité. La mère des enfants et les enfants utilisent à loisir cette culpabilité. La belle-mère est toujours une briseuse de ménage et elle est illégitime pour la vie. Elle sera à jamais la Putain puisque le rôle de la Maman est déjà pris. La belle-mère doit s'occuper des enfants, sans jamais les aimer. C'est interdit par la société, par la mère, par la belle-famille et même par les enfants. Une personne qui fait à manger, fait les courses, s'occupe du linge des gosses et des soins à leur apporter sans jamais pouvoir les aimer ou être aimée, ça s'appelle une bonne. Sauf que la bonne est rémunérée, la belle-mère, non. Mais la belle-mère a déjà l'immense privilège d'être honnorée sexuellement par le père. Faut pas trop en demander non plus.&lt;br /&gt;Moi j'ai vécu tout ça, les bassesses, la calomnie, l'hypocrisie, le mépris, le déni de mon existence... sauf que l'ex-femme de mon mari ne m'a jamais fait chier. Et pour cause, celle qui depuis toujours se considère comme l'unique mère de Lola, ironie du vocabulaire, c'est MA belle-mère à moi!&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Quoi qu'il en soit, heureusement que le blog existe car le CMBM ne m'a jamais répondu.&lt;br /&gt;Rendez-moi mes 20 euros, connasses!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mémo&lt;span style="font-style: italic;"&gt;: Rester mégalo et égoïste. Etre méchante à vie. Ne pas être solidaire. Garder le sexe sur le podium des priorités. Etre le contraire de ma belle-mère.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-7190198947204577510?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/7190198947204577510/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=7190198947204577510' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/7190198947204577510'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/7190198947204577510'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/04/toutes-des-salopes.html' title='Toutes des salopes'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-2254731972362935036</id><published>2008-04-08T15:45:00.000+02:00</published><updated>2008-04-10T16:54:25.203+02:00</updated><title type='text'>Félins</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.fotosearch.fr/bthumb/BDX/BDX360/bxp69822.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px;" src="http://www.fotosearch.fr/bthumb/BDX/BDX360/bxp69822.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans le centre commercial "spécial maison" où nous sommes allés avec Laurent et Diego samedi après-midi on trouve de tout, même des super-meufs.&lt;br /&gt;C'était la première fois que je voyais Laurent avec cette tête-là (celle du loup de Tex Avery), en fait c'était la deuxième. Ça doit lui arriver souvent mais jamais devant moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Samantha porte plutôt bien son nom. C'est l'hôtesse du samedi qui prête les poussettes en échange d'une pièce d'identité. Pas un mannequin, non, mais un vrai morceau de femme: 1m80, peau d'ébène, la bouche pleine de dents, du crin dans tous les sens, des jambes comme des autoroutes. Sur elle, même le jupe-tailleur-badge plastique avec logo, te fait penser à de la lingerie achetée à Pigalle.&lt;br /&gt;Il y a six mois quand elle s'était penchée sur la poussette on avait vu qu'une de ses jambes immenses était tatouée et qu'elle portait des bas. Déjà moi je l'avais trouvée excitante alors j'imagine même pas l'effet uppercut qu'une telle vision peut déclencher chez un quadra chauve au muscle présent (bien qu'un peu ramolli par la vie domestique) cherchant dans le décor un élément capable de raviver son passé de fauve solitaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Samantha, je l'avais oubliée depuis. Laurent, lui, se rappelait bien qu'on pouvait louer des poussettes. D'ailleurs il s'est empressé d'avertir que même si Diego avait envie de marcher, il ne tarderait pas à être fatigué et donc qu'il fallait aller chercher une poussette avant qu'il n'y en ait plus et qu'il fallait y aller maintenant parce qu'après on changerait d'étage et voilà quoi.&lt;br /&gt;Arrivés au comptoir, ses yeux se sont illuminés. Samantha était là... avec  son sourire Email Diamant. Il y a eu un arc électrique. Comme dans la série télé &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Highlander&lt;/span&gt;, avec McLeod l'immortel. Si t'es immortel, quand tu croises un autre immortel ça fait comme des interférences et le mortel qui était en train de te parler à côté te saoule direct (surtout si c'est ta femme), parce que toi tu as ces sensations de ouf et bien sûr le mortel s'en rend pas compte (ce con) et te demande 3 fois de suite "t'a emmené ta carte d'identité?" Mais le temps était suspendu entre eux et Samantha a lâché la phrase qui tue en regardant Laurent droit dans les yeux :"Je vous ai reconnu tout de suite". Elle aurait dit "Prends moi sur le comptoir" qu'elle aurait fait la même tête. Et lui aussi. Je le sais, je la connais cette tête. Bref, je commencais à prendre racine, la chandelle à la main, quand quelque chose a attiré mon attention. Moi aussi j'ai un 6ème sens, celui de la lionne. Mais la vraie, celle qui ramène à bouffer et s'occupe des petits, pendant que le mâle se promène secouant sa crinière et balançant sa queue. A 4h dans mon champ de vision j'ai vu un petit boulet de canon en treillis foncer vers l'entrée de la boutique &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Villa Romana - Faïences Design&lt;/span&gt;. Attention Danger! Mon fils + la faïence = €€€ ! Mon cerveau a évalué le temps nous séparant d'un impact couteux à 5 sec et a envoyé une instruction aux jambes. J'ai mis 4 secondes à appréhender l'individu de 85 cm en le soulevant par la capuche.&lt;br /&gt;Mon mâle nous a rejoins, à sa vitesse habituelle (sans commentaire). Il n'y avait plus de poussettes. Il fallait revenir.&lt;br /&gt;Nous sommes donc montés à l'étage supérieur (Diego adore les escalators.) Dix minutes se sont écoulées et Laurent a poussé un cri en regardant en contre-bas: "Oh y'a plein de poussettes qui sont rentrées!" Un type devant nous s'est retourné et lui a lancé un regard inquisiteur. Il devait se demander comment un mec comme lui pouvait s'enthousiasmer pour une poussette. Il devait se dire au fond de lui "Voilà à quoi en est réduit l'homme moderne, s'extasier à la vision de matériel de puériculture. C'est à cause de types comme lui qu'on est traités comme des pédales". Il a repris sa route et a grogné quelque chose sur sa femme, pour se venger.&lt;br /&gt;Moi, un peu mollement: "Bon alors faut redescendre" "Non, non attendez-moi je reviens".&lt;br /&gt;Il nous retrouve 10 minutes plus tard, poussant une belle poussette vide avec un sourire à s'en faire des gerçures.  Son sourire de drogué, celui qu'il avait quand je l'ai surpris devant CNN à 5 heures du matin parce qu'il avait testé un produit à la caféine qui redessine la masse musculaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons fait les courses dans la joie et la bonne humeur. Après le passage en caisse, Laurent a été pris dans un piège. Je conduisais à présent la poussette, lui le caddie. Il a tenté le tout pour le tout: sortir de la boutique avec le caddie. Mais le vigile lui a indiqué l'emplacement de l'ascenceur qui l'amènerait directement au parking sans passer par la case Samantha. "Alors c'est toi qui ramènes la poussette", "Oui c'est moi", "Tu n'oublieras pas de lui dire qu'elle te rende ma carte d'identité?" "Promis, je récupèrerai ton identité".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En échange de la poussette vide, Samantha m'a tendu mon petit mari plastifié de 2.5 cm par 3 en me disant de toute ses dents: "Le petit garçon est votre sosie". J'ai montré à Diego la carte d'identité de son père en lui demandant "C'est qui sur cette photo?". Nous regardions la photo tous les 3 avec Samantha et Diego. Un ange est passé. En réponse au mutisme de ma progéniture j'ai commenté avec un ton niais "Ah oui, tu ne le reconnais pas parce qu'à l'époque il avait des cheveux: c'est Pa-Pa!"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-2254731972362935036?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/2254731972362935036/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=2254731972362935036' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/2254731972362935036'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/2254731972362935036'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/04/flins.html' title='Félins'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-1287492443668778766</id><published>2008-04-07T10:35:00.000+02:00</published><updated>2008-04-10T14:02:34.848+02:00</updated><title type='text'>Delirium Profondicus</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.fotosearch.fr/bthumb/THK/THK009/C0028499.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px;" src="http://www.fotosearch.fr/bthumb/THK/THK009/C0028499.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- On est le combien aujourd'hui? On est le 8?&lt;br /&gt;- Non, le 7.&lt;br /&gt;- Ah, alors demain c'est l'anniversaire de Véronique.&lt;br /&gt;Véronique c'est l'ex-femme de Laurent, la mère de Lola. Et depuis son accident on me rappelle la date de son anniversaire, tous les ans. On me la rappelle à moi. Avant, on en avait rien à foutre de son anniversaire, mais maintenant il faut que je le sache, parce que c'est devenu sacré. Ça signifie aussi, je suppose, qu'il faudra que je sois plus attentive, plus gentille avec Lola et avec Laurent car ils seront tristes. Et comme je fais partie de la famille maintenant il faut que j'apprenne à regarder en arrière, que je m'entraine à la rétrospection morbide.&lt;br /&gt;Véronique fait d'avantage partie de ma vie aujourd'hui que de son vivant. C'est drôle de se  dire que l'on doit vivre avec un personnage qu'on avait pas imaginé lorsqu'on était petite. Moi, petite je me disais qu'un jour j'aurai un homme que j'aimerai, avec qui j'aurai des enfants que j'aimerai  à leur tour très fort. D'ailleurs à 13 ans j'avais dessiné l'homme de ma vie: le crâne rasé avec une moto, balèze et très souriant et j'avais précisé "viril mais pas macho", c'était Laurent. Dans ma projection, j'avais émi la possibilité d'un divorce, je connaissais même si ça n'était pas arrivé à mes parents. Par contre, ce que je n'avais pas trop imaginé c'était de devoir faire ma vie avec mes beaux-parents, avec leur (petite-) fille et avec l'ex-femme de mon mari. Ces personnages-là n'étaient pas au programme de mon futur. Mais ainsi soit-il. Donc je "vis" avec Véronique, presque quotidiennement. Lola l'appelle au secours en hurlant ou annonce qu'elle va la rejoindre lorsqu'il faut sortir l'artillerie lourde. Mes beaux-parents, qui, de son vivant l'ont traitée - elle aussi -comme une mauvaise mère, en ont fait une icône intouchable. La mère biologique, mature, disparue (donc parfaite), au &lt;span style="font-style: italic;"&gt;profit&lt;/span&gt; de la jeune marâtre hystérique, vulgaire, et possessive.&lt;br /&gt;Oh bien sûr, me concernant, tout le monde arrive à formuler une fois de temps en temps "elle n'a pas un rôle facile" mais il faut bien un bouc émissaire et puis quel caractère!&lt;br /&gt;Il paraît qu'en ce moment je suis "en plein délire". C'est Laurent qui le dit.  Il aime bien cette expression avant c'était "tu fais un piche-pain pour un rien", mais "plein délire" ca sonne bien, c'est pour les gonzesses, ca fait hystérique. Et puis c'est "extrême des deux côtés" (sous-entendu du côté des beaux-parents et du mien). Et puis c'est vrai qu'avec Lola je "fais toujours des histoires "(dixit Jacques, ah non, dixit Laurent, je ne sais plus enfin en tout cas on se "chamaille" souvent).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai aucune mauvaise pensée envers Véronique. Au contraire, j'éprouve plutôt de la sympathie pour elle. Et plus le temps passe, plus je réalise que nous avons des points communs. J'imagine qu'elle devait trouver mes beaux-parents insupportables, qu'elle attendait quelque chose de Laurent qu'elle n'a pas trouvé ("c'était une princesse" m'a t-il dit), que sa fille l'énervait tellement qu'elle avait envie de la taper (mais elle, elle avait le droit de le faire), qu'elle était très proche de sa soeur... Parfois je me dis qu'elle voit ce qui se passe et qu'elle me plaint et me dit "bon courage, je les connais ceux-là et c'est pas gagné".&lt;br /&gt;Je raconte un rêve assez doux. Je suis avec Lola qui joue avec une copine, dans une pièce baignée de lumière. On toque à la porte. Lola me regarde interrogative, un peu inquiète. Nous savons toutes les deux de qui il s'agit. Je l'invite du regard à ne pas avoir peur et à ouvrir la porte. Véronique est là. Très belle, avec une robe de printemps beige et blanche. Elle embrasse Lola qui retourne jouer aussi sec. Elle vient vers moi et me fait la bise. Nous discutons de choses futiles. Son ton est réconfortant. Elle est là, réelle et sereine, puis elle s'évapore. Mais nous savons toutes qu'elle reviendra.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les morts ne m'appartiennent pas. Ils ne sont pas plus à moi que les vivants. Ils le sont peut être encore moins car ils n'ont pas la capacité de m'envoyer chier, et plutôt que leur "mémoire", c'est cela que je veux respecter. Les morts sont redevenus libres et sauvages, impossible à capturer.&lt;br /&gt;Lorsque j'apprends une mort, je suis souvent écoeurée par les réactions des gens qui s'approprient l'évènement et qui ramènent tout à eux. Lorsqu'un ami s'est tué en moto cet été on m'a demandé si je ne me ferrai pas plus de souci pour Laurent qui est tous les jours en scotter. Comme si la Faucheuse passait en disant "je vais prendre tous les pères de famille de 40 ans qui roulent sur le périph'". Lorsque des amis de Laurent ont perdu leur fils alors qu'il était en classe verte, il s'est mis à se faire du souci pour Lola qui était en classe de ski. Comme si la Mort rodait et menacait "Je vais prendre tous les enfants de 15 ans qui sont actuellement en classe de neige". Si un jour je perds mon mari, mon enfant, ce sera l'horreur et il faudra survivre avec. Mais aujourd'hui ils sont là. Je ne retire rien à me projeter dans un futur morbide et je pense surtout à ceux qui sont dans le malheur. Envisager la mort de Diego? A quoi cela va m'amener? Est-ce que cela va soulager mes amis qui vivent l'insupportable, l'inacceptable alors que mon enfant est là, bien vivant qui... renverse sa soupe et dessine sur le mur avec son caca?&lt;br /&gt;A ce moment là, seul le silence est de circonstance.&lt;br /&gt;Lorsque j'avais 18 ans, un ami de 17 a été fauché sur un terrain de foot. Je ne dis pas "j'ai perdu un ami". Il est toujours là. Sa passion pour la vie m'accompagne et me force à être exigeante. Et j'ai fini par accepter l'idée qu'il avait quitté son corps trop étroit pour être partout et dans toute chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce week-end, Laurent m'a dit que s'il mourrait, il voulait être enterré dans le cimetière de la commune où vivent ses parents, parce qu'il n'aime pas les cimetières parisiens. J'ai dit qu'on ferait selon ses volontés mais que je ne viendrai JAMAIS sur sa tombe. "Ah?.. "Alors il a un peu changé d'avis, peut-être en Vendée, avec une pierre tombale en forme de planche de surf. J'ai dit merci de noter tout ca sur un papier, ca nous fera une deuxième surprise, le jour venu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Note perso: Ça, c'est fait. Ne pas culpabiliser, c'est un blog-thérapie, ça peut pas être marrant tous les jours. Demain: parler d'un truc rigolo ou totalement superficiel.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-1287492443668778766?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/1287492443668778766/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=1287492443668778766' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/1287492443668778766'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/1287492443668778766'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/04/delirium-profondicus.html' title='Delirium Profondicus'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-9103817902793594128</id><published>2008-04-03T10:49:00.000+02:00</published><updated>2008-04-03T14:40:48.913+02:00</updated><title type='text'>Mouvement capilaire</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.fotosearch.fr/bthumb/IGS/IGS015/IS583-001.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px;" src="http://www.fotosearch.fr/bthumb/IGS/IGS015/IS583-001.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Quand je me suis couchée hier soir il était pas loin de 04h00 du matin. En fermant les yeux je me croyais à la Foire du Trône, dans la boîte de conserve géante qui tourne tellement vite qu'on reste collé aux parois.&lt;br /&gt;Je déteste la Foire du Trône. C'est nul. J'ai jamais compris qu'on puisse payer 15€ pour un tour de manège qui dure 7 minutes alors qu'on obtient les mêmes sensations avec un demi, une caipirinha et trois ou quatre verres de blanc sec.&lt;br /&gt;J'admets qu'avec la Foire du Trône, on a pas de séquelles le lendemain (soit on y meurt, soit on a rien). Alors qu'au bureau c'est un peu difficile aujourd'hui. Habituellement je picole le jeudi soir, comme je ne travaille pas le vendredi. Exceptionnellement, on a avancé le jeudi au mercredi. Mais je n'ai pas pu avancer le vendredi au jeudi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La raison de la sortie? Carla et moi étions allées chez le coiffeur chacune de notre coté et que voulions voir et exhiber nos moumoutes respectives. Ce genre de chose se fait le soir-même du passage chez le coupe-tifs (parce que le lendemain ça ne ressemble déjà plus à rien). C'était donc une raison parfaitement valable.&lt;br /&gt;Ma coiffure avait été réalisée sur commande, à l'heure du déjeuner: "Je voudrais une coupe &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Crazy Horse&lt;/span&gt; en blond doré de Birmanie" "Pas de problème". Mon coiffeur est un homme qui comprend parfaitement les femmes (donc un homo). Résultat conforme à la demande. Montant de l'opération: 120 euros.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a donc aéré les moumoutes 3 bonnes heures au bar habituel. Le temps est passé assez vite. Je n'avais pas de montre mais j'arrive à lire l'heure dans le regard de Kévin. Quand il louche, il faut quitter la table. Quand on se fait des déclarations d'amour ("Tu sais que tu es comme mon frère?" "Oui moi aussi je t'aime très fort"), c'est qu'on est mûr pour régler la douloureuse. Quand Diane s'endort la tête entre les deux sièges avant de la voiture c'est qu'il faut se décider à rentrer pour de bon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A 7h15 je n'ai pas vraiment cru qu'il fallait se lever. Logiquement si j'ai la bouche pâteuse c'est qu'on est vendredi... J'y suis parvenue, encouragée par Laurent "Tu peux le faire!". Je n'avais qu'une envie, m'enivrer du parfum de la tête de Diego qui dormait comme une marmotte dans le lit parental et me plonger à nouveau dans un délectable sommeil.&lt;br /&gt;Étrangement, alors que je me suis levée avec 3/4h de retard, je suis arrivée à la même heure je sors du métro à la même heure que d'habitude et j'ai le sentiment de marcher plus vite que  la veille. Dois-je en tirer la conclusion que l'alcool me rend plus efficace? En  observant dans les vitrines, la tenue râpée que je porte et l'allure générale que je balade, je me dis que rien n'est moins sûr. Et puis mes sensations ne me trompent pas. Quand on a la gueule de bois, comme pendant la grossesse, tout est amplifié. Les 5 sens sont en éveil (le moindre bruit est insupportable, l'odeur de tabac vous écœure, les vêtements sont lourds à porter, et les cheveux aussi!) Alcooliques et femmes enceintes, même combat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce midi, j'ai déjeuné avec le vice-président du PIFARC (mon père) qui m'a fait la liste de toutes les choses qu'il faudrait que je fasse. Déprimant. Il va falloir réfléchir, travailler, produire et il faut faire tout ça en peu de temps. J'ai invoqué la vétusté du PC qui doit servir à faire les stats, le retard du bilan comptable, la pesanteur de ma solitude. Ça ne l'a pas trop ému.&lt;br /&gt;Faut positiver, j'ai gardé deux tickets restaurant. C'est toujours ça d'économisé. Surtout au prix de la coupe "Pute à frange".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-9103817902793594128?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/9103817902793594128/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=9103817902793594128' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/9103817902793594128'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/9103817902793594128'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/04/crazy-horse-en-chtain-de-birmanie.html' title='Mouvement capilaire'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-4676188731644238178</id><published>2008-04-02T16:18:00.000+02:00</published><updated>2008-04-02T16:40:12.042+02:00</updated><title type='text'>Résultats du deuxième sondage</title><content type='html'>A la question "La lecture de votre horoscope dans le Parisien a t-elle déjà influencé votre vie à court terme?", les internautes ont répondu "Non pas" à 80%.&lt;br /&gt;Merci à tous les votants (un de plus que pour le premier sondage, soit 5 personnes).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-4676188731644238178?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/4676188731644238178/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=4676188731644238178' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/4676188731644238178'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/4676188731644238178'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/04/rsultats-du-deuxime-sondage.html' title='Résultats du deuxième sondage'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-6990693578492778541</id><published>2008-04-02T11:12:00.000+02:00</published><updated>2008-04-02T12:30:08.233+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='poisson'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='diable'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ovule'/><title type='text'>Vie privée menacée</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.fotosearch.fr/bthumb/ICN/ICN204/F0014369.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px;" src="http://www.fotosearch.fr/bthumb/ICN/ICN204/F0014369.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Depuis quelques jours je suis attaquée sur plusieurs fronts par des virus variés. D'abord il y a eu la gorge de mon fils couverte de pustules, on s'en souvient. Avant-hier, petit contrôle ("&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Fais AAahhh comme un dragon&lt;/span&gt;!"), résultat décevant: après une semaine d'antibiotiques la gorge est encore dégueu, rouge et gonflée.&lt;br /&gt;Dimanche, j'ai commencé à ressentir des démangeaisons aux parties sensibles internes. J'en ai fait part à Laurent qui a commenté que lui aussi ça le gratouillait, au bout du compte. Pourtant, dernièrement, nous avons quelque peu ralentit la marche sur la voie de la "vie sexuelle active" (pour rappel: un rapport tous les 2 jours en période d'ovulation), donc je ne vois pas quand nous aurions pu échanger amoureusement des champignons. Mais soit. Symboliquement, cela nous fait un trait d'union supplémentaire. On se rappelle que l'on est un vrai couple. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;I belong to you and you belong to me too&lt;/span&gt;, comme dirait Lenny Kravitz. Et pour sceller notre union, j'ai officiellement demandé hier soir à Laurent d'aller m'acheter un ovule à libération prolongée. - "Un quoi? Envoie moi un texto je ne m'en rappelerai jamais!" Il faut dire que, pour une femme, cet ensemble de mots est hyper naturel. Pour un homme, incompréhensible et c'est vrai que, lorsqu'on y pense, ca ne veut rien dire et c'est même complètement con. Je dirais presque, paraphrasant Laurent "C'est donner du lard à des cochons". En effet, l'"ovule", n'est ni plus ni moins qu'un suppositoire vaginal. J'imagine les mecs du marketing du labo pharmaceutique "- &lt;span style="font-style: italic;"&gt;On va l'appeler comment? En fait c'est un suppo pour la chatte non? - Ouais mais arrête, &lt;/span&gt;suppositoire vaginal&lt;span style="font-style: italic;"&gt;, ca craint. Non faudrait un terme plus propre à la femme. Genre un truc qu'elle est habituée à avoir à l'intérieur. Ah ah, non pas une bite t'es con, non mais un machin comme elles pondent, comment c'est déjà... Un ovule&lt;/span&gt;!". Et cet ovule, figurez-vous qu'il libère. A terme il libère des champignons. La délivrance au bout de trois jours (c'est promis sur la boîte). Ou alors, l'ovule libère des substances actives, mais on ne sait pas trop car ce n'est pas précisé dans le nom. Par contre, on sait quelque chose d'intéressant... Cette libération est &lt;span style="font-style: italic;"&gt;prolongée&lt;/span&gt;. On est libérée dans le temps et pour longtemps. Comme la protection longue durée des serviettes hygiéniques. Plus fort que la libération sexuelle, plus fort que Simone Veil ou Beauvoir. La libération prolongée pour toutes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De retour à la maison avec une gratante aiguë et un moral plus bas que la fourmilière (c'est-à-dire à peu près aux chaussettes); me prend l'envie, assez tardivement, d'allumer l'ordinateur. Catastrophe, des warning s'allument dans la barre des tâches, des avertissements affreux dans la langue de Shakespeare surgissent de partout, et des fenêtres menaçantes me conjurent d'intaller &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Warningspyware&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Killspam&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Hotsecurity&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Fuckingspy&lt;/span&gt;. Il paraît que si je les installe pas, on va me voler mes coordonnées bancaires et tout savoir sur ma vie privée (c'est pas la peine de me menacer, je suis fauchée et toute ma vie est sur le blog). Il y a même de monstruseuses photos pornos qui arrivent (ce renoi est monté comme un âne ma parole!). Comme je ne suis pas née hier je n'installe rien mais la bagarre avec les méchants avertissements fait rage. Je clique comme une forcenée sur les petites croix. On croirait un jeu vidéo de shoot de mon petit frère, genre 007 Goldeneye. Pendant ce temps, mon vrai anti virus scanne un à un les fichiers avec une lenteur à la hauteur de son efficacité.&lt;br /&gt;- Sergent Garcia, au rapport!..&lt;br /&gt;-45 minutes, 150 000 fichiers scannés, zéro virus, chef!&lt;br /&gt;J'éteins la machine. Aldo au téléphone me soutient. Il viendra vendredi, mais c'était fatal et ce soir il n'y a rien à faire.&lt;br /&gt;Laurent s'est endormi avec Diego. J'ai la chatte qui me gratte, je suis crevée et déprimée. Je rallume l'ordi au cas où il aurait oublié ce drame, après tout, un 1er avril... L'allumage est lent et le résultat terrifiant. Mon fond d'écran à plage vendéenne a été peinturluré en rouge sang. Au milieu, un logo siège. Un mélange entre le sigle de l'énergie atomique, du recyclage et d'une tête de diable noire. Le logo me parle et me dit: "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Your privacy is in danger&lt;/span&gt;". Quel scoop!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-6990693578492778541?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/6990693578492778541/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=6990693578492778541' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/6990693578492778541'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/6990693578492778541'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/04/intimit-en-danger.html' title='Vie privée menacée'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-3316918896350606864</id><published>2008-04-01T11:21:00.000+02:00</published><updated>2008-04-01T12:20:15.336+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='flocon'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='belle-mère'/><title type='text'>Flèche de bronze</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.fotosearch.fr/bthumb/BDX/BDX189/bxp35184.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px;" src="http://www.fotosearch.fr/bthumb/BDX/BDX189/bxp35184.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'avais décidé de travailler pour le PIFARC ce matin. Je suis arrivée à 10h00 (au lieu de 9h30, cible horaire que j'ai bien du mal à atteindre). Ce n'est pas un mauvais score si l'on considère qu'il y avait - comme on dit dans le jargon RATP - une "avarie matérielle" sur la ligne 1, que plus tôt j'ai dû donner ses antibiotiques à Diego (un travail de vétérinaire en milieu hostile), et que Lola est rentrée d'une semaine de ski à 08h00 du matin, pour le plus grand bonheur de son père... Probablement ravi (quand je suis inquiète) qu'on soit enfin &lt;span style="font-style: italic;"&gt;tous les 4&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;Ils se sont pas mal appelés cette semaine. Lui n'a pas manqué de me faire part de chacun de ses messages, elle n'a pas manqué de les terminer systématiquement par "bisou Papa. Je t'aime". Touchant. Moi, je lui ai envoyé un texto. Je n'ai pas eu de réponse.&lt;br /&gt;Cette année j'ai envoyé un texto. L'an passé, lorsqu'elle était en classe de neige, j'avais fait deux cartes. La première de la part de Diego, il l'avait choisie car on y voyait un gros trombone avec une partition. Il avait fait des dessins que j'avais commentés. La deuxième, avec le chiot endormi, était de ma part. J'avais écrit beaucoup de choses drôles et gentilles et l'avais décorée avec des stickers. Je me rappelle que Laurent n'avait rien envoyé mais m'avait bien demandé si, sur la carte, j'avais précisé qu'il l'embrassait et que la carte était de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;notre part&lt;/span&gt; à tous les deux. La carte est restée un an dans la chambre de Lola. Un jour, je l'ai disputée parce qu'elle avait séché la piscine (en fait parce qu'elle séchait depuis longtemps). Alors elle a déchiré la carte en 20 morceaux qu'elle a disséminés dans sa chambre. Mais ça, c'était avant (ou après) qu'elle ait écrit dans son journal &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"ma belle-mère est une salope, une connasse, une gamine, une faiblarde, mais surtout une grosse pute"&lt;/span&gt;. Ou alors c'était après (ou avant) qu'elle ait raconté à la femme de ménage que j'avais dit que c'était bien fait si sa mère était morte et que c'était de sa faute. Ou bien peut-être juste avant ma rupture avec mes beaux-parents à qui elle a dit qu'elle était martyrisée, contrainte de bouffer de la soupe tiède et les compotes du petit. Je ne sais plus. Mais je sais pourquoi j'ai envoyé seulement un texto. Je sais pourquoi je ne suis plus émue lorsqu'elle est adorable (la veille de son départ en classe de neige) et pourquoi je ne peux pas fêter son retour.&lt;br /&gt;Mon cœur souffre d'une avarie matérielle. Le trafic risque d'être très fortement perturbé, pour une durée indéterminée. Je conseille de prendre les correspondances.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-3316918896350606864?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/3316918896350606864/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=3316918896350606864' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/3316918896350606864'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/3316918896350606864'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/04/flche-de-bronze.html' title='Flèche de bronze'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-5965450589002640649</id><published>2008-03-31T12:24:00.001+02:00</published><updated>2008-03-31T16:37:54.444+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='psy'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Trésor Public'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='PQ'/><title type='text'>Sans regret</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.fotosearch.fr/bthumb/CSK/CSK456/ks124363.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px;" src="http://www.fotosearch.fr/bthumb/CSK/CSK456/ks124363.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Semaine 2 du blog-thérapie. Un peu lassée. Déjà la routine après deux semaines de folle passion? Je relis mon dernier post et le trouve nul.&lt;br /&gt;Il faut dire que j'ai déjà fait le tour des sujets qui me tiennent particulièrement à cœur (Sexe, caca de chien, beaux-parents, boxe, sexe, rêves, sexe, caca de mon fils). Sujets que j'avais déjà traités chez mon psy pendant 4 ans (calcul rapide: à raison de 40 euros la demi heure chaque semaine en excluant les vacances et mon congé maternité j'ai laissé plus d'argent à Rozenberg qu'au Trésor Public). Sans regret. Le psy m'a bien rendu service et m'a accompagnée dans diverses opérations délicates: mon déjumelage avec Aldo, la maîtrise de ma libido exacerbée (aujourd'hui totalement sous contrôle), mon embauche chez Presse-Concept, ne pas rompre avec Laurent quand il s'était "accidentellement" rasé les sourcils à blanc, ma grossesse, mon licenciement, mon chômage etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On dit toujours que l'on sent lorque l'on doit mettre un terme à son analyse. Moi j'ai cessé d'aller voir mon psy après lui avoir raconté un rêve qui était LE rêve. Le rêve qui résumait tout. L'ultime rêve.&lt;br /&gt;Dans ce rêve, dont je commence un peu à oublier les détails, il y a Laurent (mon mari pour le pire), Lola (from Adoland), Diego (el Toro), Mélanie Leport (secrétaire du PIFARC) et bien sûr Rozenberg, mon psy. Le rêve se déroule dans un espèce de grand hôtel ou dans une station balnéaire. Un mélange entre une résidence Pierre et Vacances et la fac de Jussieu. Il y a des arcades... Le bâtiment est construit autour d'un patio sur lequel donnent des petits commerces: coiffeurs, boutiques de fringues, cafés. Ici c'est l'Espagne, la terre, le corps, le superficiel, le chaud, les instincts, la sensualité. Plusieurs escaliers permettent d'accéder à l'étage. A l'étage il fait plus frais. Des gens à l'air sérieux travaillent (en tout cas ils s'agitent). On est en France. C'est à l'étage qu'est mon psy. (Bien évidement, avec le spirituel, du côté de mon inconscient). Je vais donc à ma séance hebdomadaire. Mais je sens que c'est la dernière. C'est sans doute la raison pour laquelle je suis venue avec ma clique (enfin, avec les 3 autres, ma "famille "quoi). En arrivant nous croisons la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;plante à boutons&lt;/span&gt; ou Super Secrétaire. Elle a des documents dans les mains. Ce sont ses arrêts de travail. Ils forment une liasse souple et dorée. Passons sur sa présence dans les lieux qui sous-entend qu'elle m'a volé mon psy. Nous entrons donc. Il y a tout le matos habituel (odeur de pipe, sofa, tentures bordeaux: Rozenberg fait tout comme Freud, sauf qu'il a du bide et un téléphone portable). Chose remarquable, sur le tapis il y a plein de jouets qui appartiennent à Diego. Il étaient déjà là avant notre arrivée. Comme si je les avais laissés au sol depuis le début. Diego se met à jouer avec. Laurent et Lola patientent. La séance est rapide, on se dit quelques mots et on aborde des questions pratiques. Je finis par lui dire "Très bien, je vais vous débarrasser des jouets, je ne vais pas les laisser ici, ça ne servira plus". Je range les jouets dans un sac. Laurent et Lola s'en vont les premiers. Je salue Rozenberg et pars avec Diego. Je redescends au patio. Il y a du monde, je cherche machinalement Lola et Laurent. Tout à coup, la sensation très forte que j'ai oublié de dire quelque chose à Rozenberg me submerge. Je ne sais pas quoi. Mais c'est très important. Je retombe sur Laurent et Lola à qui je dis que je dois absolument remonter. Nous remontons, Diego et moi. Pourvu que le psy ne soit pas occupé. Le corridor est long. Diego, dans sa course sautillante s'arrête devant chaque porte. J'arrive à le faire marcher en direction du cabinet du psy, mais il ouvre systématiquement les portes, dérangeant les bureaucrates affairés. La porte du psy est au fond du couloir. Mais Diego veut ouvrir l'avant dernière, sur notre droite. Il se met sur la pointe des pieds pour atteindre la poignée, la saisit et pousse. Quelqu'un bloque la porte avec son pied. Je suis un peu gênée. Diego force et la porte s'ouvre. Rozenberg est assis sur ses chiottes, le pantalon aux chevilles et un rouleau de PQ à la main. Je crois mourir de honte. Lui a un air blazé. Ses yeux me disent simplement "Vous me faîtes chier".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai attendu quelques semaines, puis j'ai raconté ce rêve à Rozenberg. C'était la fin de notre idylle. La fin de mon analyse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-5965450589002640649?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/5965450589002640649/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=5965450589002640649' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/5965450589002640649'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/5965450589002640649'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/03/semaine-2-du-blog-thrapie.html' title='Sans regret'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-2292965274366272617</id><published>2008-03-28T10:56:00.000+01:00</published><updated>2008-03-31T16:38:14.346+02:00</updated><title type='text'>Le cri</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.fotosearch.fr/bthumb/BNS/BNS371/bn279058.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px 10px 10px 0px; float: left; width: 200px;" alt="" src="http://www.fotosearch.fr/bthumb/BNS/BNS371/bn279058.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://ecx.images-amazon.com/images/I/21+ng8A9XpL._AA115_.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mon fils est définitivement un artiste. Il y a une semaine, il écrivait avec son sang sur la moquette. Il a changé de support. Avant-hier soir, je profitais de la sieste d'après-dîner de Laurent pour compléter mon blog. Au passage, je déteste quand il fait ça et qu'en plus il ose dire "je ne dors pas, je me relaxe". Au bout de 5 minutes il ronfle à réveiller les morts et même le petit qui tape avec une voiture sur un tambourin, juste à côté de sa tronche, ne parvient pas à le réveiller. J'avais envoyé Diego dans sa chambre. Au bout de 20 minutes, le trouvant bien silencieux, je vais voir ce qu'il fait. Quel charmant spectacle. Il a retiré sa couche et il est debout dans son panier de jouets... Le mur est taggué de merde. Il en a plein les doigts. Je pousse un cri dégouté (le cri dégouté est une sorte de "HannnOhla" grave et très culpabilisateur). Encore mieux, en le sortant de son panier je m'aperçois qu'il a chié dedans. Plusieurs jouets ont subi l'attaque de plein fouet. Ce sont les dégats collatéraux. En l'espace d'une minute un groupe hétérogène a été pris pour cible. Parmi les blessés il y avait un petit hélicoptère jaune et rouge de la série &lt;em&gt;Vroum Planet&lt;/em&gt;. Il se serait sans doute envolé si son hélice n'avait pas été engluée. Ensuite il y avait la souris en peluche, coiffée d'un chapeau aux couleurs de l'automne et dans un état grave, un poisson en bois.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Avant de les nettoyer, j'ai pris soin de bien montrer à Diego le résultat de son opération. Je tenais devant lui l'amalgame odorant. Le sort de l'hélicoptère l'a un peu ému et, poussé dans ses retranchements, il a accepté de formuler un petit "beurk". Pas très convainquant. Je lui ai dit qu'il avait gagné son ticket pour une séance chez le pédopsy.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Tous mes amis ayant des enfants essayent de me rassurer mais bien sûr aucun d'entre eux n'a vu son gosse de presque 3 ans chier dans ses jouets.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Heureusement que ma belle-mère est là. Hier soir au téléphone avec son fils, entre deux pleurnicheries et jérémiades (la pauvre, sa méchante belle-fille ne veut plus la voir alors que "tout ce qui compte c'est le &lt;em&gt;malheur&lt;/em&gt; de Lola") elle lui a raconté que son frère, jusqu'à 4 ans, faisait dans son lit puis mangeait son caca. Etonnant?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-2292965274366272617?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/2292965274366272617/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=2292965274366272617' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/2292965274366272617'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/2292965274366272617'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/03/mon-fils-est-dfinitivement-un-artiste.html' title='Le cri'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-7709432471470003989</id><published>2008-03-26T22:28:00.000+01:00</published><updated>2008-04-14T13:42:38.608+02:00</updated><title type='text'>Mirage</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://www.fotosearch.fr/bthumb/DGV/DGV034/200219692-001.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px 10px 10px 0px; float: left; width: 200px;" alt="" src="http://www.fotosearch.fr/bthumb/DGV/DGV034/200219692-001.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;J'ai fait une constatation au cours des années. Je ne couche jamais en vrai avec quelqu'un avec qui j'ai couché en rêve. En tout cas ca s'est confirmé avec mon père, ma mère, mon frère, ma soeur, mes cousines, PPDA, Alain Chabat, Akénathon (le rappeur d'IAM), l'ancêtre (une femme extrêmement vieille, très ridée à qui j'avais fait un cunnilingus dans une cabine de la piscine). Je n'ai jamais couché avec ces personnes et n'aurais certainement jamais l'occasion de le faire, surtout avec Akénathon qui est un musulman très pieux.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Parfois je rêve de quelqu'un dont je crois avoir envie en vrai. Souvent c'est incroyablement génial. Sur ce plan là, l'inconscient est d'une force terrible. Les sensations sont inégalables. Du coup, au réveil j'ai un gros coup de blues. &lt;em&gt;Post coitum, animal triste&lt;/em&gt;: d'après la règle, cela signifie que je ne coucherai jamais avec la divinité de mon rêve, deuxièmement que même si l'occase se présentait, les sensations ne pourrait pas être de cette intensité. C'est impossible. En tout cas l'idée est insupportable. Cela pourrait signifier que je n'ai absolument jamais rien connu.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ce qui me rassure, c'est qu'une nuit j'ai rêvé que j'étais super copine avec Sarko. Comme quoi, les rêves... &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Lorsque je fais régulièrement l'amour avec quelqu'un (Aldo à son époque, Laurent aujourd'hui) je ne rêve jamais de lui. D'ailleurs Laurent n'est pas toujours content que je le sollicite après un rêve érotique dans lequel il n'était pas. Mais quand on est mariés avec un enfant en bas âge, on ne se permet aucun gaspillage. Et puis en vrai c'est bien aussi (et je ne dis pas cela seulement parce qu'il a lu le blog hier et qu'il risque de lire aussi ces lignes).&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-7709432471470003989?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/7709432471470003989/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=7709432471470003989' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/7709432471470003989'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/7709432471470003989'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/03/mirage.html' title='Mirage'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-5450464141152069316</id><published>2008-03-26T10:33:00.000+01:00</published><updated>2008-04-14T13:46:16.014+02:00</updated><title type='text'>Nouveau challenge</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.fotosearch.fr/bthumb/IGS/IGS413/IS578-007.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px 10px 10px 0px; float: left; width: 200px;" alt="" src="http://www.fotosearch.fr/bthumb/IGS/IGS413/IS578-007.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://www.fotosearch.fr/bthumb/IGS/IGS382/IS551-038.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;"Une vie sexuelle active correspond à un rapport sexuel tous les deux jours en période d'ovulation". C'est la définition de la &lt;em&gt;vie sexuelle active&lt;/em&gt; donnée par un spécialiste de l'aide à la procréation. Ce même type disait qu'il ne fallait pas espérer faire un enfant aussi facilement à 38 qu'à 25 et qu'il ne fallait pas trop attendre lorsque l'on rencontrait l'homme de sa vie à 35 et que l'on voulait une famille nombreuse. Quel article déprimant. Et pour une fois, je ne pensais pas à moi. Ou plutôt je ne me sentais pas concernée (donc j'ai d'abord pensé à moi). En effet, avec un premier gosse à 25 ans et "une deuxième de 11 ans" à 26 ans, je suis parfaitement enviable. Ces quelques lignes étaient illustrées de la photo d'une actrice de &lt;em&gt;Desperate Housewives&lt;/em&gt; qui vient d'avoir un bébé à 42 ans, poussant une poussette high-tech avec un café Starbuck à la main. Parait que les femmes pensent qu'elles peuvent toutes le faire, si Julia Roberts ou la &lt;em&gt;Femme au foyer désespérée&lt;/em&gt; peut le faire.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;En ce moment j'aurais presque envie de faire un nouveau bébé, tout neuf, tout beau, sans crotte d'oeil (pauvre Diego). Mais par contre je n'ai pas du tout envie d'une nouvelle grossesse. Je fais régulièrement des cauchemars depuis quelques temps. J'ai un gros bide qui me tire et me fait très mal et il y a plein de choses que je ne peux plus faire. Assez étrangement ce sont des choses peu intéressantes telles que m'engueuler avec des gens, parce que je me sens fragile et que je ne peux pas me battre avec eux, et que le ventre me tire. En fait il y a plein de choses que j'aimerais faire avant de me rendre indisponible: emmener Laurent à Madrid, manger beaucoup, fumer des cigarettes avec Marsipull, boire du vin avec Aldo,  dessiner Carla (à défaut de?), faire du sport avec Kévin (encore),  me faire chouchouter par Diane et aussi... chahuter avec Diego et le porter encore dans mes bras, avoir le temps de lui lire des livres, courir parce qu'on est en retard pour l'école, avoir l'énergie pour m'émerveiller de tout ce qu'il fait de génial (collier de nouille, dessin au tampon-patate, premier gros mot).&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Autant je ne me sentais pas concernée par le problème - même si Laurent a 15 ans de plus que moi et qu'il passe son temps à calculer l'âge qu'il aura en fonction des étapes de la vie des gosses (alors que je pense plutôt à l'âge qu'il aura en fonction de mes étapes à moi) - autant la notion de "vie sexuelle active" m'a interpellée. En effet, j'avais prévu de reprendre activement la baise et aussi quelques kilos après le challenge de boxe. Mais je ne ne m'étais pas fixé de "taux plancher". Là ça met la barre assez haut. Mais on tient le bon bout. On le sent bien. C'est bon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-5450464141152069316?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/5450464141152069316/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=5450464141152069316' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/5450464141152069316'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/5450464141152069316'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/03/nouveau-challenge.html' title='Nouveau challenge'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-5465644392636369881</id><published>2008-03-25T15:20:00.001+01:00</published><updated>2008-03-25T15:37:17.162+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='haricots'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sondage'/><title type='text'>Résultats du premier sondage</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.fotosearch.fr/bthumb/CRT/CRT357/15439-82DG.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px;" src="http://www.fotosearch.fr/bthumb/CRT/CRT357/15439-82DG.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);font-family:georgia;" &gt;A la question "Êtes-vous favorable à la présence d'ail dans les haricots verts lorsqu'ils remplacent les frites dans le plat du jour?", 100% des internautes (4 sur 4) ont répondu "Non grand Dieu, non".&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: rgb(0, 51, 0); text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);font-family:georgia;" &gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);font-family:georgia;" &gt;Merci à tous les votants. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-5465644392636369881?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/5465644392636369881/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=5465644392636369881' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/5465644392636369881'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/5465644392636369881'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/03/rsultat-du-premier-sondage.html' title='Résultats du premier sondage'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-6729538252185485652</id><published>2008-03-25T09:36:00.001+01:00</published><updated>2008-03-25T15:30:00.665+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='pustule'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Martini'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bande de gaze'/><title type='text'>Comme un lundi de Pâques</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.fotosearch.fr/bthumb/RBL/RBL008/b12696.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px 10px 10px 0px; float: left; width: 200px;" alt="" src="http://www.fotosearch.fr/bthumb/RBL/RBL008/b12696.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Être une mauvaise mère m'amène à être une mauvaise employée. Explication. Diego étant totalement insensible à la douleur il peut être malade sans que personne ne s'en rende compte, même pas sa propre mère. Depuis quelques temps je me disais "c'est vrai, il tousse beaucoup depuis deux mois, c'est vrai il a les yeux rouges, qui coulent, cousus de croutes le matin. C'est vrai qu'il a vomi à la garderie, sur la table du gouter et aussi hier soir dans son lit. Mais bon, il se plaint pas, il doit pas être vraiment malade". Même Laurent, qui a hérité de la manie de dégainer au moindre signal boite de médoc, bande de gaze (j'adore ce mot), baumes magiques et autre, n'a rien remarqué de particulier et n'a pas réagi. Hier, alors que je demandais à Diego, pour jouer, de faire "Aaahh" comme un dinosaure, j'ai moi -même poussé un "Aaahh"...d'horreur. Du dinosaure, il avait déjà l'haleine mais surtout il avait une deuxième bouche dans la bouche: une gorge rouge et gonflée comme un ballon de baudruche, recouverte d'énormes pustules blancs gros comme des dents. La réaction de son grand-père-médecin à la vue du spectacle a été éloquente. Lui qui nous a toujours soignés à l'aspirine (tout ce qui n'est pas un cancer n'étant pas considéré comme &lt;em&gt;vraie&lt;/em&gt; maladie) a eu un mouvement de recul en disant "c'est dégueulasse" et a filé acheter des antibiotiques.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'avais pensé que le diagnostic posé changerait le cours de la soirée, mais non. En effet, Laurent avait invité ses parents à prendre l'apéro (en fait pour qu'ils fassent valoir le droit de visite grand-parental qu'ils se sont inventé). Assez bizarrement, depuis que mon beau-père m'a accusée de maltraitance et de harcèlement moral sur mineur, que ma belle-mère a rappelé qu'elle ne voyait pas assez Diego (qui, comme par hasard, dort toujours lorsqu'elle passe à l'improviste), je n'ai plus du tout envie de les voir.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'avais donc prévu de fuguer, comme Lola. J'avais prévenu Laurent "attention je vais fuguer". Elle a raison Lola, c'est trop bien les fugues organisées. J'ai donc abandonné Gorge de feu et Papalabricole. Je les ai livré à l'ennemi: le monstre bicéphale qui crache de l'amour. Son sentiment dégoulinant se répand comme une coulée de lave, vous rattrappe et vous capture. Comme à Pompéi: femmes et enfants statufiés dans leur sommeil, fils fossilisés à l'âge de 12 ans, petite-fille conservée en l'état. Bref, sont arrivés les bras chargés de cadeaux pour leur pauvre petit-fils dont ils sont privés par une mère possessive et maltraitante. Grâce à eux, qui l'aiment vraiment, il a bénéficié de deux heures de répis dans son calvaire.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je me suis donc tirée avec la bagnole et 4 cigarettes. Ca faisait bien, l'idée avait du panache. Mais ca démarrait mal. Je ne savais absolument pas quoi faire, le temps était appocalyptique et j'avais oublié à la maison le hors-série du &lt;em&gt;Courrier International&lt;/em&gt; "Atlas du terrorisme" (je comptais le lire en entier voir si on parlait de moi). J'ai fumé ma première clope, pétrifiée par le vent du nord et les bourrasques de crachin. J'ai finalement commandé un Martini blanc dans un rade. A côté de moi un couple d'handicapés mentaux libidineux et hyper enjoué discutait: "si on avait un enfant il serait fou - mais non ah ah ce serait bien si le juge nous accordait de vivre ensemble déjà, mais chez toi c'est pas pratique de pas avoir droit au gaz - attention, moi je suis un vrai obsédé sexuel, tu veux que je te roule une pelle?". Et là, le type saisit la pelle orange laissée de côté par le serveur et la fait tourner sur elle-même. Whoua le coup de barre. Le portable a sonné: Diane et Kévin étaient prêts à voler à mon secours. Ils sont arrivés, fatigués d'avoir passé 4 heures au hammam échangiste de Pigalle, mais ils avaient faim. Moi je n'avais pas baisé mais j'ai bu et mangé comme deux.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Résultat de ce lundi de Pâques, j'ai pris ma matinée pour que mon fils "récupère" et que je puisse "lui administrer son traitement". Dans la foulée j'ai aussi pris ma matinée de demain et celle d'après-demain. Parce que je suis une bonne mère et qu'il a beaucoup de pustules. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-6729538252185485652?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/6729538252185485652/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=6729538252185485652' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/6729538252185485652'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/6729538252185485652'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/03/comme-un-lundi-de-pques.html' title='Comme un lundi de Pâques'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-2713930555534773387</id><published>2008-03-24T12:01:00.000+01:00</published><updated>2008-03-25T09:31:30.363+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bureau'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sissi'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='lait de soja'/><title type='text'>Biostatistiques bien coordonnées</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.fotosearch.fr/bthumb/PDS/PDS061/AA050930.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand" alt="" src="http://www.fotosearch.fr/bthumb/PDS/PDS061/AA050930.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Jeudi dernier, comme prévu, j'ai passé la journée avec le DG de Biodata. Six heures cote-à-cote, à son bureau. Je m'étais fait offrir cette journée par le PIFARC: "J'aimerais beaucoup maîtriser l'outil Statistiques présent dans l'application. Cela me permettrait d'être autonome dans l'exploitation des données". Traduisez: "Je m'emmerde seule au bureau, passer une journée avec le beau DG me donnera l'occasion de faire un brushing et un effort vestimentaire. Montant de l'opération 800 € HT. Merci de valider le devis".&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le PIFARC est l'association loi 1901 dans laquelle &lt;em&gt;Papounet&lt;/em&gt; est bénévole et qui m'a embauchée 4 jours par semaine - quasiment payés comme 5 - pour supporter d'être seule dans un bureau 120 heures par mois avec 1 appel par semaine (et un fax par quinzaine). Mon poste c'est &lt;em&gt;Coordinatrice de Projets&lt;/em&gt;. Alors je fais des projets et je les coordonne. En arrivant il y a un an, j'ai commencé par faire mettre un terme à la lettre de mission du comptable puant. Le genre de type qui, parce qu'il vit avec une gonzesse de 20 ans de moins, pense que toutes les jeunes femmes sont des oies sensibles à son charme de notable de province. Ce type est une blague, un costard plongé dans l'eau de cologne surplombé d'une parfaite tête de veau au sourire figé. Je l'ai bien joué. Les premiers temps, hypocrite à souhait, je l'appelais par son prénom. Il adorait ça. Il m'appelait 2 fois par jour, frétillant de la queue. Il a mis trois mois à comprendre que je le faisais gicler. Il est allé pleurnicher auprès de la Présidente de l'association. Action inutile, cette femme est un coeur de pierre, tout comme moi. Ensuite c'est la secrétaire, Mélanie Leport, &lt;em&gt;la plante à boutons&lt;/em&gt;, qui a craqué. Elle s'est mise en arrêt maladie prolongé parce que je la "harcelais moralement", surtout lorsque je n'étais pas au bureau (parce que du coup, elle en profitait pour ne pas y être non plus). Lorsque son petit ami est venu récupérer ses "effets personnels" - le lait de soja et les compotes qu'elle avait laissés dans le frigo - j'ai été rassurée qu'elle soit partie. Peut-être que je l'ai un peu aidée à prendre sa décision. Quand j'ai découvert la liste de ses favoris Internet Explorer, j'ai vraiment été convaincue que c'était une bonne opération: - &lt;em&gt;Onsaimea2 Réservation de salle, cérémonies de mariage- Le mystère du fantôme du château de Hambsourguen - Paranorma: tout savoir sur les phénomènes inexpliqués - Fan de Sissi: l'impératrice dans tous ses états - AlloDoc, L'acnée chronique chez l'adulte. &lt;/em&gt;Voilà pourquoi je suis seule au bureau. Ma santé mentale (et ma sécurité?) vaut bien quelques moments de solitude. D'ailleurs c'est un peu du tantrisme: contrainte d'être seule tous les jours, on savoure davantage une journée avec un DG de 30 ans débordant d'intelligence (et donc hyper sexe).&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mais il faut changer sa pratique, exceptionnellement, et généralement ça foire. Se lever à l'heure (raté) pour avoir le temps de SE COIFFER. Catastrophe: tous les cheveux qui avaient été prisonniers une semaine à cause des tresses - faites à l'occasion de mes 1/4 de finale de Boxe française - tombent par poignée. Je sors de la douche avec un crâne de poussin. Mon brushing est plus facile à faire et plus rapide puisqu'il ne concerne qu'une centaine de cheveux. Mais le temps gagné avec le brushing est perdu à dégager l'évacuation de la douche, bouchée par mon scalp. Ensuite, il faut manger un truc pour ne pas garder l'haleine de la nuit et avoir le ventre qui gargouille à 10h. L'opération la plus délicate et la plus chronophage, c'est de préparer Diego (qui s'essuie le nez et les croutes d'oeil sur ma chemise spéciale formation).&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je suis arrivée avec une demie-heure de retard. J'avais peur de passer pour une conne. J'ai réalisé que je m'en étais bien sortie quand SuperDG m'a demandé "tu as fait des études de maths? Parce qu'à ce stade-là habituellement les gens décrochent". Exceptionnellement, quand le jeu en vaut la chandelle, j'arrive à rester concentrée plusieurs heures, chéri.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-2713930555534773387?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/2713930555534773387/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=2713930555534773387' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/2713930555534773387'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/2713930555534773387'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/03/biostatistiques-bien-coordonnes.html' title='Biostatistiques bien coordonnées'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-711671819749427948</id><published>2008-03-19T12:58:00.000+01:00</published><updated>2008-04-14T13:49:07.603+02:00</updated><title type='text'>Libre dans sa tête</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.fotosearch.fr/bthumb/DGV/DGV076/200187169-001.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; width: 200px; cursor: pointer;" alt="" src="http://www.fotosearch.fr/bthumb/DGV/DGV076/200187169-001.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Depuis que la puéricultrice m'a dit que Diego était "différent", je guète le moindre signe d'une pathologie mentale non détectée jusqu'alors. A 33 mois il porte encore des couches (au mieux il accepte de déposer une crotte à proximité du pot). Il est totalement insensible à la douleur (dimanche il s'est ouvert le pouce avec du verre et s'est rejoué l'affaire Omar Raddad, en écrivant partout dans sa chambre avec son sang). On pourrait croire qu'il parle deux langues mais en écoutant bien on s'aperçoit qu'il n'en parle aucune. Il reconnaît Bach, Beethoven et Stravinski dès les premières mesures. Les marionnettes et les manèges le font hurler d'horreur.&lt;br /&gt;Ce qui est le plus remarquable c'est son obsession des chiffres: il veut qu'ils soient vivants et avec des accessoires ("le 1 a une canne", "le 5 une moustache, cinco, cinco", "le 8 , ocho, ocho, est un gros bonhomme"). Il faut s'arrêter partout où il y a un chiffre (dans le parking, devant les porches, dans l'ascenseur...) et surtout dire le chiffre en français et en espagnol. Lorsque les chiffres sont gros, en relief et en couleur (c'est le cas sur la borne Française des Jeux au tabac, sur laquelle s'étale un 8 rouge de 30 cm de long) son état d'excitation est tel qu'il devient incontrôlable. Hier il a découvert&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Télécash&lt;/span&gt; la chaîne de télé spéciale Casino. Il a passé 30 minutes à regarder tourner la roulette. En se couchant il répétait en boucle "le 2 rouge, le 2 rouge!".&lt;br /&gt;J'ai du faire des erreurs.&lt;br /&gt;J'ai dit à Laurent que, peut-être, il était comme Rain Man, un génie des chiffres... mais aussi un autiste. Enfin s'il embrasse la femme de Tom Cruise et qu'il fait sauter la banque on sera quand même fiers de lui. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-711671819749427948?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/711671819749427948/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=711671819749427948' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/711671819749427948'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/711671819749427948'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/03/libre-dans-sa-tte.html' title='Libre dans sa tête'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-5286561279300991939</id><published>2008-03-19T10:31:00.000+01:00</published><updated>2008-04-14T13:45:04.874+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ring'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='moche'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Candeloro'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='épilation'/><title type='text'>La révélation</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.fotosearch.fr/bthumb/CLT/CLT004/ks13540.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px;" src="http://www.fotosearch.fr/bthumb/CLT/CLT004/ks13540.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ma déculottée en quart de finales du challenge de Boxe Française, samedi dernier, m'a poussée à faire le constat que j'étais vraiment à côté de mes pompes. Le soir de ma défaite je me trainais carrément une dégaine de mascotte déchue (au profit de la brillante Carla). En bonne looseuse j'ai listé mes excuses et mes circonstances atténuantes. Le résultat était le suivant: c'était d'abord la faute de mes beaux-parents (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;obviously&lt;/span&gt;). En deuxième position, la faute d'Hervé, mon entraineur bipolaire dont la frustration paroxystique rend toute relation impossible. C'était aussi la faute de Laurent: je lui avais bien rappelé que Philippe Candeloro, super champion devant l'éternel, déconseillait d'avoir des rapports sexuels la veille d'une compétition (ou alors c'était son épouse). L'orgasme gaspille les hormones nécessaires à la rage de vaincre (c'est scientifique). Maintenant que j'y pense, je crois avoir le souvenir que je me suis concentrée pour ne pas jouir. Non, c'est très malhonnête de dire ça. Il faut toujours que je me concentre &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pour&lt;/span&gt; jouir et que je fasse tout moi-même. Donc là, c'était l'inverse, je suis restée déconcentrée et je n'ai rien tenté. Non, en fait ce n'est pas exactement comme ça que ça s'est passé. Re-mise en situation. Je portais les bas de pom-pom girl que m'a achetés Laurent, les rouges avec des bandes blanches en haut. Mes entraînements du dimanche matin avec Kévin m'ont preque taillé un corps "d'athlète" comme il dit. Et depuis que Diane, ma copine esthéticienne, m'a fait une séance d'épilation par "lumière pulsée" les poils du pubis sont bien tombés. Du coup, me surplombant dans le lit, Laurent faisait une revue de détail comme un éleveur avec sa pouliche se félicitant presque du gracieux résultat (alors que, les bas mis à part, il n'y était pour rien). Je regardais mon corps et je ne pensais pas au résultat de la séance de baise. Le lendemain lorsque je suis montée sur le ring, j'avais aussi peu de sensation que la veille au lit.  Pas de peur, pas de stress, pas de hargne. J'ai trouvé le revêtement de sol glissant. La fille en face était moche (comme toutes les boxeuses, exception faite de Carla) mais je n'avais même pas envie de la taper. Juste peut être de lui dire qu'elle était banale, le cheveux plat, inintéressante. J'étais démissionaire. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Totale démission&lt;/span&gt;. La sanction a été immédiate. La fille a gagné. Enfin, elle a gagné le droit de refaire un tour de manège avec son affreuse combinaison noire et blanche. J'ai gagné le deuxième assaut de la journée. En envoyant des coups de poings plein la gueule de la Moche n°2. Totalement inesthétique. J'avais envie de crier "arrêtez-moi, je suis l'usurpatrice de la Boxe Française et je vous méprise tous, mettez fin au massacre". Je n'ai pas eu besoin de le faire. J'ai perdu au tour suivant. Le coach de la troisième moche a tenu à me féliciter pour ce bel assaut et m'a fait la bise. J'en ai conclu que mon hypocrite médiocrité lui avait plu. Le soir venu, je n'avais pas la tête à fêter la victoire de Carla dans sa catégorie. J'étais 100% dépitée.C'est là que la liste d'excuses m'est apparue et que je m'y suis accrochée.&lt;br /&gt;Le lendemain j'ai reçu un sms de Carla "&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;Suis fière 2 toi. ne t inkiete pa tu n'as plus le goût du dépassement de toi mais ton esprit de batante reviendra&lt;/span&gt;". Quoi! Comment? &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Que-lis-je&lt;/span&gt;? Moi, plus une batante? La belle garce victorieuse et condescendante! J'enrage. Elle ne connait pas ma liste de circonstances atténuantes. Je lui dirai ce soir au téléphone...&lt;br /&gt;Réponse de Carla à l'exposé des raisons de mon échec: - Ne te fous pas de ma gueule avec tes excuses bidons, je sais comment tu boxes et tu as été à 10% toute la journée.&lt;br /&gt;Argh. Résultat catastrophique, j'ai voulu passer pour une dure qui perd la tête haute, mon orgueil et ma malhonnêté mentale ont été dévoilés. Putain la révélation, un nouveau sentiment dirige ma vie: le contentement bourgeois. Candeloro, explique leur!&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-5286561279300991939?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/5286561279300991939/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=5286561279300991939' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/5286561279300991939'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/5286561279300991939'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/03/la-rvlation.html' title='La révélation'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-5646782691548616123</id><published>2008-03-18T10:03:00.000+01:00</published><updated>2008-03-18T11:51:39.750+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vampire'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='communisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sarkozy'/><title type='text'>Poser les valises</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/__Nnchi40mCY/R9-SfUqWnhI/AAAAAAAAAAM/5WYkj6a_76E/s1600-h/78494-14dg.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/__Nnchi40mCY/R9-SfUqWnhI/AAAAAAAAAAM/5WYkj6a_76E/s320/78494-14dg.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5179019163319311890" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: justify;font-family:arial;"&gt;Voilà ce que dit Laurent (le pseudo attribué à mon mari pour éviter le procès pour diffamationagravéesurmajeurdeplusde60ans que va m'intenter mon beau-père - que j'appellerai Jacques - s'il lit mon blog), il veut qu'on &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pose les valises&lt;/span&gt;. Il veut la paix des ménages. Oublier un moment le vampirisme de ses parents, les manipulations de sa grande fille (Lola), que j'arrête avec  mes &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;angoisses&lt;/span&gt; et que je ne fasse plus la tête. Qu'on soit joyeux, qu'on soit gai. Même si c'est pas vrai. Que je le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;laisse gérer&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;Ça m'inquiète.&lt;br /&gt;Bon, admettons. Mais si ça tenait qu'à moi je les foutrai à la Seine les valoches. D'ailleurs qu'est-ce qu'il y a dedans? Après tout, si ça se trouve y'a rien à garder. Lui il garde. Comme ses parents, anciens antiquaires. Ils ont tout un tas de matos. Oui, eux ils "ont". C'est &lt;span style="font-style: italic;"&gt;au cas où&lt;/span&gt; et puis &lt;span style="font-style: italic;"&gt;ça sert toujours&lt;/span&gt;. Au cas où on partirait au ski avec 5 enfants, on a toutes les combinaisons de Lola depuis 1996: une taille 4 ans, une de 6, une de 8, une de 10 et une de 12. On a aussi des raquettes: de ping-pong (ère communiste et hightech), de squash (pour les sessions viriles), de tennis (pour adulte, pour enfant fille et pour enfant garçon). Des vélos aussi, beaucoup de vélos et des appareils pour faire du sport. Il y a aussi un sauna, c'est parfait quand on a pris froid ("une petite transpi c'est idéal, mais non c'est pas &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;angoissant&lt;/span&gt; d'être enfermé entre 4 planches de bois par 50°C!"). Et enfin, le trésor de ma belle-mère (Dominique), les boîtes Tupperware: à peu près 150 boîtes rangées dans le placard de gauche et 150 couvercles dans le placard de droite. Pratique.&lt;br /&gt;C'est bien d'&lt;span style="font-style: italic;"&gt;avoir&lt;/span&gt;. Je suis pour, j'applaudis. Qu'est-ce que c'est commode! On se sent bien dans cette immense maison où il y a tout! Il faut l'admettre, quand on a tout on est jamais &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;angoissé&lt;/span&gt;, hein?&lt;br /&gt;Bon, c'est vrai je n'ai jamais fait de ski, je n'aime pas le vélo, le tennis m'emmerde, je ne sais même pas écrire squash (?), je préfère me moucher un bon coup quand je suis enrhumée plutôt que de me faire une &lt;span style="font-style: italic;"&gt;session cercueil&lt;/span&gt;, mais je le concède, tout ça c'est très bien. Non, vraiment!&lt;br /&gt;Ok, Laurent veut &lt;span style="font-style: italic;"&gt;poser les valises&lt;/span&gt;. Et si je lui proposais de décrocher les casseroles qui lui trainent au cul?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;NB: Jour 2 du blog-thérapie - Échec: j'ai parlé de mes beaux-parents. Demain = ne pas tomber dans le 2ème sujet piège: Sarkozy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6422553722644958452-5646782691548616123?l=jasagana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jasagana.blogspot.com/feeds/5646782691548616123/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422553722644958452&amp;postID=5646782691548616123' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/5646782691548616123'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6422553722644958452/posts/default/5646782691548616123'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jasagana.blogspot.com/2008/03/poser-les-valises.html' title='Poser les valises'/><author><name>Jasagana</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02521799888568982416</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp1.blogger.com/__Nnchi40mCY/SDp49U70FyI/AAAAAAAAAEI/P5ymX0QZECQ/S220/75910795.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/__Nnchi40mCY/R9-SfUqWnhI/AAAAAAAAAAM/5WYkj6a_76E/s72-c/78494-14dg.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6422553722644958452.post-7256190766503181705</id><published>2008-03-17T16:52:00.002+01:00</published><updated>2008-08-22T15:40:19.835+02:00</updated><title type='text'>Direct-Uppercut-Crochet</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/__Nnchi40mCY/SFJUEJP0-xI/AAAAAAAAAFc/1aUWxmbDffI/s1600-h/boxe.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/__Nnchi40mCY/SFJUEJP0-xI/AAAAAAAAAFc/1aUWxmbDffI/s200/boxe.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5211320148999600914" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vous lisez le message 1 du blog de Jasagana. Il a été modifié pour préserver mon anynonymat et servir d'introduction.&lt;br /&gt;Il y a quelques années, sur le net, on pouvait suivre les aventures de Max au bureau. Son blog-thérapie "Le journal de Max. Manuel de démission mentale" lui permettait, comme il le disait lui-même "d'évacuer ses tensions, d'explorer ses idées, de mettre à plat son histoire". Il commentait ainsi sa démarche: "Je vous encourage vivement à tenter l'expérience, à vous y accrocher, à vous y découvrir".&lt;br /&gt;Le blog de Max a donné un livre très sympathique, petit succès planétaire, mais beaucoup moins violent que le blog, adouci, une adaptation du support en ligne qui était un véritable coup de boule. Il faut dire aussi que le principe du blog génère une adiction. L'écriture est délivrée à un rythme imposé par l'auteur, en temps réel et la lecture devient un rendez-vous galant dont on ne connaît jamais l'heure. 
